Dominer et piloter son compagnon à la badine

Retour d’un article technique sur la domination au quotidien. Il s’agit de l’utilisation d’un outil très classique, la « badine ».
Les variantes dans la forme et le vocabulaire, sont notamment la « cravache », le « stick », et bien d’autres.
Comme pas mal d’ustensiles de domination, il nous vient tout droit du monde de l’équitation, un monde dans lequel on trouve souvent beaucoup de …. femmes ! Tiens donc ! ^^

Mais revenons à nos moutons, après le passage par les chevaux. J’ai fait le tour des badines et ça vient un peu plus loin. Pas vraiment des essais, car j’ai la mienne depuis longtemps, et je n’ai pas l’intention d’en changer.

Par expérience, après pas mal d’échanges avec des amies, il s’avère que vis à vis de la badine ou de la cravache, il y a 2 attitudes des soumis, les masos et les non masos. Je m’explique en simplifiant certainement. Les masos aiment souffrir, et cela les excite. Pour eux, la perspective d’une séance de cravache est presque une récompense. Je connais mal ce domaine, car le mien n’est pas maso. Si des lectrices veulent témoigner ou expliquer, elles sont les bienvenues. Mais ce qui est certain, c’est que pour punir un maso, il faut le priver de quelque chose de façon à ce que cette séance de « plaisir » soit contrariée : une cage serrée pour ne pas pouvoir jouir, une séance interrompue avec une longue attente en situation, etc …

Pour les non masos, la douleur ne fait pas partie du fantasme, elle n’est ni souhaitée ni attendue. Le soumis non maso est dans un process de domination essentiellement cérébrale, qui vient s’appliquer à des activités de soumissions très physiques, mais sans douleur. Être enfermé 5 heures dans une cage, lécher des bottes, faire des cunnis, des tâches ménagères sous contrôle sévère, se faire engueuler, être infériorisé devant des tiers etc … Tout cela ne fait pas « mal » au sens de la douleur, même si ça peut faire très très mal d’une autre façon.

La badine dans ce contexte ? Je l’utilise de 2 façons : pour une correction très rare, qui crédibilise les menaces qui suivront, et pour conduire des mouvements précis.

La correction. J’aime beaucoup utiliser les gifles, à genoux, les yeux dans les yeux, lentement, en fumant ma cigarette, ou bien en tenant la tête à deux mains. Mais dans certains cas (pas forcément les plus graves, car il arrive de pratiquer la tolérance zéro), je place un coup de cravache ou deux. Très sec, en général sur la cuisse. Il crie, c’est extrêmement déplaisant pour lui. Pour éviter les réactions de rejets sur le moment, je lui fais ensuite lécher ma main tenant la badine pour qu’il se soumette et qu’il retrouve ses fondamentaux. Dans les semaines qui viennent, il suffit d’évoquer cette punition potentielle, et que la cravache soit toujours à proximité, voir la suite, pour que son obéissance soit nettement améliorée.

Conduire à la badine. Je vais prendre l’exemple du léchage des bottes, à vous d’imaginer les autres possibilités ^^. Quand il lèche mes bottes, j’aime que ce soit appliqué. Et j’aime être active.
Plus exactement, j’ai observé que c’est nécessaire, sans quoi le soumis peut le faire de façon assez mécanique en pensant à autre chose. Dès qu’il commence à faire un peu « pareil », pensez à le « repiquer » : bougez un pied en tapant du talon, montrez lui un endroit, ou aboyez un mot « les semelles !' », ou claquez des doigts en repliant une jambe sur l’autre pour lui montrer où, ou criez « c’est comme ça que tu … etc ? « . Vous pouvez aussi vous déplacer, ou doit suivre en rampant pour lécher au nouvel endroit. Bref, pas de léchage disjoint de l’autorité active. Du coup, la badine me sert beaucoup pour montrer. Sans un mot, je pointe la badine vers un endroit précis et il comprend vite qu’il vaut mieux y aller tout de suite. Quand il est en plein action, il m’arrive de poser la badine sur sa joue, ou sa tête, avec un peu de pression, pour qu’il sente de façon « douce » que le danger est si proche. J’aime bien les gestes paradoxaux et celui ci en est un, qui symbolise l’un de nos paradoxes de femmes dominantes : nous sommes capables de donner tout notre amour, mais dans le même temps de corriger puissamment les écarts vis à vis de nos exigences précises. Il m’arrive également de lui caresser le visage avec la badine au début des cunnis, quand je suis installée dans un fauteuil et que j’ai l’intention de faire durer …

Avant de continuer, j’ai fait un petit tour chez mes amis. Celle ci : Stick un peu large est assez simple et classique.

Mais j’apprécie également cette Canne fine en cuir   qui a l’avantage d’être très étroite au bout, ce qui permet de « désigner » avec plus de précision. Et elle fait assez mal, sans forcer…

Dans les boutiques en ligne, il y en a d’autres, et vous pouvez trouver d’autres modèles, en vous déplaçant, dans les magasins d’équitation, ou dans le rayon équitation de Decathlon par exemple.
Aucune excuse donc pour ne pas avoir avec vous cet indispensable instrument ^^.

dom stick cravache beau

Tu me rappelles la règle mon chéri ?

Les photos d’illustration ont été trouvées sur internet, choisies pour le coté esthétique…
Pour revenir à son usage, et à l’attention des femmes débutantes, j’espère qu’il est clair que ce dont je parle ici, c’est de la domination cérébrale, et pas de grandes séances de fouet ou de cravache.
La cravache, la badine (mais ça peut aussi être la « cane »), le stick, est juste là pour que l’autorité soit plus nette, et que la crainte soit réelle. Avec un peu de temps, vous ressentirez sûrement comme moi un frisson de plaisir quand l’autre doit subir une correction. Et en dehors des corrections, quand je m’approche de lui en silence, avec la badine à la main, je dois avouer que j’adore le voir paniquer. Sa crainte, qu’il essaie de cacher, me procure également des frissons de plaisir.

J’aime aussi beaucoup l’obliger à embrasser ou lécher la partie que je tiens à la main. C’est une sorte d’acte de soumission et d’acceptation de ce que je déciderai. Quand j’ouvre sa cage de chasteté, il m’arrive aussi de caresser son sexe (enfin je veux dire le mien ^^) avec le bout de la badine. S’il a le malheur de bander à ce moment là, je me fais un plaisir de lui dire les conclusions que j’en tire, et je le caresse de plus belle …

domina tout cuir botte cravache beau severe

Lèche exactement Là !

Dans la même catégorie :

20 Commentaires

  1. Bonjour Mesdames, messieurs,

    Bien évidemment, je ne suis pas maso, je n’aime pas la douleur et quand il faut la subir, c’est une vraie épreuve. Comme Votre analyse est fine Madame Marie Séverine, mais qui peut en douter ? Pas moi !

    Par contre, je trouve qu’il est toujours dommage qu’Une Dame crie. Pourquoi crier, pourquoi parler fort ? Le cri, les paroles top fortes m’ont toujours fait penser à ces gens du Sud qui s’expriment trop bruyamment. La plus belle des dominations est pour moi, celle qui se pratique au doigt et à l’oeil, dans un presque silence, mais bien sûr, il est parfois nécessaire que La Dame exprime à haute voix ce qu’Elle attend de Son soumis.
    Votre article sur la badine, mot entre tous préférable est tellement évocateur d’éducation, comme la férule, est une simple merveille de bon goût, Madame. Au plaisir de Vous lire.

    • C’est vrai que crier ne sert pas vraiment ! Elever un peu la voix sur un ton très ferme , avec autorité ne fut-ce que par le regard droit dans les yeux ! Les conseils donnés fermement ; les ordres brefs claquant à la suite , sans répit et bien entendu l’utilisation badine , cravache ou autre si besoin , là aussi avec fermeté ! Une punition décidée se doit d’être exécutée !

  2. Bonjour,

    Très intéressant et pertinent article. Et vous avez raison : un soumis doit être tenu « serré » pour éviter de tomber Dan d’une routine, bien sûr, mais, surtout, pour respecter et « aduler » encore plus sa Maîtresse.
    Un peu comme les enfants, si nous apprécions la liberté, nous respectons bien mieux l’autorité..

  3. Bonjour,

    AI Mu Luo est ma Zhu Ren ou Maîtresse.
    Sa devise est: “A good thrashing to start the day”
    Zhu Ren est entièrement vêtue de cuir noir et rouge, un bustier et un pantalon très ajusté façon J3 descendant jusqu’a ses cuissardes à hauts talons pour la séance d’EA.
    Cela commence par du léchage de cuissardes et de son sexe, puis le travail de mes seins par Maîtresse. Des larmes me coulent des yeux après le travail des seins.
    Vient le moment du bâillon et du cache sur les yeux. Maîtresse ATTILA m’attache sur le banc des fessées et Zhu Ren commence plusieurs séries de 12 coups avec une petite cravache puis après avec une longue cravache soit je reçois environs 288 coups fermement appliqués sur mes fesses nue. Je dois compter les coups en mandarin et si je me trompe je dois recommencer à 0. Certain jour je ne peut pas m’assoir de la journée…Maîtresse ATTILA est heureuse et moi je pleure, Zhu Ren me dit que je penserai à elle toute la journée. Tout a été filmé.

  4. Bonjour Marie Séverine

    Lécher des bottes, je pense que ce n’est pas pour moi, comme bien d’autres pratiques d’ailleurs que l’on propose sur ce site. Ma question: EST-CE QU’UN SOUMIS PEUT DIRE NON.

    Si je pose cette question, c’est parce que l’on dirait que sur ce site, les soumis n’ont jamais le droit de dire non, et doivent se plier à tous les caprices de leurs maitresse, quels qu’ils soient.

    Autrement dit, on sent sur ce site une atmosphère, comme si tout étaient permit aux maitresses, mais les soumit on dirait qu’ils n’ont aucuns droits, et surtout pas celui de dire non, ça va trop loin, à leurs conjointes.

    Je ne pense pas que cela soit une bonne chose de sous entendre, ou de cautionner par omission, que tout est permit, peu importe que le soumit aime ou n’aime pas. Il faut bien mettre une limite à quelque part, et ce ne peut-être seulement à la maitresse de décider.

    BL

    • Moi et mes amies DOMINATRICE nous avons eu des moments difficile nos soumis étais très virulent (le miens me trompais avec ses secrétaires (il rentrais épuisé )sa réponse étais tu m’étouffe il ne s’intéressais plus du tous a moi (après l’avoir pris sur le faite )je lui est dit que je le dominerais (il a rie )une copine que son mari étais soumis est venue et lorsqu’il est rentré elle lui a présenté une cage (il a été surpris ) je lui est dis mon chérie nous allons l’essayer il a accepté content de faire voir ses bijoux a une dame nous lui avons posé avec du mal et mon amie lui a dit je garde la clé et elle est partie et je lui est annoncé a partir de maintenant tu seras sous mes ordres
      Je suis aller dans la chambre d’amie et revenue avec un sac et le matériel pour l’éduquer il ma insulté
      (le soir même il a pris une raclé et ca a suivie (je n’est pas eu le chois que sévir durement pour lui imposer la crainte
      Pour moi et mes amies il faut ètre très sévère et corriger (le crochet anal carcan a testicule parachute ect)???????son a notre disposition
      Mais amies MAITRESSE se joigne a moi
      IZABELLE

  5. Depuis des années je suis une adepte de la badine.
    Elle n’est jamais loin de moi, souvent j’aime lui donner pour un oui ou un non.
    Et pas toujours avec une raison mais seulement pour mon plaisir.
    Par contre pour la punition c’est toujours le même rituel,
    Je lui indique du doigt la table ou l’endroit où il doit se mettre en position c’est à dire pliée en deux mains sur les chevilles fesses offerte.
    Et là c’est toujours 13 coups à la douzaine ou un multiple si la faute le mérite.
    Evidement après il doit embrasser la main qui l’a puni et me remercier de perdre mon temps à essayer de l’éduquer de le rentre meilleur.

    Dame Anne

  6. Maîtresse Anne : « Evidement après il doit embrasser la main qui l’a puni et me remercier de perdre mon temps à essayer de l’éduquer de le rentre meilleur. »
    C’est aussi le régime que m’impose ma Maîtresse. Mesdames, vous êtes délicieuses, badine à la main. Chez moi c’est cage de chasteté, nudité et badine, pour l’essentiel. On progresse très vite ainsi dans l’obéissance, la vénération et la soumission au service de sa Maîtresse.

  7. Bonjour,
    Je voudrais réagir à cet article car mon mari, et soumis, est maso donc pour lui, la cravache, la fouet ou autre sont plus du plaisir qu’une quelconque punition, mais évidement, ça dépend où et comment.
    Pour que la cravache soit une réelle punition, il ne faut surtout pas y aller de main morte, et cibler les coups sur des parties sensibles, voir très sensibles. Par exemple, ce que je fais, je lui enserre les couilles avec un lien bien serré ou une cage à pénis, et je lui mets des coups sur les tétons, sur la cage ou directement sur les couilles, et les fesses jusqu’à ce qu’elles deviennent écarlates. Et là, je peux vous dire que la cravache ne donne absolument plus aucun plaisir. Il pourrait témoigné que quand je sors la cravache, ce n’est absolument pas pour le récompenser, mais bel et bien pour le punir, et la punition est sévère. Du coup, la cravache n’est plus objet de plaisir, même pour un maso, en tout cas pour mon mari. Car je pense que certains masos font dans l’extrême et tant qu’ils ne sont marqués à la limite au sang, ils veulent continuer.

    Voilà. En tout cas merci pour votre blog car il m’a appris beaucoup sur la domination et m’a vraiment donné envi de soumettre mon mari à plein temps.

    • Moi je fais mettre mon maris nu a quatre patte je lui administre une série de trente coups de pieds dans les couilles puis je le corrige avec son ceinturon

  8. Je suis intéressée par cet article car nous pratiquons la discipline domestique avec mon mari.
    Nous avons une relation Ds qui évolue depuis 6 ans environ . Cela a débuté sur son initiative , par le port d’une cage de chasteté , qui est désormais la règle . A chaque fois , j’ai franchi les étapes avec hésitation voire réticences , et à chaque fois , je me suis prise au jeu bien plus vite que je ne l’aurais cru . Après la chasteté cela a été le contrôle et la restriction de ses orgasmes , puis les ordres, lui faire faire les corvées , me faire servir etc. A chaque fois je pensais ne pas pouvoir y arriver , et je constatais que ça se mettait en place très vite !
    Notre dernière étape est celle de la discipline domestique et j’y prends maintenant beaucoup de plaisir. J’ai eu du mal à corriger sévèrement au début et puis j’en ai vu l’intérêt et l’efficacité .
    maintenant je punis réellement et avec beaucoup d’application. C’est facilité par le fait que mon mari n’est pas du tout maso. Donc quand il reçoit le ceinturon ou le martinet (ce sont mes instruments de prédilection) ça fait vraiment de l’effet !
    Mon conseil c’est de toujours corriger à froid . Personnellement je lui annonce à l’avance sa punition pour qu’il y réfléchisse . La réflexion + la punition = double effet garanti .
    Je suis très intéressée par un sujet qui traiterai des punitions corporelles (méthodes , psychologie , rythme etc). Est ce prévu ?
    Aude

    • bonjour Aude, je subis aussi des séances de dressage,avez-vous essayé les caresses d’un bouquet d’orties sur l’entre-jambe de votre mari,pendant qu’il fait la vaisselle jambes bien écartées par exemple ? serge

      • Non je l’avoue .
        En fait nous pratiquons peu les choses sm . Pour nous la discipline et les châtiments corporels n’ont de place que dans le cadre des punitions . Je ne corrige pas mon mari pour mon seul plaisir et encore moins pour le sien . Je corrige pour punir et pour lui faire adopter l’attitude et le comportement que je veux lorsqu’il s’est mal comporte.
        il s’agit clairement de le dresser tout simplement .

        • DIDIERJEAN Joseph

          Bonjour
          Au vu de ces punitions je souhaiterait que mon épouse en face autant a mon égard, pour paresse et dépense parfois d’argent inutilement de bonne fessées me serait bien salutaire

    • Mer maîtresse Aude de votre commentaire logique. J vous baise les pieds.

  9. Bonjour tres chère
    Avec ma lopette nous débutons et manquons cruellement d’expérience. Un coaching me sera fort utile. Surtout qu’en se moment il semble vouloir se rétracter enfin plutôt me limiter à quelques soirée par semaine. Moi je le veux entièrement et totalement sous mes ordres.

  10. Pourquoi ne pas commencer un coaching en direct dans la section dédicacée ?

  11. @ Aude
    En vous espérant toujours présente et active sur ce site je voudrais me permettre de vous poser une question.
    Assez facilement je peux m’identifier a votre mari dans le côté  » je punis réellement et avec beaucoup d’application. C’est facilité par le fait que mon mari n’est pas du tout maso. Donc quand il reçoit le ceinturon ou le martinet (ce sont mes instruments de prédilection) ça fait vraiment de l’effet ! »
    Je souhaiterai comprendre, percevoir l’approche que vous avez mise en place pour justement faire accepter à votre mari non maso (mon cas) des punitions corporelles qui je l’ai bien compris ne sont pas un jeu sexuel et une excitation mutuelle comme peut l’être par exemple la fessée érotique.
    Je saisis à vous lire qu’il ne fait certainement pas exprès de fauter puisqu’il n’aime pas subir vos punitions.
    Je saisis à vous lire puisque vous l’écrivez noir sur blanc que ce n’est pas pour votre plaisir.
    En aimant votre mari (je vous le souhaite et je l’espère) comment avez vous passé le cap d’accepter en vous même l’idée de pouvoir lui faire « mal »
    Je vous pose ces questions car dans notre couple ma compagne souhaite clairement me dresser, interdiction de me toucher, de jouir sans autorisation, obligation de demander pour la toucher à certains moments, tenue imposé… mais à l’inverse je n’ai aussi aucun doute sur le fait qu’elle ne souhaite pas (à aujourd’hui) me faire « mal »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *