Erys se (vous) demande s’il faut lâcher les chevaux …

Cela faisait un moment que nous n’avions pas eu de demande de coaching… Vous vous souvenez du principe : on lit le témoignage de l’apprentie dominatrice, et on donne avis et conseils, mais à condition que ça lui soit utile pour progresser et mieux mettre son compagnon à ses ordres de façon définitive. 

Bonjour,

Cela fait maintenant trois ans et demi que mon fiancé et moi sommes ensemble, trois ans et demi qu’il m’a confessé son inclinaison pour le BDSM et m’a transmis sa passion alors que notre relation était naissante. Rapidement et malgré les premières frayeurs, j’ai su que la domination, et exclusivement la domination, allait me plaire et nous avons expérimenté beaucoup de choses depuis…

A présent nous sommes fiancés et attendons un enfant pour la fin de l’année, aussi nous avons fort à faire niveau organisation et peu de temps pour pratiquer. Evidemment, il a fallu que mon cher et tendre choisisse ce moment pour avoir des envies galopantes. Des envies suffisantes pour entrer en contact avec Marie Severine, avec mon accord bien évidemment, pour demander des conseils par rapport à quelques difficultés que nous avons pu rencontrer.

La première vient que l’ayant qualifié de « souminateur » et vexé, il s’est renseigné sur ce blog et s’est aperçu que, si j’exagérais, ce qui est vrai, il avait néanmoins quelques comportements contradictoires avec ses aspirations. Tout d’abord, parce que lorsqu’il a une période de forte excitation, comme en ce moment, il a tendance à se montrer insistant et qu’à l’inverse lorsqu’il est dans une période « creuse » il peut se montrer fuyant, voir clairement récalcitrant. Ensuite il a tendance, après avoir éjaculé, à tenter de faire cesser les choses. D’après lui, ce serait un vestige de son adolescence, ou après s’être masturbé, il se jugeait comme un monstre d’avoir des fantasmes aussi « détraqués ». Je pense qu’une fois saturé d’endorphine, le monsieur a très envie retourner à ses diverses activités. Quoiqu’il en soit, s’il ne se rebelle pas ouvertement quand la séance continue après qu’il soit venu, il se montre bien moins investi et peut faire de la résistance passive.

Par ailleurs, si la plupart du temps nos ébats se font durant des « séances », il nous est arrivé, à sa demande, de tenter de mettre en place des « périodes » de domination. Mais il a mal réagi au fait que je veuille le sodomiser par surprise, ou que, par exemple, je lui lance en plein supermarché que j’allais l’attraper en rentrant. Rétrospectivement il se sent bête d’avoir réagi ainsi, il m’a dit que sur le moment il s’était senti blessé par l’absence de mise en ambiance ou de préliminaires. Quoiqu’il en soit, cela m’a refroidi un peu, bien que je me sois amusée dans un premier temps de la situation en le traitant de « putain de princesse ».

Nous avons également réalisé des tests de cages. Le garçon étant grandement gâté par la nature, nous avions opté pour une Curve, mais cette dernière lui provoquait pas mal de douleurs, aussi nous avons fini par commander la ZZ fabriquée par Aken. Très confortable de jour, d’après ses dires, elle n’évite cependant pas les douleurs liées aux érections nocturnes, ce que je n’aime pas : je ne veux pas qu’il souffre sans raison. De plus, il doit la mettre lui-même puisque il est trop excité et à mon grand regret, les douches froides n’aident pas beaucoup. j’apprécierai de pouvoir la lui mettre moi-même et contrôler le phénomène sans avoir peur de lui faire mal en mettant l’anneau. En outre, les cages n’empêchent pas complètement de pouvoir retirer la verge, il doit y mettre tout son cœur, certes, mais cela m’insupporte et me déçoit au point où j’ai mis de coté la possibilité de l’utiliser sur plus de 24 heures. Le problème ne semble pas être la cage en question mais les cages de chasteté en général.

Enfin, je trouve que les heures qui suivent sa mise en cage, il est exécrable et comme nous n’avons jamais excédé les 36h de port, les effets positifs sur le tempérament ne se sont jamais manifestés.

Du coup, nous avons pour l’instant laissé en stand-by, la cage. Il l’a ressortie récemment pour faire des tests personnels, avec un anneau plus petit, que nous avons reçu il y a quelques temps. Il affirme que la journée il la trouve très confortable, que la nuit est supportable même si les érections nocturnes sont suffisamment fréquentes pour perturber plusieurs fois sa nuit, or je n’ai aucune envie de le priver de sommeil… la paternité s’en chargera bien assez tôt.

Je ne suis pas attirée spécialement par le port de la cage de manière « permanente », peut-être pour des périodes mais guère plus, je ne veux pas le rendre asexué. Au contraire, j’aimerai trouver des tortures et autres exercices, pour améliorer ses performances afin qu’il parvienne à mieux se retenir d’éjaculer et qu’il puisse continuer après être venu. Techniquement le « matériel » suit, comme je l’ai dit, il est bien pourvu et ses «  demi-molles » d’après orgasmes sont tout à fait exploitables… c’est le mental qui ne suit pas.

Concernant une pratique sur la durée, l’affaire n’est pas aisée. Au quotidien j’assume d’être une personne autoritaire, supportant mal les imprévus et la contrariété. Et si d’un côté j’ai très envie d’aller plus loin parce que cela m’excite énormément, j’ai aussi peur de perdre mon « garde fou » en sa personne. En effet, il est le calme du couple et quand il me rentre dedans je sais en général que c’est que je suis allé trop loin. Aussi, je suis inquiète à l’idée qu’il ne puisse plus me voler dans les plumes parce qu’il serait devenu « trop » soumis. J’aime l’homme que j’ai rencontré tel qu’il est, et si beaucoup de procédés de mise sous contrôle décris ici sont excitants à imaginer, le concept « d’éducation » me semble dangereux.

Plus généralement, j’ai peur qu’introduire la domination dans notre quotidien ne détruise ce que l’on a construit, même si je ne me refuse pas à y penser et qu’il m’arrive de le « forcer » quand il n’a pas envie d’une chose, avec un ton sans appel auquel il finit par obéir en croisant mon regard. Par exemple lorsque que je lui fait manger du dessert alors que il avait dis « Non merci »…

Et le fait qu’il semble ne pas partager cette crainte, disant qu’à chaque étape nous pourrons prendre la décision d’arrêter là ou de tout abandonner, n’est pas fait pour me rassurer. Ca me donne l’impression d’être la seule à voir le danger.

Il est possible que je sois allée trop vite avec lui, lorsque nous avons tenté la relation D/s sur des périodes, ce qui expliquerait ses rebiffades ou que lui-même, malgré ses convictions, ne soit pas prêt à supporter le poids de la domination… Peut-être auriez-vous des conseils pour nous aider en la matière ? En outre, il me dit que j’ai trop tendance, en lisant vos récits, à ne pas me rendre compte que les processus que vous décrivez durent des années et que c’est vous qui décidez jusqu’où vous allez et non une espèce d’élan dans lequel vous seriez emporté. A t-il raison ? Ne peut-on pas être amené à un point de non retour par ivresse et le regretter ensuite ?

J’avoue que j’ai peur, lorsqu’il s’agit de lui faire du mal, de trop lâcher les chevaux et d’aller trop loin, cela réveille en moi une violence qui m’inquiète, ressentez-vous cela également ?

Enfin, je me demande si cela n’est pas trop chronophage… Je n’ai pas envie que cela devienne un trop gros poids organisationnel, il y a déjà tellement de choses à gérer au quotidien !

Merci de m’avoir lu et pour vos futurs conseils.

Erys

31 Commentaires

  1. Marie Séverine

    Bonjour Erys.
    Je peux répondre dans l’immédiat à l’avant dernière question : la libération en soi d’une certaine forme de violence. Je l’ai ressenti, et j’ai des amies qui l’ont aussi ressenti, on en a quelquefois parlé.
    Dans notre éducation de petite fille et ensuite de femme, on nous apprend à toujours être gentilles, polies, serviables… Dis bonjour Monsieur, dis merci Monsieur …
    Du coup, dès qu’on se retrouve dans une situation de reprendre un peu de pouvoir, on doit faire un effort pour accepter de contrarier notre éducation, et on est l’objet de sensations contradictoires.
    La violence et quelquefois un peu de sadisme s’invitent à la table du nouveau couple.
    Pour ma part, je les ai laissé se développer en les contenant. Une femme qui domine doit pouvoir se faire craindre. Et quel plaisir (un peu sadique, oui …) de pouvoir refuser quelque chose de façon injuste quand l’autre est coincé … C’est très utile pour graver le fait que c’est vous qui décidez !
    Donc si ce que vous ressentez est une forme naissante de violence d’ordre psychologique, rien d’anormal, il faut se laisser aller sans se laisser déborder. Si cela vous procure des frissons de plaisir, tant mieux pour vous ….

    • Merci pour votre réponse Marie-Séverine, je comprends ce que vous voulez dire sur le patriarcat et ses manifestations au travers des différentes éducations reçues (subies ??).
      Néanmoins, étant née dans une famille relativement moderne avec les femmes « qui portent la culotte » et un père qui m’a sans cesse rabâché « les hommes, tous des salauds, moi le premier », je n’ai pas été élevée dans le droit d’ainesse, le respect des plus vieux ou encore une quelconque oligarchie masculine mais plutôt dans le respect mutuel et le libre échange entre ses membres. La prise de pouvoir va donc plutôt à l’encontre de mon éducation égalitaire…
      Cependant, un événement traumatique survenu au cours de mon adolescence m’a poussée, pendant une bonne décennie, à devenir intolérante et extrêmement acerbe et virulente envers la gente masculine. Je n’hésitais d’ailleurs pas à les insulter de « pervers misogyne à tendance névrotique »… Les années passant, la maturité et le pansage de blessures faisant, je suis parvenue à passer outre mes démons. Or, avec mon fiancé, lors de nos « séances », il peut m’arriver de dissocier mon partenaire de la représentation masculine que j’en ai et d’avoir une violence ancienne et profondément ancrée en moi qui tente de « se venger » de ce passé. Heureusement, jusqu’à présent, je ne suis pas arrivée au point de rupture qui me ferait faire un amalgame entre mon fiancé et ce démon du passé, mais je crains qu’un jour, prise de frénésie, je ne me venge sur lui qui, pour le coup, est loin de ressembler aux temps anciens.

  2. Franchement bravo car vous aimez tout les deux celà puis tu aimes énormément ton fiancé et je pense que vous devriez aller à votre rythme car si tu aimes le caractère de monsieur le change pas juste soit plus autoritaire avec douceur et surtout préviens le des choses il accepterais mieux je pense. Vous êtes mignon !

  3. Bonjour,

    Je me prénomme Dionysos et suis le fiancé d’Erys. Je tenais à vous remercier Madame Marie Séverine pour nous avoir consacré une page et pour cette mise en ligne extrêmement rapide.

    Respectueusement.

  4. Maitresse Marie Christina

    Bonjour Erys,
    je soumets depuis exactement 30 ans mon mari et oui avant l’existence d’internet …
    j’aurai bien aimé trouver à l’époque un blog aussi merveilleux que celui de Marie Séverine pour me conseiller !
    Je partage l’avis de Marie Severine votre mari est un souminateur.
    Il a ce comportement surement parce qu’il a du mal à accepter ses fantasmes.
    Vous devez le rassurer … sa soumission à sa reine est la plus belle des choses.
    Un fiancé, un mari aimant se doit etre soumis à sa bien-aimée.
    Vous devez lui marteler !
    Les détraqués ne sont pas les soumis mais les males avec des égo démesurés qui se comportent mal avec les femmes.
    J’ai exercé mon emprise sur 4 axes …
    1- Asservissement total, il est devenu rapidement ma fée du logis, le ménage, le linge, les courses, la cuisine (pas besoin d’etre chef pour préparer une alimentation saine et végétarienne)
    2- Controle total de ses érections et jouissances sans forcément utilisé une cage de chasteté
    3- Une dévotion totale à mon plaisir … je n’ai pas encore usé sa langue …
    4- Appartenance par la sodomie … je croyais etre la seule obsédée par la sodomie ! quand j’ai découvert le gode ceinture type revolver, je ne vous dis pas …
    Je n’ai jamais trouvé notre relation chronophage … étant libéré des taches ménagères !
    Si toutes les femmes étaient dominatrices, le monde serait meilleur … et les psy et sexologue seraient tous au chomage !

    • Bonjour maîtresse Marie Christina, beau texte,dans lequel je me retrouve totalement,vous et votre mari partagez la même passion.pour ma part,je suis spontanément,et unilatéralement,en phase de soumission : courses,menage,repassage,entretien des chaussures de ma déesse….il faut s oublier,ne plus penser à soi….. bonne continuation,respectueusement,touran

      • Maitresse Marie Christina

        Bonjour Touran,
        Merci pour ton gentil commentaire.
        Je suis sûre que tu réussira à servir au mieux ta déesse en devenant notamment une vrai fée du logis.
        Mon mari s’oublie totalement avec pour seul soucis de me servir, de m’adorer …
        Bonne continuation à toi.
        Maitresse Marie Christina

    • Bonjour Marie Christina

      Je me reconnaîs dans vos pratiques.
      Je suis d’accord avec vous. C’est en forgeant que l’on devient forgeron. A force de pratique, Erys, vous deviendrez sa maîtresse, vous le soumettrez totalement. Laissez vous aller à vos désirs, votre plaisir. Soyez imaginative et au fur et à mesure, vous le deviendrez encore plus.

      Nous avons également débutés avant la création de ce site, qui est merveilleux pour les jeunes maîtresses.

      Laissez vous aller, nous avons toutes connu cela. Nous avons tatonné, mais maintenant l’étau s’est resserré. Au début, avec mon mari soumis, j’étais maladroite, je me demandais si je faisais bien. Et dès que j’ai compris qu’il était là pour me satisfaire, je me suis lâchée. Le cuir et la cage de chasteté ont été la première pierre à l’édifice, et depuis je ne cesse de progresser.

      Maîtresse Véronique

  5. Superbe texte. Fort bien écrit et construit. Il résume parfaitement le cas de la domination d’un homme qui n’est pas une carpette, doté d’un beau sexe dont vous ne refusez pas le plaisir qu’il vous offre.
    Le blues après éjaculation est un grand classique. Vous écrivez  » il a tendance, après avoir éjaculé, à tenter de faire cesser les choses ».
    Combien de fois dans mes plus jeunes années j’ai ressenti comme un sentiment de honte après avoir ejaculé après une séance de fouet, une sodomie, ou de simples caresses sur mes mamelons?
    Combien de fois ai-je jeté cage, martinet, menottes et gode, en aspirant à une vie sexuelle « normale »?
    Souvent. Très souvent.
    Combien de fois ai-je regretté d’avoir jeté le matos et tout racheté car quelques jours après l’envie brûlante de recommencer me taraudait? Souvent. Toujours.
    Donc votre mari est normal.
    Ne le laissez pas jouir trop vite lors de vos ébats. Qu’il profite au mieux des plaisirs que vous lui offrez. En fait ne le laissez pas jouir du tout. Il évitera le fameux coup de blues d’après érection.
    Ceci dit je reste persuadé que le port de la cage est plutôt réservé aux hommes dans la cinquantaine. Plus jeunes ils ont de multiples érections dans la journée et surtout au petit matin.
    Avec l’âge c’est moins fréquent bien que le port de la cage soit tout autant excitant.
    J’admire votre analyse de la situation dans votre couple. Vous êtes déterminée. Le mari suivra vaille que vaille et finira par ne plus pouvoir se passer de votre domination.
    Allez-y mollo. Il faut du temps pour que chacun trouve ses marques. Des années. Et gardez de l’énergie pour le bébé qui va arriver. Vous avez de la chance.

  6. Bonjour Erys,

    Je ne pourrais malheureusement pas t’aider car je suis une jeune dominatrice en herbe …
    Mais j’aurais juste une petite question … Tu dis que ton fiancé est gâté par la nature et dispose d’une Curve, et mon copain voudrait la même ! Mais la dernière fois que j’ai mesuré son sexe au repos je suis tombé sur 8cm ce qui ne me paraît pas vraiment adapté …^^
    Pourrait on avoir les mensurations de ton fiancé pour que je puisse prouver à mon copain que cette cage n’est pas pour lui ?
    Je pense que ca pourrait même l’humilier un peu au passage …(rire de sadique)

    Mille merci et bonne domination dans votre couple je suis sur que vous êtes faits pour ça !:)

    • Bonjour Emilie,
      Mon fiancé est à au moins 10cm avec au moins 3 de diamètre au repos (20cm et 5 de diamètre en érection)… Et encore… une fois passé 12 heures encagé, la CURVE devenait trop lâche, l’anneau trop grand et donc, elle finissait par lui faire un mal de chien (bah oui, la nature fait que les hommes ont des érections tout au long de la journée… et ses érections n’étaient pas maitrisées dès l’arrière des testicules).
      Si tu veux être sadique, laisse le acheter la CURVE et force le à la garder plus de 24 heures, bizarrement, il sera obligé de se rendre à l’évidence: tu as raison!
      Je plébiscite les cages sur mesure et à petit anneau (et pour l’enfiler, rien de tel qu’un ancien bas de collants coupés aux extrémités).
      Voilà, j’espère t’avoir répondu 🙂

    • À Émilie : 8 cms? Moi c est plutôt 5…..et j aime bien,de plus elle est bien flasque, que sera ce en cage…. respectueusement

  7. Whaou ça fait plaisir de lire un témoignage qui remet l’amour au milieu du village.
    Nous nous retrouvons énormément dans votre récit et ne pouvons que vous encouragez à continuer de dialoguer comme vous le faites d’égal à égal dans le droit de s’exprimer même si chacun de vous est conscient (ou doit être conscient) que la relation n’est plus totalement égale !! schizophrène mais gérable croyez nous 🙂
    En plaisantant, mais j’ai coutume de penser qu’il y a toujours un fond de vérité dans tout, il me dit qu’il ne faudrait jamais qu’un soumis « accepte » une nouvelle pratique, un renforcement….en période de frustration mais plutôt attendre d’avoir bien joui pour en reparler à tête (et pas que la tête 🙂 reposé.
    Disons que sans qu’il soit question d’être sur le fil du rasoir il faut savoir trouver cette subtile alchimie ou je sais qu’il continue de me dire le fond de sa pensée, d’être celui que j’aime tout en gardant les rênes. Schizophrénique mais on se soigne 🙂
    Sur la chasteté ce n’est pas encore à l’ordre du jour, enfin si bien entendu mais sans artifice et si un jour nous jouons avec la cage ce sera bien nous jouons avec la cage, pas le moins du monde envie de rentrer dans certaines extrémités décrites ici.
    Pour finir sur un ton malicieux on ne sait pas si le monde serait meilleur avec des femmes au pouvoir vu que ce serait un saut dans l’inconnu et dans un monde idéal on ne voudrait plutôt personne au pouvoir 🙂

    • Merci beaucoup pour votre commentaire.
      Je suis d’accord avec vous, la schizophrénie n’est jamais loin quand on domine une personne qu’on aime, qu’on respecte et dont on ne veut en aucun cas changer le caractère. Justement, cette fine subtilité, cette juste domination, c’est celle dont j’essaye de définir les bords et limites à ne pas franchir.
      Il est évident également pour moi que, lors d’une période de frustration, imposer, voire ne serait-ce que juste suggérer, une nouvelle pratique me semble non appropriée à l’acceptation consentie, et réfléchie, de celle-ci par le soumis. Cela me donnerait l’impression d’avoir été comme déloyale et malhonnête envers lui. En revanche, insinuer subtilement de nouvelles pratiques via la douceur, la communication et le consentement éclairé, ça oui!

      Je ne suis pas convaincue que « les femmes au pouvoir » serait une bonne chose lol, on sait combien d’entre nous peuvent être injustes, tyranniques et despotiques… J’aurais peur de me retrouver dans un état totalitaire et gynarchique dans lequel, même certaine femme subiraient le courroux d’autres. Le féminisme ne découle-t-il pas justement d’une société patriarcale, alors imaginez avec la gynarchie au pouvoir… Qu’est-ce qui pourrait en émerger?… 😉

  8. Bonjour Madame,

    Votre envie de ne pas renoncer à la virilité de votre homme est tout à fait normal. Vous me rappellez beaucoup ma femme, qui est aussi ma maîtresse.

    À mon avis la domination 24/7/36 5 n’est pas pour tous, mais vous pouvez établir des périodes de domination complète dans les quelles il faut qu’il soit toujours à votre service et en chasteté. Vous établissez quand ces périodes débutent et quand ils terminent. Pour ce qui concerne la cage, je comprend que vous avez déjà dépensé de l’argent pour une cage sur misure mais peut-être que c’est pas le modèle parfait pour lui ou qu’il a encore besoin de s’habituer. Pendant la nuit, en fait, j’utilise de la garniture ouate pour atténuer la douleur des érections et j’arrive à dormir presque toutes les nuits sans grosses soucis. C’est aussi important que pendant les périodes de soumission vous soyez très sévère et que vous appliquez discipline et punitions pour chaque erreur ou manque de respect. Si vous avez envie de le libérer et faire l’amour avec lui, c’est votre droit de femme et la D/s n’empêche de profiter de ça, mais c’est très important que vous vous imposez pour le faire retourner en cage et que vous supervisionez l’opération pour évitez qu’il s’en profite en perdant l’esprit d’esclave

    • Merci pour ta réponse, j’ai saisi l’idée mais j’ai eu mal à mon orthographe (un des jolis noms dont mon fiancé m’affuble de temps à autre: « grammar nazi », tu viens d’en faire les frais, j’étais à deux doigts de corriger tout ton texte et de ne mettre que la correction en commentaire de ton post).

  9. En fin, à chaque fois il ne montre plus aucune envie de être dominé, je suis sur que vous pouvez exploiter une de ses faiblesse pour le remettre à sa place. Par exemple j’ai dez tetons très sensibles et si elle me les touche, c’est très facile de me manipuler et de me faire exécuter n’importe quelle ordre

  10. Pour lire

  11. Comme c est juste,maitresse Marie Christina, un homme encagé devient doux et attentif a combler sa déesse,je vous suis totalement

  12. Je ne suis pas certaine que cette période de grossesse soit très propice à aller plus avant avec votre « souminateur » de mari.

    Il ne cherche qu’à assouvir ses fantasmes de soumission sans y être totalement résolu en dehors de quelques séances, vous les nommez vous-même ainsi d’ailleurs.

    Profitez donc d’un week end entier ou de quelques jours de congés pour lui imposer votre propre vision des choses, vous verrez bien s’il est ouvert à poursuivre cela dans le temps …..

  13. Bonjour Erys,

    Le principal propos de votre courrier est le doute et la peur.

    Je me trompe peut-être mais en lisant entre les lignes, il semble qu’en introduisant les jeux de domination dans votre couple, votre fiancée vous imaginait plutôt soumise mais que de fil en aiguille, les rôles se sont inversés. Ainsi vous doutez de votre légitimité. Aimez-vous vraiment cette situation ou est-ce juste une échappatoire ?

    Si vous aimez sincèrement dominer la situation, et il semble que c’est le cas, alors lâchez-vous. Par contre, si ce doute persiste et que la situation vous pèse, alors il vaut mieux s’arrêter.

    La deuxième source de doute que je lis dans votre texte est le caractère souminateur de votre fiancé. Vous avez peut-être l’impression d’avoir été manipulée.

    Qu’importe ! Maintenant vous êtes au commandes. Cela n’arrivera plus.

    Votre troisième peur, c’est que vous n’êtes pas sûre de votre fiancé. Peut-être a-t-il fantasmé sur le fait d’être dominé mais que la réalité ne lui convient pas.

    En fait, c’est peu probable, mais il y a moyen, de vérifier cela. je vous propose d’utiliser une méthode inspirée du Bdsm. Donner lui un mot de sauvegarde qu’il pourra utiliser s’il considère que vous dépassez les bornes. Mais attention, prévenez le bien. S’il abuse de cette sauvegarde, s’il s’en sert à trois occasions, cela veut dire que l’un de vous deux au moins n’est pas sincère dans sa démarche et le mieux sera alors d’arrêter. Logiquement, cette sauvegarde ne sera jamais utilisé et en conséquence vous serez rassurée.

    Vous avez surtout peur de votre colère et d’aller trop loin. le mot de sauvegarde est là pour cela. C’est une épée de Damoclès qui va vous servir de garde-fou au début. Après un certain temps, vous n’en aurez plus besoin, votre fiancé saura éviter de vous provoquer inutilement.

    Pour terminer, il y a le problème de la cage de chasteté. Les premières fois, en effet, cela sera difficile de lui enfiler à cause de son érection. Insistez. Le port de la cage sera d’autant plus efficace que c’est vous qui avez rangé l’oiseau dans sa boite.

    De plus, il est normal que les deux-trois premiers jours soient pénibles. Ce sont pour lui les plus difficiles. Dans la mesure où la cage est confortable, il ne faut surtout pas le libérer tout de suite.
    le corps va s’habituer et les effets bénéfiques de la cage ne se font sentir qu’au bout d’une semaine environ. S’il rechigne, ajoutez une semaine.

    Bonne route

  14. Bonjour Erys
    Tout d’abord merci de votre réponse et je dois dire que la tonalité de cette dernière me laisse à penser que nous avons une approche très similaire.
    Nous ne voulons pas changer le caractère de la personne même si j’aime et je profite de mon état de Maitresse pour obtenir ce qui me fait plaisir 🙂
    Tout comme vous visiblement nous avons des périodes avec et des moments sans.
    Nous envisageons des actes de soumission pourtant « fort » puisqu’il va bientôt avoir un Maitre et que je prendrai tôt ou tard un amant pour me satisfaire sexuellement.
    Et pour en parler régulièrement tous les deux d’égal à égal dans ces moments c’est la force de notre amour, le fait que nous ne nous sentions pas en danger qui nous permettent d’envisager ce genre de pratique ou certains pourraient voir ou croire que nous faisons rentrer le loup dans la bergerie.
    Rien n’est moins vrai.
    Sur votre petite note en fin de texte, clairement je ne voudrais pas d’un monde gynarchique, ce serait comme sauter de Charybe en Scylla.

  15. Bonsoir Erys et merci pour ce témoignage 🙂
    Tenez nous au courant de l’évolution de votre relation et dès décisions que vous souhaitez prendre .
    À mes yeux il est très important de ne pas dépasser les lignes rouge et de ne pas brûler les étapes .
    Pour ma part , j’ai été victime de la précipitation . Mon ex femme m’avait initier au fétichisme quelques mois après notre mariage .
    Et très rapidement j’ai pris goût , moi qui imaginer jamais accepter de masser ou embrasser des pieds(même celle de ma chérie).
    Petit à petit j’ai été initier à la soumission (soft ). Je trouvais ça cool, j’adorerais voir de la satisfaction dans les yeux de ma femme.
    Tout à basculer en 2017, je sentais qu.elle n’avait plus de tendresse pour moi.
    Elle voulait brûler les étapes ,en quelques moi, elle voulait m’imposer d’avaler mon sperme, de me mettre un percing à la langue, de me tatouer un symbole de ma soumission à elle , elle voulait plus que je partage le lit avec elle, elle m’annoncer même l’arrivée d’un mec dans la maison pour me remplacer au lit …. je vous avoue que toute ses décisions m’ont bouleverser , surtout que rien n’était négociable avec elle . Nous avons fini par se séparer un février de cette année 🙁
    Malgré cela je pense beaucoup à elle , et j’ai comme l’impression de l’aimais encore plus qu’avant .
    Bref tout ça pour vous dire d’être vigilante au max
    Au plaisir de vous lire
    Tout

  16. Bonjour Stéphane
    Couple au clavier, nous sommes bien désolé pour vous et votre récit résume parfaitement la différence entre fantasme, réalité avec en corollaire la confiance, l’amour et le respect.
    Vous avez mis le doigt sur un mot ultra important, la tendresse.
    Il en faut des réserves inépuisables pour justement « rassurer » le soumis sur le fait que malgré qu’il s’enfonce dans la soumission, qu’il finira par avoir un Maitre et moi un amant (c’est une recherche en cours) il reste celui avec qui il y a justement tendresse, câlins, amour, baiser etc etc.
    D’ailleurs cette histoire de s’embrasser est marrante car ma lopette fait finalement comme les prostituées, elle n’embrasse pas 🙂
    De notre point de vue et c’est autant l’avis de madame que de monsieur votre sensation de manque est tout à fait normale car vous aviez découvert ce qu’il vous faut mais cela est loin de signifier qu’elle est la personne qu’il vous fallait.
    Pour le dire autrement elle est un mirage de ce que vous recherchez car d’après votre récit il est évident qu’elle ne partage pas votre approche et/ou votre recherche.
    Il n’y a pas de qui a tort et qui a raison juste d’une approche divergente qui a été mise en lumière à un moment X
    Donc nous vous déconseillerions de s’accrocher à ce mirage en tenant de la reconquérir mais bien au contraire de reprendre votre bâton de pèlerin 🙂

  17. Merci renaud2273.
    La partie théorique des choses est souvent plus simple que la pratique . Nous avons gardé contact (puisqu’on a un petit en commun) et j’ai l’impression qu’elle me tient par un laisse virtuel . Elle est devenu ma drogue . Je suis perdu 🙁

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