La situation de Bernard

Bonjour,

Bernard nous a alerté sur sa situation, avec sa femme devenue lesbienne, et il a en quelque sorte « surgi » dans un post sur le sujet (La tentation d’Anne) .

Pour que ce soit plus « visible » et que les lectrices et lecteurs puissent être plus nombreux à donner leur avis, j’ai repris les commentaires déjà émis juste après. A vous de continuer.

79 Commentaires

  1. ATTENTION ! Et bonjour.
    Je me permet d’intervenir ici pour temoigner parce que j’ai l’impression que eprsonne ne sait que de vivre avec deux lesbiennes ce n’est pas toujours le paradis qu’on imagine.
    Je le fais sur cet article, car je suis tombé dessus un peu par hasard. Je ne sais pas si c’est l’endroit on verra bien, de toute facon je veux raconter mon histoire.
    Je me nomme bernard, et je vis avec ma femme carole depuis 10 ans. Elle a 38 ans, et moi 47. Nous avons vecu une histoire d’amour immense, meme si carole a toujours été autoritaire avec moi. Ca ne m’a pas dérangé. Comme un autre truc qui ne m’a pas dérangé, son attirance pour les femmes. Je dois meme avouer que souvent, ça m’a excité. Alors quand ma femme m’a avoué qu’elle sortait avec une femme, à l’exterieur, ça ne m’a pas inquiété, et quand elle partait le soir, je me masturbais beaucoup.
    Quand un jour elle m’a indiqué (pas demandé…) qu’elle viendrait dormir à la maison, je suis parti sur le canapé et je me suis masturbé encore plus. Bea est tres belle, magnifique poitrine, sensuelle.
    Ce que je n’ai pas compris, tellement excité, c’est que la situation etait déjà très grave pour moi. En fait, que ta femme ait une amante est bien plus dangereux qu’elle ait un amant. C’est ce que je veux dire ici pour prévenir ! Après 1 mois, mes vetements ont été expulsés des placards de la chambre, pour se retrouver sur des étagères, dans un appenti derrière la cuisine, avec un lit pliant !
    Encore un mois plus tard, et je n’ai plus le droit de circuler dans la maison sauf cuisne, entrée, mon appenti, couloirs. Tout ce qui est chambre, sejour, salle de bain, dressing, c’est sur autorisation, ou quand ces dames veulent que j’amène quelque chose.
    Je suis chomeur longue durée, sans aucun patrimoine. Ma femme carole a une très bonne situation dans la mode. Je suis donc completement tributaire d’elle. Enfin maintenant, d’elle, de béa qui ne se gêne pas pour me commander, et de leurs autres amantes ! Parce qu’elles ont des amies de passage. Notamment michèle, une grande costaude adepte du sadomaso qui passe son temps à me corriger quand je n’ai pas obéi assez vite à carole et béa, et essaye de les convaincre qu’elles devraient me dominer et me dresser. A chaque fois, ma femme dit que non, quand même ! Mais elle eclate de rire en meme temps. Quand à béa, elle ajoute qu’il faudrait s’en occuper.
    Je suis franchement reconnaissant à ma femme carole de me « garder », même dans ces conditions, mais franchement, je voudrais vous mettre en garde car je n’ai rien vu venir.
    Bea est beaucoup plus garce. Elle m’accuse de me tripoter sans cesse, me traite de quetard, et me montre régulièrement une paire de menottes sorties de je ne sais ou en me disant que ca m’aiderait à me soigner. Elle me les montre avec un sourire cruel, j’en suis bouleversé à chaque fois, elle le sait, et sait surement que je dois vite me soulager tant ça me bouleverse.
    Bref je ne vais pas vous raconter ma vie, mais je voulais vous mettre en garde.

    • Marie Séverine

      Bernard, je viens de voir (et de valider) ton message. Je suis très partagée. Est ce que tu es victime d’un abus de faiblesse du fait de ta situation ? Est ce que tu veux plus ou moins secrètement être dominé ? Par endroits tu sembles y trouver ton compte. Si tu es maltraité contre ton gré, il faut aller à la gendarmerie. Si c’est un jeu plus compliqué ou ambigu, il faut nous le préciser. Mais dis nous un peu plus sur le fait que tu acceptes, un peu, plus ou moins, ou pas du tout.
      Tu peux aussi me donner les coordonnées de ta femme Carole, qui semble modérée et tenir à toi. Entre femmes on sait se parler et se comprendre. J’attends des nouvelles Bernard.

      • Marie severine bonjour et merci. Je vais essayer de répondre.
        J’ai toujours eu des phantasmes de soumission, mais j’ai toujours lutté contre. Toutes ces années, carole etait autoritaire et je mettais régulièrement le hola pour la calmer dans sa volonté de dominer.
        J’ai lu pas mal d’articles de votre blog. Peut etre que si j’avais cédé, je serais un mari soumis et qu’il n’y aurait pas eu de béa et les autres. Nous serions peut etre heureux comme ça.
        Maintenant, j’ai toujours ces fantasmes, et je ne peux pas leur laisser libre cours, sinon je vais vite etre l’esclave de service.
        Aller à la gendarmerie ? En dehors du fait que ça ferait rigoler tout le village, je n’en ai pas du tout envie. Plutot dans ce cas partir et tout recommencer en m’appuyant sur une association. J’ai encore de la liberté quand même ! A commencer par internet !
        Donc pour répondre à votre question, je suis dans le plus ou moins. Je voudrais ne pas être trop dominé, mais cette idée me fascine aussi. Et puis Bea me rend fou. Elle sourit quand elle me croise, elle sait que je suis raide dingue de son charme, de sa poitrine, et je vois dans son regard qu’elle a deviné mon penchant pour la soumission. Dans son regard, et quand elle agite les menottes, il y a une sorte de message « je sais, j’ai deviné, et un beau jour, on te prendra ».
        Prendre contact avec carole, pourquoi pas. En effet, c’est la plus protectrice pour moi. Je vais reflechir, mais merci pour la proposition.
        laurent, j’ai bien vu ton alerte, et merci. mais tu sais, je suis déjà dedans, je ne pense pas que tu puisse vraiment bien imaginer ma situation. Dans quelle situation es tu de ton coté ? Es tu dominé ?
        En tous cas merci des réactions !

        • Marie Séverine

          Bernard, je te laisse réfléchir et te faire ton idée avec les avis des autres. Pour le moment, pour que justement d’autres puissent donner un avis, je recopie les échanges dans un post à part, qui sera plus visible.
          (les dates heures originales sont dans l’article original)

    • Bernard, parler ici oui..
      Mais MISE EN GARDE, ne donner surtout pas les coordonnées de votre femme à Marie-Séverine…
      Son seul but sera de vous faire transformer en soumis, en chien de votre femme…. sous prétexte (apparemment compassionnel) de vous aider…
      Cordialement
      Laurent

      • Marie Séverine

        Ce qui est compassionnel, laurent, c’est de valider tes commentaires. Je ne devrais pas ^^
        Si tu savais, laurent, combien m’ont donné les coordonnées de leur femme !
        Maintenant, la situation de bernard est sérieuse. Et pour ce qui est de ce qui est à faire, on échange, mais c’est lui qui décidera. Et s’il y a danger, je serai la première à mettre en garde.

        • je suis un soumis bisex 1.76m 70kg j’aime être Dominé et devenir un petit chien a une Maîtresse ou plus j’aime être féminisé .
          Bernard says tu a de la chance d ‘avoir une femme comme tu a actuelle
          Marie Séverine says tout mes respect Madame Séverine j’aime vos récit

      • Laurent,

        Aurais tu donné les coordonnées de ta femme à Marie Séverine ?

        Raconte nous comment ça s’est passé et ce qui est arrivé. D’autres ont donné l’adresse mail de leur épouse et aucun ne semble se plaindre ni en parler … sauf un à qui on a interdit de s’exprimer sans le consentement express de son épouse Fanny

        Je vois Marie Séverine comme un coach pour les femmes qui ne savent pas par où commencer dans la domination, ou qui n’ont pas la fibre dominatrice. Pour Marie Séverine la domination n’est pas un art mais une science qui comme toute science s’apprend et s’applique.

        Le fait que tu nous mettes en garde est finalement sa plus belle publicité et un testimonial de la mise en pratique de sa science. Toi même ne croyais pas en cette possibilité que ta femme te domine et pourtant il semble que tu lui obéisses maintenant ?

        Bonne continuation

        jc

        • Bonsoir JC

          Madame Marie-Séverine, je réponds simplement à JC

          1/JC, vous ne me tutoyez pas sans me connaitre merci. « On n’a pas gardé les cochons ensemble ».

          2/Le jour ou ma compagne me soumet rien qu’une minute, « les poules auront des dents »,je suis du genre homme dominant branché BDSM et ma compagne est ma soumise dans le jeu

          Cordialement
          Laurent

        • Seul coq au milieu de sa basse-court, attendant que sa poule ait des dents, laurent se pose en dernier rempart contre la domination féminine dont ses congénères pourraient être victime. Ce dernier rempart que tant voudrait forcer, tant que laurent le renforcer.

          Antagoniste dans sa démarche, conseillé retors parmi les autres, regardant seul autour de lui à l’affût d’un poussin égaré qu’il mangera ou protégera … ou d’un simple plaisir voyeuriste. Allons savoir ?

          Se questionnant toujours sur qui de l’œuf ou du coq est à l’origine de notre monde, il fait simplement l’amalgame du faible et du soumis, se positionnant spécieusement en fort et dominant.

          Cordialement,
          jc

          • JC bonsoir

            (Madame Marie-Séverine, je ne réponds qu’a JC)

            Je ne suis rempart de rien du tout, je mets simplement en garde Bernard sur ce que veut dire se soumettre ici via ce blog (en l’occurrence sans pouvoir revenir en arrière… ) ce blog représentant « le tout petit monde » des maris soumis, alors qu’il existe à coté un monde beaucoup plus grand (des milliers de personnes en france) celui du BDSM et de ses règles (et pour cause qu’il est bcp plus grand car notamment on peut revenir en arrière si qq chose ne vous plait finalement pas ou plus), un monde BDSM où il est possible de vivre la soumission si on le désire vraiment, un monde qui a explosé ces dernières années car çà plait à beaucoup et en particulier aux femmes mariées ou en couple coté soumises (regarder JC le succès mondial de 50 nuances de Grey…)
            Alors si je regarde le monde, je suis loin d’être seul comme vous apparemment dans votre « tout petit monde », mais je vois des milliers d’hommes que ne pensent pas comme vous (et rien que dans les dominants BDSM….) alors je vous dis pas dans les hommes « en relation vanille » en france, ce seraient des millions… .

            Alors^^, ce n’est pas un rempart qui sépare le monde d’aujourd’hui de vos idées JC, c’est un océan…

            Cordialement
            Laurent

          • Marie Séverine

            Bonjour,
            Si on pouvait rester sur la problématique de Bernard, ce serait sympa.
            Laurent, merci de ne pas répéter 100 fois la même chose, sinon je coupe, et si tu es dominant et que notre monde te révulse, je ne sais pas pourquoi tu es sur notre blog jour et nuit ?
            MsDiane, merci pour vos interventions.
            Je vais répondre à Bernard dans un autre commentaire.

  2. Jolie histoire. Il a beaucoup d’imagination ce Bernard…

    • Marie Séverine

      Ça, c’est toujours possible !
      Jean, tu ne peux pas imaginer le nombre de fakes que nous recevons. Il faudrait faire un onglet des plus nuls ou au contraire des plus aboutis. Une sorte de bêtisier ^^
      Mais du coup nous avons acquis une certaine expérience pour les déceler. Et s’il y a une conversation téléphonique avec Madame, ça devient compliqué.
      Alors on verra. C’est toujours possible bien sur.

      • Mais l’histoire est belle et bien écrite. Alors… Tout le monde il est content. En particulier ceux qui salivent sur les relations lesbiennes. Y en a plein le net…

  3. Sandrine (bernard)

    personnellement , mais c’est un simple avis, l’état de soumission / domination entre deux personnes doit être un choix totalement voulu et accepté par les deux. s’il n’y a pas d’échange, de plaisir à cette situation ce n’est pas acceptable. on ne doit en aucun cas l’imposer si l’autre n’est pas d’accord. quand je suis aux bottes de ma Maitresse, qu’elle m’humilie, qu’elle me punisse, tout ce qu’elle me fait ou fait faire et que j’accepte avec le plus grand bonheur, c’est parce que je le désire au plus profond de moi et qu’elle le sait , que nous en avons discuté en toute franchise. Elle connait mes préférences, mes limites. quand elle a envie de me faire aller plus loin ou innover , il y a toujours une petite discussion préalable, parfois une simple phrase lui suffit pour savoir si je suis prêt(e) ou pas à aller plus loin. personnellement , être dominé par une femme est pour moi, la situation ou je me sens moi-même, ou je suis totalement heureux, alors si on te l’impose contre ta volonté tu dois réagir. maintenant si tu es tenté par la soumission, discutes en avec elles et peut-être y a t-il un compromise à trouver ou chacun en tirera du plaisir….amicalement..

  4. Maintenant Bernard (le Monsieur dont la femme vit une passion avec Bea) s’appelle Sandrine ?
    Je n’arrive plus à suivre.

  5. Oui franchement on y croit pas du tout en cette histoire …ah fantasme quand tu nous tiens!!! Bon c’est vrai c’est bien écrit …sourires

  6. Bonsoir.
    Ces dames sont de sortie. J’ai à faire, mais j’ai aussi plus de liberté !
    J’ai lu les commentaires je ne voulais pas creer des problemes entre les habitués.
    je ne suis pas non plus venu pour faire fantasmer. je dirais meme au contraire.
    j’avais vu que l’idee des lesbiennes faisait rever mais la realite est assez differente du fantasme. Ce spir par exemple elles sont parties en laissant tout en vrac, et c’est devenu normal que je range tout. c’est pas vraiment dit, ni un ordre, c’est juste devenu comme ça. Et si je ne le fais pas, la tension monte, les remarques etc je ne suis pas soumis ou dominé, je suis dans la situation comme ça et ça s’est fait petit à petit.
    Marie severine, merci, je ne sais pas encore pour vous mettre en relation. que lui diriez vous dans ce cas ? vous parlerez du blog ? de quoi ? Bonne soiree

    • Bernard

      Suite à ma mise en garde sans la moindre hésitation… si vous voulez me parler: cralaurentcra@gmail.com

      Cordialement
      Laurent

    • Marie Séverine

      Bonjour Bernard. Désolé, j’ai été accaparée par les oeufs ….
      Si tu souhaites que je prenne contact avec Carole, et que c’est par mail, j’utiliserai ma boite personnelle, et je dirai tout simplement que je suis une amie d’une amie d’une amie … comme il y en a beaucoup autour d’elle ^^.
      Si c’est par téléphone, idem, et je dirai que j’ai entendu parler de ta situation par une amie d’une amie, sans préciser.
      Dans tous les cas, et je m’y engage, je ne parlerai aucunement de notre blog ni de te soumettre. Ce n’est pas mon but.

  7. Bernard, tu me donnes le sentiment de naviguer entre 2 eaux. Tu ne sembles pas vouloir te laisser dominer, mais l’idée t’excite. Il va falloir choisir.
    J’ai compris, inutile de le répéter, que ton propos c’est de prévenir les hommes qui fantasment sur les lesbiennes que c’est dangereux. Je ne suis pas lesbienne pour ma part. Mais je veux te donner mon sentiment : ton vrai problème, c’est de choisir de refuser et de partir, ou d’accepter et de te soumettre.
    Si tu restes en refusant de faire ton coming out, tu vas te retrouver en conflit avec tout le monde : ta femme, et surtout (et c’est pire) avec toi-même !

    • MsDiane, vous n’allez pas me faire croire que vous ne savez pas que ces hommes qui sont excités d’être dans les mains d’une Maîtresse, le sont, très majoritairement, de manière fantasmatique. Un « jeu occasionnel » leur suffit alors largement (quitte à payer les services d’une professionnelle du BDSM)…
      Donc, ce n’est pas du tout ou rien pour Bernard comme vous le suggérez: il peut très bien prendre des plaisirs dans une soumission occasionnelle à ses femmes, sans avoir besoin de se forcer à se soumettre….comme vous le suggérez très/trop clairement…
      On ne force jamais personne MsDiane en matière de DS et/ou SM, çà vous le savez aussi.
      Laurent

  8. Houlà laurent, tu es un peu torturé non ? « Vous n’allez pas me faire croire que vous ne savez pas … » On doit pouvoir parler plus simplement 🙂 Ma réponse est que non, je ne fais croire à personne ce que je ne sais pas … haha !
    Plus sérieusement, je crois qu’il est tout simplement impossible que bernard ait des relations de soumission occasionnelle avec sa femme Carole et ses amies. Dans la tête d’un homme, ça peut certainement s’envisager, mais pour une femme, certainement pas. Les femmes ne font pas joujou, elles ne font pas dans l’occasionnel, elles établissent des situations stables.
    Donc je persiste et je signe, bernard devra choisir un jour. Pas d’urgence, mais il ne faut pas non plus trainer, surtout si Béa a compris que ça le titille.

  9. Bonjour Bernard,

    Ta situation semble compliquée, mais avant tout difficile pour toi à admettre, ce que je peux comprendre car des bouleversements importants sont arrivés dans ta vie.

    Tu dis être actuellement un chômeur de longue durée et tu ne disposes d’aucun patrimoine. L’envie des moyens financiers te permettant de vivre te préoccupe. Un horizon obstrué, pas de quoi voir venir, pas vraiment d’autonomie, pas de sérénité financière, un panorama réduit devant toi… c’est déjà un facteur considérable d’inquiétude avec peut-être un affolement devant la perspective de te retrouver « à la rue ».
    Pourtant, tu bénéficies toujours d’une âme charitable qui t’assiste avec bienveillance pour te laisser quand même toit, pitance et lien social (même limité au cercle de la maison), et ce, alors que sa relation amoureuse est nouvelle, réorientée et ailleurs. Elle aspire aussi sans doute à la vivre pleinement et dans une intimité limitée à deux et à l’abri des regards, surtout masculins. Pourtant, elle te garde dans son giron, preuve qu’elle tient quand même à toi.
    Peut-être attend-elle que tu trouves et que tu occupes une place à côté de ce nouveau couple sans nécessairement en avoir une idée précise elle-même ou sans le formuler explicitement.

    La tension dont tu parles se manifeste-t-elle physiquement ? Et psychologiquement ? Te violentent-elles ? Te harcèlent-elles concrètement ou est-ce plus objectivement la manifestation de ton esprit affolé ?
    Sinon, les allusions à la soumission, dont elles semblent jouir, ressemblent à un jeu follement jubilatoire entre elles. Elles s’en amusent ce qui renforce le sentiment d’exclusivité, d’invulnérabilité et de toute puissance dans leur liaison.
    Comme il est redoutablement anxiogène pour toi, c’est le principe des vases communicants, tu n’as peut-être pas encore le recul nécessaire pour le voir comme tel. Il n’est pas toujours facile de reconnaître une situation quand on s’est auto-persuadé d’en être le dindon.
    Le mot clé est peut-être « l’acceptation ». Elle prend souvent beaucoup de temps et un travail sur soi-même. Pas simple d’attendre patiemment dans une période ressentie comme aussi troublée.
    Et ton esprit se focalise surtout sur les points qui t’embarrassent, sans placer au juste niveau ceux qui t’apaisent.
    Dans tes écrits, de nombreuses idées sont remplies de promesses et d’espoir :

    « J’ai toujours eu des phantasmes de soumission, mais j’ai toujours lutté contre. »
    (Tu y aspires mais d’un autre côté, cela t’effraie. Il y a encore un cheminement à prolonger…)

    « Nous avons vécu une histoire d’amour immense. »

    « Carole a toujours été autoritaire avec moi. Ça ne m’a pas dérangé. »
    (Visiblement tu n’as pas encore fait ce chemin pour l’autorité de Béa, ce qui devrait venir en acceptant leur relation et en bannissant irrémédiablement toute notion d’envie ou de jalousie. Et certaines idées en sont les prémices)

    « Béa est très belle, magnifique poitrine, sensuelle. »

    Elle sourit quand elle me croise, elle sait que je suis raide dingue de son charme, de sa poitrine, et je vois dans son regard qu’elle a deviné mon penchant pour la soumission. »

    « Et puis Béa me rend fou. »
    (L’amour, la passion sont des formes de folies douces sans lesquelles la vie serait bien terne.)

    « Je voudrais ne pas être trop dominé, mais cette idée me fascine aussi. »

    Tu dis disposer de ce recours de partir pour continuer autre chose ailleurs en te faisant aider par une association.
    Soit ! Cela reste une perspective possible. Elle doit te rassurer dans ces moments agités.
    Mais ce serait incontestablement dommage sans avoir au minimum tenté, insisté et même persévéré.

    Je t’incite à desserrer ta faculté de contrôle, de censure et, paradoxalement, à te libérer, à te lâcher davantage.

    Prends le temps d’y songer avec patience et courage.

    • Bonjour trait.blanc, et surtout merci beaucoup d’avoir pris le temps d’une reponse.
      D’ailleurs c’est interessant ce que tu dis.
      Je precise juste quelsues trucs.
      Sur Bea, et ma femme. C’est bea seule qui s’amuse de ma soumission potentielle. Je me doute qu’elles doivent en parler, mais c’est uniquement Bea. Je pense que Bea a un coté pervers et un peu cruel et qu’elle aime bien jouer au chat et à la souris. Enfin ici c’est plutot la chatte et le mulot.
      Par contre Carole ne fait pas vraiment d’allusion. C’est un peu comme si elle me protégeait. Elle est un peu le terrain neutre, tout en définissant ce que je peux faire ou pas.
      Je précise aussi, puisque tu pose la question (et que c’est d’actualité), il n’y a aucune violence, ni coups, ni quoi que ce soit de ce genre. On est pas du tout dans ce cas.
      Et je mange très bien, surtout que c’est moi qui prépare les repas héhé.
      De quoi je me plains ? Ton commentaire me fait tout à coup me poser la question. Je suis intervenu pour alerter sur le coté insidieux de l’amante qui devient la régulière, et le mari mis de coté. Et mon sort n’est pas vraiment génial, mais en y réflechissant, c’est plus ma situation de chomeur qui en est responsable que ma femme. D’autres m’auraient chassé surement.
      La pression vient plus de Bea, je pense, qui me verrait bien en soubrette. Et quand il y a d’autres amies, comme michele, le debat peut très bien se mettre à tourner autour de ma « mise au service » ou de mon « utilité » et c’est surtout à ces moments que je résiste, et que la situation se tend.
      Pour la preparation des repas, il y avait eu ce genre de debats, et j’avais du céder, car il était évident que j’avais le temps de m’en occuper (et j’aime bien cuisiner).
      Depuis, sur ce sujet, ca s’est détendu. Ces dames s’amusent même à passer dans la cuisine et me tapoter les fesses avec une petite blague quand je cuisine.
      Bon mais je diverge de la question : faut il que je cede sur d’autres pans ? Elles veulent que je fasse beaucoup d’autres trucs, et c’est tendu.
      Faut il que Marie Severine, que je remerci au passage, soit mon avocate ?
      Le We pour reflechir, si je peux car il y a 2 amies invitées, un autre couple de lesbiennes.

      • « Je pense qu’elle me verrait bien en soubrette »…
        Tout est dit.
        Bernard nous mène en bateau. Mais c’est bien écrit…

  10. Bonjour MsDiane, à tous/toutes

    Et bien justement, les femmes qui ne font pas dans le ludique, tout en restant sérieuse, sont à éviter car elle ne peuvent rester en fin de compte dans le pur consensuel entre 2 adultes, libres de leur vie et de leur corps chacun de leur coté (fussent-ils mari et femme)… En BDSM, on définit un contrat entre le/la dominant(e) et le/la soumis(e) où des limites sont posées (même entre mari et femme ou entre compagnons, et même dans une relation au quotidien)…
    C’est bien la position du BDSM, partagée, par les femmes et les hommes concernés, presque partout dans le monde (<= ce n'est certainement pas pour rien que c'est partagé par des milliers et milliers de pratiquants …), que je défends ici Marie-Séverine, comme un point de vue alternatif ou complémentaire aux articles et commentaires de ce blog

    Cordialement
    Laurent

  11. Bonjour Bernard,

    Tu dis :
    « Carole ne fait pas vraiment d’allusion. C’est un peu comme si elle me protégeait. Elle est un peu le terrain neutre, tout en définissant ce que je peux faire ou pas. »
    « Je pense que Béa a un coté pervers et un peu cruel et qu’elle aime bien jouer au chat et à la souris. Enfin ici c’est plutôt la chatte et le mulot. »

    Si le jeu de Béa ressemble de la cruauté vraiment gratuite (tu as difficilement l’objectivité pour l’analyser) et que tu en es trop profondément affecté, il faut trouver les moyens de l’exprimer auprès de Carole pour que les allusions, les propos changent de dureté, de sévérité, de tonalité.
    Ce serait une bonne occasion de demander en quoi tu mérites de subir cela. Ce qu’elles te reprochent. Ce qu’elle attendent raisonnablement de toi… et de demander qu’il y ait un assouplissement, le temps que tu y réfléchisses, que tu te fasses à l’idée et que tu évolues.

    Le blog est une manière d’épancher le trop plein, mais si ce jeu a le même impact sur toi qu’un harcèlement moral (sans en être nécessairement un), il faut aller en discuter avec un médecin qui pourra seul évaluer la situation plus sérieusement (ce que ne permet pas ce blog).

    Marie-Séverine a certes une idée bien affirmée sur ce type de relation. Mais elle est aussi d’une certaine manière raisonnable et responsable, te laisser cet espace sur le blog en est un signe fort. Elle semble vouloir intervenir avec le souci de circonscrire tout dérapage.
    A toi de voir.

    Néanmoins.
    Étant au chômage, tu dois bien sûr consacrer une partie de ton temps à la recherche d’emploi. Ce serait sans doute mieux d’ailleurs si tes démarches étaient approfondies avec le réel objectif d’aboutir, même pour un emploi moins ambitieux que tes aspirations.
    Cela doit toutefois te laisser un peu de temps libre.

    En contrepartie, Carole et Béa doivent certainement travailler et leur temps de loisir et de repos à la maison est alors limité.

    Tu dis :
    « Faut-il que je cède sur d’autres pans ? Elles veulent que je fasse beaucoup d’autres trucs, et c’est tendu. »
    « La pression vient plus de Béa, je pense, qui me verrait bien en soubrette. Et quand il y a d’autres amies, comme Michelle, le débat peut très bien se mettre à tourner autour de ma « mise au service » ou de mon « utilité » et c’est surtout à ces moments que je résiste, et que la situation se tend. »

    Dans cette situation, dans un foyer avec ces trois personnes, le problème se pose du juste partage des tâches domestiques. Elles sont très nombreuses : préparation des repas (qui est assez créatif et épanouissant) mais aussi lessives, repassage, ménage, entretien plus approfondi du logement, entretien du jardin…

    Nos partenaires féminines sont souvent attelées à ce côté peu épanouissant de l’existence, faute de courage et d’engagement des hommes. Culturellement, dans notre jeunesse, notre génération a plutôt vu la mère affectée à ces domaines alors que le père était aux abonnés absents, en justifiant tacitement son comportement par la seule action de ramener un salaire à la maison. Il s’agit de la version toujours en cours du comportement d’homme préhistorique : les hommes partent à la chasse et ramènent de quoi vivre, les femmes s’occupent du foyer. On pourrait se dire que l’humanité a évolué depuis. Oui, non ? Cela pourrait donner lieu à un débat intéressant, avec, surtout sur ce blog, des échanges feutrés et mesurés. J’imagine assez bien !

    En tout cas, si usuellement les femmes ont un penchant à tort assez complaisant avec cette idée, il n’en est pas de même avec les féministes. Et dans un très exceptionnel foyer où cohabitent un homme et un couple de femmes, une lesbienne plutôt « pure et dure » ne l’entendrait certainement pas ainsi. A-t-elle tort pour autant ?
    Je sous-entend par là que ta contribution à la vie de la maison doit aussi être consentie et nécessairement importante par rapport à la leur. En est-il objectivement ainsi ?
    La domination féminine est aussi une façon de rendre honorable ce rééquilibre dans le partage. La contrepartie peut alors être d’y trouver un épanouissement de la partenaire, des jeux concrets autour de cette situation, des allusions à la domination… qui amplifient prodigieusement le désir pour l’être aimé, permettant d’accéder, toujours par complicité, à des scenarii qui par rapport aux conventions séculaires usuelles en prennent le contre-pied total, jusqu’à la situation de l’homme-objet, du jouet d’une femme qui est parfois consenti.
    Le jeu de Béa, personne qui arrive dans un foyer et en fait une analyse distancié car extérieure, n’est-il pas de te faire progresser dans cette idée du juste partage ?

    Une autre idée sous-jacente, qui peut tendre la relation actuelle, est celle de la manifestation d’un certain machisme. Les lesbiennes, les féministes sont capables d’être particulièrement virulente face à cette attitude. Dans ta situation (actuellement sans emploi, hébergé et témoin extérieur d’une liaison amoureuse entre deux femmes) il convient d’en gommer scrupuleusement tous les aspects. Tous.
    Te laisses-tu aller parfois sur ce point ?

    Enfin, pour que tu restes avec elles, il vaut mieux que Béa et Carole continuent de trouver un intérêt précieux à ta présence.
    Et il serait préférable que tu devances durablement cette attente légitime en te rendant d’une certaine manière « irremplaçable ».
    Ce n’était jusque là peut-être pas dans ta culture.
    Mais les temps changent aussi.

    Alors si la tension que tu ressens terriblement s’assouplissait, il ne serait pas de trop de manifester une certaine reconnaissance en déposant un bouquet sur une table…

  12. Bonsoir Bernard

    Marie-Séverine a précisé que ce blog n’a rien à voir avec le féminisme…mais porte sur de la domination consensuelle entre mari et femme (comme cela existe, beaucoup plus souvent, certes , quand c’est l’homme qui commande). Donc l’argumentaire la-dessus de trait.blanc ne tient pas…
    Où, en revanche, il me semble qu’il ait raison, c’est de parler de cela à un médecin ou association, personne neutre, alors que forcement Marie-Séverine ne pourra à terme aller que dans le sens de ta soumission (pas neutre)…

    Cordialement
    Laurent

  13. Bonjour.
    Tout d’abord, merci à Marie Séverine et encore merci à trait.blanc pour les conseils, j’y reviendrai (je vais essayer de ne pas être trop long)
    Hier soir c’etait la grande invitation. Diner Carole et Bea, avec un autre couple de lesbiennes. Flo et Florence. Oui, elles ont le même prénom et elles ont choisi de se nommer comme ça pour des raisons pratiques.
    Et moi, j’étais le cuisinier et le serveur. Et je le dis tout de suite, ça ne me derange pas du tout, c’est acquis. Et Carole etait très fière de mon repas. Tout le monde m’a complimenté.
    Par contre, coté reflexions, j’ai eu droit à la totale. Est qu’il fait aussi le ménage ? Il a un joli petit cul, il devrait faire le service en jupette plissée.
    Bon, c’est pas vilain, et Carole etait au aguets. 4 garçons auraient fait pareil, hein ?
    A un moment, Flo demande à Carole sur un ton moins humoristique : est ce qu’on peut lui donner des ordres ? Carole a répondu par une pirouette, je crois « c’est mon mari quand même », mais Bea l’a coupée en se tournant vers Flo pour lui répondre un « pas encore ! » avec les yeux qui brillent. Elle a éclaté de rire, les 3 autres aussi ensuite, et comme il y avait un peu de vin blanc qui était passé par là, les 4 ont eu 10 minutes de fou rire pendant que je debarassais …
    Le sujet est revenu plusieurs fois, de plusieurs façons, et comme elles sentaient que je ne trouvais pas ça drole, que je « coinçais » comme elles disent, ça s’est de nouveau tendu, y compris avec Carole. Heureusement, c’est la fin de la soirée.
    Je raconte cela non pas pour venir faire la pleureuse, mais parce que c’est à mettre en regard des 2 phrases qui m’ont le plus interessé dans le commentaire de trait.blanc. Au passage, encore merci, tu fais des analyses top, et surtout UTILES pour moi !
    La première : « Enfin, pour que tu restes avec elles, il vaut mieux que Béa et Carole continuent de trouver un intérêt précieux à ta présence. »
    Tu m’as ouvert les yeux sur une chose : je peux avoir de la valeur à leur yeux, et j’ai interet à le devlopper. Je l’ai senti dans la fierté de Carole hier soir. S’il n’y avait pas eu le reste, j’étais peut etre la vedette de la soirée ! C’est la grande piste du jour.
    La seconde : « Le jeu de Béa, personne qui arrive dans un foyer et en fait une analyse distancié car extérieure, n’est-il pas de te faire progresser dans cette idée du juste partage ? »
    C’est une autre façon de voir Béa. Il n’y a pas de cruauté « gratuite » comme tu te le demandes. C’est une jouisseuse de nature, et son jeu vis à vis de moi est de l’ordre du plaisir cerebral de me sentir glisser. Son « pas encore » est tres clair. Ca a fait rire les autres, mais de mon coté, ça m’a valu un eclair de panique, une sorte d’enervement, et une enorme erection. Bizarre hein ?
    Mais je ne crois pas qu’elle se soit donné le role ou la mission de me conduire. Elle s’amuse.

    Je partage ton idée sur Marie Severine. J’imagine très bien Carole et elle parler et echanger pour reflechir entre femmes adultes et responsables, n’en deplaise à d’autres qui les voient comme des faucons.
    Pour le chomage, il y a une piste que ces dames évoquent : elles ont des biens, dont la maison. Monter une SCI et que la SCI m’emploie. Elles sont en train de se renseigner. Dans leur « reseau » de lesbiennes il y a des avocates, des medecins etc …
    A bientot, et merci encore.

  14. Bonjour,

    Toutes les histoires peuvent être réelles, celle-ci aussi …

    On ne peut pas vouloir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de Béa …

    Sans travail une femme s’occuperait de la maison alors que l’homme travaillerait à l’extérieur. Alors quoi de plus normal que de s’occuper de toutes les tâches ménagères dans ta situation ?
    Accepterais tu de travailler dans une entreprise et de faire les tâches ménagères lorsque que tu rentres alors que Carole se prélasse dans un fauteuil, jouant d’un sextoys pour se donner le plaisir que tu n’as pas le temps de lui offrir ?

    La venue de Béa est une autre histoire. Clairement ta femme te trompe, te l’a dit et t’a mis à l’écart. Il n’y a bien qu’un homme pour accepter de vivre en compagnie de son ex femme et de sa compagne. La réaction à une telle situation pour la plupart des gens serait de partir et de réclamer sa part dans une procédure de divorce.

    Carole a-t-elle déjà abordé le sujet du divorce ?
    Avec des copines avocates … ça ne devrait pas trop tarder. Ou bien il y a une raison extérieur dont tu n’as pas parlé qui la contraint à te garder ?
    Ou bien simplement Béa qui voit en toi un majordome de talent 🙂

    Tu dis « je ne peux pas leur laisser libre cours, sinon je vais vite être l’esclave de service ». Mais le principe de base d’un contrat de travail et la subordination aux patronnes. Lorsque tu seras employé par ton ex-femme et sa compagne, tu seras leur employé de service et tant Béa que Carole auront toute légitimité de t’ordonner de faire l’ensemble des tâches ménagères, de les servir et même au besoin d’aller faire le ménage et servir chez des amies … avocates ou médecins.

    Je ne pense pas que d’être la bonniche d’une association de lesbiennes soit une situation enviable mais à chacun son fantasme et sa vie.

    laurent te mettait en garde contre Marie-Séverine, mais pour le coût tu vas te trouver dans une situation bien plus contraignante que celle d’être soumis à ta femme. J’espère que tu t’en rends compte …

    Bonne continuation
    jc

  15. Bonjour à tous et merci encore.
    Ce petit mot pour vous indiquer que j’ai demandé à marie severine de contacter ma femme carole. Apres avoir pesé le pour et le contre, lu vos commentaires, je passe le pas.
    J’ai donc prévenu ma femme, et prenant le pretexte d’une ancienne amie qui veut absolument avoir des nouvelles de nous deux. On ne peut pas dire qu’elle est ravie, mais elle est ok pour que ce soit en dehors de bea.
    J’organise donc ça avec marie severine, qui m’a promis de ne pas parler de domination ni de son blog. Ca sera surement demain matin, pendant que bea est en balade.
    la tension ne baisse pas, j’ai besoin de cette voix extereure, et j’ai confiance. passez un bon week end.

  16. Marie Séverine

    Bernard, j’ai pu avoir Carole au téléphone ce matin, après un échange par mail et un loupé hier dimanche.
    Tu avais bien décrit ta femme, elle est charmante, et surtout très équilibrée, pondérée.
    Elle tient beaucoup à toi, et tu as beaucoup de chance d’avoir une femme comme elle.
    Je suppose qu’il est clair pour toi que tu n’es plus son « mari » au sens entier, et que Bea a vraiment pris la place conjugale. Elle me dit que c’est clair pour toi, mais je vérifie.
    Mais ce qui est tout aussi clair, c’est qu’elle souhaite te « garder ». Il semble hors de question de te faire partir, sauf si tu devenais insupportable.
    Je ne lui ai pas donné de lien vers le blog, j’ai utilisé ma boite mail personnelle, et mon tel bien sur. Elle connaissait mon prénom (je ne savais pas si tu lui avais indiqué). Je ne lui ai pas parlé de domination, même si on a échangé sur nos caractères autoritaires et forcément un peu dominateurs (cela nous a permis de sympathiser assez rapidement). Elle m’a dit que Béa est également dans ce registre, mais d’une façon très différente d’elle.
    Elle m’a quand même dit que sur la fin de votre relation, elle aurait aimer te dominer, et qu’elle pensait que cela pourrait te convenir, dans la mesure ou tu dois toujours être « piloté » selon ses termes. Dominer, pour elle, c’est être la personne qui décide.
    On a échangé sur ta « condition ». En dehors des questions de « territoires », comme elle dit, elle te laisse à peu près tout faire, selon elle. Par contre, elle voudrait que tu en fasses beaucoup plus à la maison. Je dis bien beaucoup, elle semble penser que tu te la coules douce. Et visiblement tu rechignes beaucoup.
    Je vais te dire mon sentiment. Si tu en faisais un peu plus, et surtout de bonne grâce, vous pourriez vivre une vie harmonieuse, au moins le temps que tu puisses refaire une autre vie.
    Mais si tu as des envies de soumission (je n’en mettrais pas ma main à couper, mais j’en suis certaine), je crois que tu devrais être plus « franc jeu » avec elle. Pourquoi ne pas lui en parler ? Elle me semble capable de gérer un équilibre entre sa vie amoureuse avec Béa, et une relation avec toi qui soit une relation d’ex, mais très proche. Et elle a toujours voulu te dominer sans que tu te laisses aller. Pourquoi pas maintenant, et sereinement ? En tous cas, c’est à toi de décider, et personne d’autre. A toi de faire l’aveu, ou pas !
    En attendant, sois plus serviable. Y compris vis à vis de Béa, parce que ça compte pour Carole, qui craint que des frictions entre Béa et toi ne rende la vie plus compliquée. Ta femme ne cherche que l’harmonie. On a convenu de se rappeler un jour, ou de se croiser, mais pas de date ni de délai.
    Il faudra que tu me dises comment les choses évoluent. Bonne chance.

  17. Le comble Bernard, tu n’as plus d’amour, plus de femme …et en plus Marie-Séverine propose que cette dernière t’exploite, te soumette jusqu’à loin…file vite ailleurs…Il y a tellement de femme intéressante partout (et non lesbiennes) dans ce monde qui sauront t’aimer ..
    Lauent

    • A chacun son conseil laurent …

      Marie-Séverine : Je vais te dire mon sentiment. Si tu en faisais un peu plus, et surtout de bonne grâce, vous pourriez vivre une vie harmonieuse, au moins le temps que tu puisses refaire une autre vie.

      Toi (oui je sais on n’a pas gardé les cochons ensemble mais je suppose que tu ne les as pas plus gardé avec Bernard) : « file vite ailleurs…Il y a tellement de femme intéressante partout (et non lesbiennes) dans ce monde qui sauront t’aimer … »

      Moi : Bernard pourrait vivre une aventure extraordinaire avec Carole et Béa. S’il est vrai que sa vie affective est ruinée et qu’il a perdu sa femme, ce sont des faits et non les conséquences d’un choix à venir. Il est toujours libre de partir lorsqu’il le souhaite.
      Par contre Carole étant toujours mariée je me pose la question : ses proches (parents, frères sœurs) savent ils qu’elle est homosexuelle ?
      C’est important pour envisager le futur … sa position ne serait absolument pas la même

      Bonne route 🙂

      jc

  18. Bonjour JC, tu sais très bien qu’un couple est basé sur l’amour réciproque, la relation Ds au quotidien pouvant s’y « greffer » alors dessus, comme moi avec ma compagne, qui m’est totalement soumise, ou Marie-Séverine avec son mari. Ce Ds renforce l’amour RÉCIPROQUE et en est le carburant…
    Dans le cas de Bernard, plus de couple, donc plus d’amour réciproque, pas de relation Ds vraie, durable…
    Laurent

  19. Bonjour à tout le monde
    un petit mot tot le matin (je range en silence et je vais aller chercher les croissants) pour vous tenir au courant et remercier Marieseverine.
    D’ailleurs vous avez raison madame je dois écrire ici au lieu de votre mail, pour que tous ceux qui ont donné un avis puissent avoir des retours.
    Donc en résumé depuis le coup de file entre carole et marie severine, les choses ont progressé dans plusieurs sens.
    Le premier point et c’est important, la situation s’est detendue. Carole m’a demandé plusieurs fois de lui dire plus simplement les choses quand ça ne va pas. la verbalisation que vous lui avez conseillé ! (et c’est vrai, c’est utile, mais je n’aurais pas pu etre l’initiative).
    Du coup il y a eu plusieurs discussions calmes sur mon role dans la maison. Je n’y ai pas gagné elle m’a convaincu que c’etait normal que je fasse plus de choses car elles travaillent toutes les deux et pas moi. Je vais donc completement prendre en charge le ménage par exemple et d’autres trucs. Cela peut paraitre bizarre, mais je me sens mieux comme ça, les choses sont dites. Ce qui est compliqué, c’est la tension, donc je l’échange contre du travail, et je prefere.
    Apres les discussions avec carole, on a fait un point à 3 avec bea pour que tout soit clair. Comme je m’occupe aussi du linge, sauf les sous-vetements que je n’ai pas le droit de toucher (bea assure que je risque de me masturber avec c’est son obsession mais c’est faux. bref passons). donc bea a ajouté que les chaussures et bottes faisaient partie des vetements et que je devais les cirer. j’ai tout de suite compris la petite allusion SM, comme toujours avec bea, mais carile a trouvé ça normal, et je n’ai pas voulu recommencer avec des crispations alors que justement on les enleve.
    Donc l’intervention est globalement positive comme on dit.
    Sur la plan job, il parait que salarié d’une SCI c’est pas la meilleure solution. « ca me donnerait des droits » !!!
    Elles sont plutot dans l’optique de me payer à coups de cheques services. A suivre.
    Le point un peu negatif dans cette histoire, c’est que bea ironise un peu sur marie severine. Carole se demande d’ou vous sortez, mais sans plus. bea a sa théorie : elle affirme que vous êtes une ex que j’aurais appelé au secours, comme beaucoup d’hommes en crise, et vous étiez certainement une ex qui me dominait, vu votre profil autoritaire, et mon naturel.
    Qui est cette marie severine, c’est un peu la blague qui revient de temps en temps, et bea en profite pour assurer qu’il serait mieux de me mettre aux ordres de façon « radicale ». C’est son mot, radicale.
    J’ai été long, mais à cette heure le dimanche j’ai la paix…
    je vous tiendrai au courant, et j’aime toujours autant lire vos conseils.

  20. Il y a cinquante millions de mecs qu recherchent une Maitresse
    Lui il en a deux … et il n’est pas content !!

    Moi je cherche je recherche depuis des années, des dizaines d’années et rien …

    comment faire? après avoir pas mal essayé de sites et autres – La Rencontre n’a toujours pas eu lieu.
    et des professionnelles ? cela ne m’intéresse pas car une relation D/s doit être accompagnée de tendresse et pourquoi pas d’amour entre la D et le s – et puis je recherche le long terme.
    Enfin, évoquer seulement les menottes … est comme évoquer les richesses matérielles sans les richesses de l’être.

    D’après l’histoire de Bernard et la conversation téléphonique de Marie Séverine avec sa femme – il semble qu’il y ait tout dans cette relation !!

    Au plus profond de moi, je ne peux pas m’empecher de me dire (excuse moi Bernard c’est pas méchant) « Mais quel con ce Bernard! » ….. il est vrai que son histoire m’a rendu … jaloux et envieux 🙁

    • Bernard n’est pas un con mais il n’a pas de couilles. Il en faut pour accepter d’être dominé. C’est un choix qui demande du courage. Il en faut tout autant pour quitter « l’enfer » qu’il nous décrit. Il geint; il pleurniche. La proie idéale pour des domis à courte vue – s’il transcrit fidèlement la situation. Mais qu’est-ce qu’elle vont s’embêter (pour être poli)
      avec cet ectoplasme.

      • Marie Séverine

        Pour le moment on a plus du tout de nouvelles de lui. Ni sur le site, ni par mail en direct.
        Si rien dans un délai de qq jours, j’appellerai sa femme Carole.

  21. Bonjour. Un message rapide.
    Un truc assez embetant : A l’heure du dejeuner Bea est repassée par la maison rechercher quelquechose. Elle m’a croisée et m’a dit qu’elle avait eu la curiosité de taper « marie severine domination » sur google, et que c’est tres interessant. Essayez et vous allez comprendre. Je viens de le faire. Elle m’a dit qu’on en reparlerait, et elle est repartie pressée.
    je ne sais pas si elle va le garder pour elle et me faire du chantage. Il n’y a rien d’insultant, au contraire, mais tout y est dit.

  22. J’espère que nous aurons à nouveau rapidement des nouvelles de Bernard. Il me semble que la situation devient croustillante pour lui. J’ai vraiment hâte de connaître ses décisions et celles de ses futurs maîtresses… Car la question n’est pas de savoir s’il va se faire dominer mais quand, comment, et par qui…

    • Marie Séverine

      Pas de nouvelles de notre coté.
      Un petit mail envoyé de ma part à Carole sa femme que j’avais eue au téléphone.
      Elle m’a juste répondu qu’elle allait revenir vers moi un peu plus tard.
      Je ne suis pas super paisible, mais j’ai confiance en Carole.

    • Raph, non
      C’est Bernard qui fait ses choix, par vous. Il ne sera dominer que s’il le veut.
      Laurent

  23. Bonjour Bernard,

    La découverte du site JDMm par Béa ne date peut-être pas d’aujourd’hui. Ceci expliquerait aussi pourquoi, sans ménagement, elle s’amuse gentiment de toi depuis le début de sa relation avec Carole. Mieux encore, Carole était peut-être la première à l’avoir découvert, ne rentrait pas totalement dans cette fantaisie, pour toi nécessaire, et a simplement transmis l’information à Béa.

    De ce que tu expliques, Béa, stimulée par la nouvelle situation qu’elle impose dans cette maison, fait feu de tout bois pour jouir pleinement, extatiquement du sentiment de toute puissance. Il donne parfois lieu à quelques débordements, c’est un fait. Pour ta part, ne sachant quelle interprétation donner à son attitude, un peu crispé par un enjeu dont tu es seul à faire l’analyse, et craignant terriblement pour tes arrières, ton affolement doit être visible malgré une volonté probable de ne rien faire paraître.
    Ceci peut combler les attentes et intentions de sa démarche (lui suffire ? l’inciter à aller plus loin ?).
    En revanche, Carole est guidée par une retenue que tu trouves assez salutaire, ce que tend à confirmer Marie Séverine.
    Ces deux attitudes contraires te perturbent et empêchent ton cerveau de se prémunir de l’affolement.

    Il n’est pas impossible que Béa exerce toute sa superbe, sans retenue apparente, justement parce qu’il existe une contrepartie raisonnable, relativement apaisante de Carole. S’il n’existait aucune échappatoire, serait-elle plus mesurée ou au contraire plus radicale, au risque de se commettre dans ce qui pourrait être légalement condamnable ?

    Ne souhaite-t-elle pas affirmer que dans la stratégie consistant à charmer Carole et à s’en assurer l’exclusivité, elle dispose naturellement de plus d’atouts et est davantage capable de la conquérir, d’être l’élue de son cœur que toi ?
    C’est aussi une manière de se départir des doutes qui nous prennent lorsque nous sommes en phase de séduction et notamment lorsqu’il existe d’autres prétendants.

    Ne fait-elle pas preuve de « cruauté » justement pour étouffer toute concurrence avec détermination ? Et alors, si tu manifestais clairement et durablement un renoncement à toute prétention, une acceptation de sa liaison, y aurait-il un assouplissement de sa démarche ?
    Qu’elle invite des couples d’amies à se faire servir par toi est une manière de convoquer des témoins pour légitimer, ratifier une situation. Je rappelle que tu es l’époux légal de Carole.

    Et il existe aussi le rapport que Béa peut avoir avec les hommes : sensation de rivalité, de non-reconnaissance, d’hostilité, d’intolérance… avec lesquelles elle a dû apprendre à se comporter, par exemple avec agressivité lorsqu’elle l’estime nécessaire.
    En as-tu discuté seul avec Carole ? Et avec Béa ?

    Les dissensions pourraient se régler seules si tu disposais d’énormément de temps devant toi. Mais ici, le temps joue plutôt un peu contre toi : seul et sujet à la crispation, tu vas t’épuiser de leurs amusements qu’elles peuvent alimenter à plusieurs.
    Entretenir un dialogue très régulier et sincère semble la voie la plus adaptée. Demande-leur
    ce qui ne va pas et ce qu’elles attendent comme modification de ton comportement ;
    la manière dont tu peux participer aux tâches communes, une liste assez raisonnable de ce qu’elles souhaitent te voir attribuer ;
    la contrepartie que tu peux en espérer (ou formule toi-même tes vœux : un nécessaire retour affectif minimal et une diminution de ce qui affecte et détruit…) ;
    quelles craintes elles ont de ta présence si tu leur apportes une aide appréciable, que tu portes sur elles un regard neutre et bienveillant et que tu t’interdis toute action préjudiciable (interférence, voyeurisme, prétention, envie) ;
    quels inconvénients elles trouvent à atténuer cette pression si en contrepartie, l’esprit ouvert, tu t’engages à évoluer rapidement et durablement vers ce qu’elles souhaitent et formulent de façon acceptable ;

    En contrepartie, de fait dans ce foyer, elles ont une position dominante : la liaison amoureuse est entre elles et se sont elles qui apportent les salaires. Il faudra aussi parler de domination : ce qui est déjà en place, ce qui relève de l’acceptable, ce qui est envisageable, ce qui va demander plus de temps pour être accepté, ce qui relève du fantasme mais serait destructeur de mettre en place, ce qui est une limite non franchissable car pouvant porter atteinte à l’intégrité (physique ou psychique)… et les nuances sont nombreuses.

    Pour les moments où tu te crispes, il est préférable de manifester calmement, poliment, dignement mais avec ténacité que tu ne la suis pas et que ça t’affecte.

    « Il n’y a rien d’insultant, au contraire, mais tout y est dit. »

    L’évocation de ta situation sur ce site a au moins des qualités.
    Tu as déjà un support pour décrire ton état d’esprit, tes craintes, tes limites, ce que tu estimes inacceptable… y compris pour transmettre indirectement des attentes que tu ne parviens pas à formuler oralement à Carole et Béa (perception de cruauté, sensation de prédation insupportable, oppression morale dangereuse…), quitte à modifier peu ou prou ce que tu y dis, les descriptions, le style.
    Tu laisses des traces visibles de ton vécu, de ton ressenti, empêchant ainsi tes « gérantes » d’aller trop loin ou trop vite.
    La régularité de tes commentaires nous informe que tu n’es pas rentré dans une phase plus risquée (et te prémunit un peu de la tentation supposée de tes geôlières).

    Et tu peux aussi ne laisser des traces de l’évolution des évènements qu’à Marie Séverine. Elle serait alors plus sereine pour évaluer la situation et te répondre, quitte à transmettre des bribes d’informations à ses lecteurs, celles rassurantes par exemple.
    Il serait préférable que tu lui envoies au moins hebdomadairement ta perception de la semaine écoulée, même sous forme très brève (La tension s’est un peu relâchée – ou accentuée. J’ai abordé tel ou tel problème plus paisiblement – ou moins…).

    En contrepartie, JDMm n’est pas un site anodin ni objectif.
    Si tu entrevois quelque chose de trop dangereux dans cette relation, il faut l’évoquer sur un site plus adapté (en modifiant les prénoms des personnes…) ou, mieux, en parler sans tarder à quelqu’un d’approprié (un médecin…) avant que d’envisager de tout plaquer, et peut-être de le regretter.

    « Je ne sais pas si elle va le garder pour elle et me faire du chantage. »

    A mon avis, si au moins en apparence elle le garde pour elle, tu devrais avoir droit à des allusions qui seront là pour te taquiner. Par ce jeu, elle entend ainsi prendre davantage confiance en elle et c’est aussi un moyen de se rassurer en asseyant son statut. Prépare-toi donc à essuyer quelques réflexions et à ne pas te crisper dessus mais plutôt à les éluder, à les dévier, à montrer que tu sais aussi t’en détacher, t’en amuser, à prendre ces piques comme le jeu espiègle qu’elles sont.

    Je pense que le pire pour toi serait que et Carole, et Béa finissent par sombrer dans l’indifférence totale quant à ton existence, car tu ressentirais d’abord un grand vide existentiel et puis le spectre qu’elles trouvent ta présence encombrante pour leur passion se ferait jour.

    Comme je le décrivais dans un précédent commentaire, malgré des moments que tu vis difficilement, le temps qu’elles consacrent à échanger avec toi, surtout dans la vie intime d’un foyer que ta présence éloigne des conventions, montre que tu as un intérêt pour elles (je dis bien « elles » au pluriel). Et cet intérêt peut être bien plus important que ton esprit embrumé ne le mesure.

    Prends-en conscience et entretiens-le.

    Et travaille aussi à dénouer le gros entrelacs de doutes et d’inquiétudes qui te retient de te laisser porter.

  24. Bonjour,
    Je suis Carole, la femme de Bernard qui s’est exprimé ici-même.
    Je me décide à venir vous parler ici, après une période un peu agitée chez nous.
    J’ai découvert ces propos publiés ici, et il a fallu un petit moment pour que j’accepte l’idée que notre histoire soit exposée ainsi. Béa a trouvé cela amusant, mais de mon coté, il a fallu du temps. Mettez vous à ma place, je vous assure que ça fait bizarre !!!
    Mais après cette phase, j’ai du convenir que rien de médisant, méprisant, ou d’insultant n’a été dit ici, et j’en viens même à remercier toutes celles et tous ceux qui ont donné des conseils à mon mari.
    Car Bernard, est mon mari, et à priori le restera, même si mon amante a pris « sa place ».
    Il y a même ici des réflexions de fond qui méritent le détour.
    Et puis il y a tout le reste du site, inégal de mon point de vue, mais avec des vraies merveilles !
    Je n’ai pas le temps de tout lire, mais ma terrible Béa s’en charge, et prend des notes avec gourmandise. Un truc qui me plaît chez elle, l’enthousiasme !
    Pour revenir à Bernard, après une phase d’agitation que je ne raconte pas car ça nous regarde, j’ai décidé de prendre le temps de l’échange et de la réflexion. C’est ce dont je voulais vous informer. Bernard a toujours le droit de lire le blog et vos conseils, mais pas de s’y exprimer, tant que je n’aurai pas stabilisé la situation chez moi.

    Car c’est ma priorité : on se calme, on n’en rajoute pas, je prends la main et je stabilise.
    Ce que j’ai demandé à Bernard, c’est de m’avouer explicitement son souhait d’être totalement dominé.
    S’il ne le souhaite pas, bien sur, il pourra le dire, mais ça n’est pas parti pour, et ses propos ici même le confirment. Son problème, c’est de me le dire, les yeux dans les yeux.
    On y travaille, pour le moment, il en est à avouer explicitement que l’idée l’excite, que ça lui plait, qu’il l’a envisagé à plusieurs reprises.
    A titre d’exercice, il doit au moins 4 fois par jour « m’aborder » spontanément, pour m’en parler, faire ces aveux, me demander si cela me plairait, et me trouver les avantages pour nous 3. Il progresse, il arrive à trouver de très nombreux avantages !
    Pendant ce temps, je retiens Béa qui voudrait que je le mette sous mon autorité plus … radicalement,disons …
    Mais encore une fois, j’aime aller lentement, prendre le temps, trouver le consensus, puis agir.
    J’ai découvert sur ce site les cages de chasteté (excusez mon inculture …) et je me demande s’il faut faire des essais.
    Bernard a toujours eu des « désordres » éjaculatoires, avec de la masturbation (il le dit ici, mais je le savais). Est ce que ça pourrait l’aider à accepter ses propres envies ? Ou au contraire cela risque t il de l’agiter ? Je manque de recul, donc pour le moment je garde ça en réserve.
    Dernier mot, pour le moment, pour remercier Marie Séverine pour son travail à la gloire des femmes autoritaires.

    • Marie Séverine

      Bonjour Carole,
      Tout d’abord merci pour la petite mention sympa.
      Je viens répondre sur le point de la cage de chasteté. Comme vous précisez que vous ne connaissez pas très bien cet outil, je vous indique que le mâle qui est maintenu chaste devient plus malléable et plus soumis. C’est un peu comme si l’accumulation de sperme agissait comme un poison sur lui même, le rendant plus « prêt à tout » pour avoir une chance de s’en libérer…
      Je ne développe pas plus, et il y a des spécialistes ici (et des débats !!!). Mon propos est que si vous avez décidé d’obtenir de sa part un aveu sincère, sans pression, il ne faut surtout pas lui mettre maintenant une cage, cela pervertirait le processus. Surtout que s’il a des fantasmes de ce type, il va bien aimer le « jeu » de la cage et se faire « capturer » facilement. Et ce même s’il est clair qu’il aura lu sur notre site à quel point ce « jeu » risque de ne plus en être un assez rapidement, quand les clés tombent entre les mains d’une femme dominante, ce qui est votre cas. Ce fantasmeur a souvent ce goût du vertige, c’est à nous de décider et contrôler.
      Tenez nous au courant, hein ?

    • Bonjour Marie Séverine,

      L’association semence-poison, ou philtre d’amour,
      ce qu’il est à juste titre pour l’homme d’ailleurs,
      et la fidélité contrainte par la cage de chasteté
      me font penser à une autre histoire cocasse et toute aussi vénéneuse.

      On raconte que les italiennes, également femmes d’autorité,
      glissent secrètement dans le petit déjeuner de leur mari
      une toxine létale à action lente destinée à les éliminer après une atroce agonie.
      L’antidote ne leur est discrètement insérée que dans le dîner.
      Malheur à celui qui s’aviserait de découcher…

    • Bonjour Bernard,

      Tu es toujours là ?
      Bon.

      Dans le « Huis clos » que tu subis, depuis ton dernier commentaire, les évènements paraissent avoir beaucoup évolué. Si ce forum a poursuivit son avancée, ton statut actuel te contraint à n’en être qu’un lecteur muet. Jusqu’ici, suite aux différents commentaires publiés, tes réponses tempérées montraient qu’ils te permettaient de porter sur ton quotidien un regard bien plus serein. En espérant qu’elles te serviront à trier tes idées, je continue à exposer quelques réflexions et interrogations.

      Pourquoi ta relation s’est-elle étiolée ? Pourquoi ton épouse installe-t-elle son amante dans feue votre chambre à coucher ? Quelle relation attend-elle avec toi ? Et entre toi et son amante ?

      Si la routine advient, c’est souvent par perte de la flamme ou plutôt parce qu’elle n’est pas entretenue, c’est aussi par facilité et manque d’engagement à se renouveler. Malheureusement, nombreux doivent être les couples où l’homme se repose sur une situation jugée acquise et confortable. Les idées développées sur ce site ne sont-elles pas la conséquence d’une exaspération qui gronde ?
      Tu fantasmais de ton côté, notamment sur les liaisons saphiques qu’elle pouvait entretenir. Ainsi tu te régalais à travers son épanouissement sans forcément lui offrir une contrepartie : matière à rêver, à s’évader. Bien sûr, elle devait avoir déjà ce penchant pour d’autres femmes mais visiblement tu y trouvais aussi ton parti et tu ne cherchais pas non plus à limiter ou détourner l’incendie.
      Elle a peut-être trouvé ailleurs ce qu’elle n’avait plus, ce que tu lui refusais ou que tu lui refuses toujours d’ailleurs : une considération pour ses aspirations au bonheur.

      L’orientation actuelle de ton épouse était déjà présente mais peut-être retenue. Tu n’es pas tout seul à trouver insurmontable de se réaliser.
      Malgré de nécessaires avancées, dans la société, les résistances à l’évolution sont nombreuses. La virulence des débats suites aux décisions politiques récentes sur le sujet en fait état. Alors deux femmes en couple ne manqueront pas d’avoir la surprise de se voir parfois très violemment contestées, même par des proches pourtant supposés tolérants.
      (« Étant toujours mariée, je me pose la question : ses proches, parents, frères, sœurs, savent-ils qu’elle est homosexuelle ? »)
      Elle l’affirme très clairement : ton épouse souhaite « le rester » et garder une liaison étroite et intense avec toi. Consciemment ou non, ta présence lui paraît sans doute une nécessité rassurante, à condition que tu apprennes à adhérer rapidement à sa nouvelle vision du foyer et que tu ne commettes pas de propos ou d’acte « insupportable », irréparable. Pour te « lâcher », tu peux aussi y voir la garantie qu’elle va modérer les jeux complices qu’elle envisage avec toi.

      « Mon amante a pris « sa place » ».
      Ton épouse s’est émancipée seule et sans que tu y trouves vraiment à redire. De quoi pourrais-tu précisément être jaloux aujourd’hui ? N’est-elle pas plus désirable à tes yeux ? En te préservant de toute tentation exagérée d’amour propre, d’orgueil, si elle a toujours un intérêt pour toi, si tu souhaites toujours la « garder » ne ressens-tu pas l’envie de l’accompagner dans cette réussite, de lui faciliter une mue risquée ?

      En ce qui te concerne, toi-même, sur ton « excitation », ton penchant naturel à être dominé, ne réaliserais-tu pas cette inclination plus aisément en te sentant toi aussi compris et entouré ?
      Vers la fin de la relation, probablement pour t’amener à évoluer, elle souhaitait te dominer mais, alors que tout t’y prédestine et visiblement elle le sentait, incompréhensiblement, tu « rechignais ». Elle a certainement dû évoquer ses regrets avec son amante. La cruauté ressentie, la radicalité apparente de son amante ne serait-elle pas simulée justement pour initier le très difficile accès à la métamorphose ? Cette cruauté est-elle dans la nature profonde de celle-ci ? Et lorsque tu cèdes sur quelques points, ne perçois-tu pas de moments d’accompagnement sensible à ton évolution ? Tu décris assez bien « Elle était très fière de mon repas. Tout le monde m’a complimenté… je peux avoir de la valeur à leurs yeux, et j’ai intérêt à le développer. Je l’ai senti dans la fierté de mon épouse hier soir… j’étais peut-être la vedette de la soirée ! ».
      Cette « cruauté », qui t’affecte, n’est-elle pas la réaction aux frictions ou à une forme de jalousie perceptible ? Cette « cruauté », est-elle permanente et vraiment amenée à durer ? Ne vois-tu aucune façon d’en atténuer ou d’en négocier la portée ?
      Tu dis aussi avoir des « éclairs de panique » suite à une allusion publique et voir la situation se tendre. Qu’il y ait des tensions entre toi et son amante est nécessairement blessant et « insupportable » à vivre pour elle aussi. Ne gagnerais-tu pas à réaliser un long et profond travail sur toi-même pour t’accepter en tant que « soumis », même modéré, dans ce foyer ? Est-ce si inconcevable pour toi que de les laisser prendre les décisions, ce qui est leur manière à elles de « dominer » ? Tu as dû avoir des supérieurs hiérarchiques dans ta vie professionnelle, il est en effet nécessaire qu’un groupe restreint de dirigeants soit chargé d’orienter le travail. Était-il si difficile de se laisser « piloter » ? Et étais-tu aussi obstinément braqué lorsque des ordres venaient d’un supérieur avec lequel tu n’avais pas d’affinité ?

      Avec quelle épouse envisager l’avenir maintenant ?

      Plusieurs femmes cohabitent dans l’esprit masculin.

      La mère, rencontre initiatrice avec l’univers féminin et sa dimension tutélaire, son espace affectif.
      Elle est substituée à l’âge adulte par l’épouse, la partenaire de vie.

      La femme confidente, l’amie,
      c’est l’amie de l’adolescent et, plus tard, la relation affective séparée du couple qui en apporte le complément, celle avec laquelle on va s’épancher.
      Pour elle, le désir n’est pas toujours clairement refoulé ou repoussé.

      La femme courtisée, l’amante en devenir,
      être vers lequel se porte toute l’élégance, la richesse et le raffinement de la séduction, de l’amour platonique, celle qui accepte de recevoir et de nous refléter cette action envoûtante, mystérieuse et magique : le désir, celle qui nous assiste pour que se développent les ailes, pour prendre l’envol.

      La femme complice, partenaire des jeux osés, d’amour charnel,
      seul témoin accepté de la nudité crue, nudité du corps et de l’esprit, de l’âme dévoilée, dépouillée de toutes ses fatuités, sans soierie qui ne puisse en draper la pudeur, elle connaît tout les secrets dérobés, énigmatiques et honteux de la sexualité, elle est l’éducatrice aux plaisirs divins, seule capable de réaliser, de renouveler l’inaccessible « dépucelage ».
      Elle prend une forme canonisée de la prostituée dans l’esprit masculin.

      La femme idéalisée, divinisée,
      qui n’est qu’une construction permanente de l’esprit fertile, sans cesse renouvelée et magnifiée.
      C’est la femme rêvée.

      Il doit exister de nombreuses autres formes, en fonction de la construction de chacun.

      Évidemment, lorsque dans la magie d’une rencontre l’homme reconnaît à la fois la confidente, la femme à courtiser, la femme préceptrice des jeux osés et la femme rêvée, c’est la passion, l’état de grâce. Il a toutes les chances d’envisager le mariage.
      Et une fois celle-ci devenue l’épouse, quels efforts entretient-il résolument pour continuer à la séduire et prolonger cette magie ?

      Dans ta situation, l’épouse est clairement identifiée même si sa résolution s’atténue. La laisser te « piloter » dans les tâches quotidiennes serait lui conférer le statut de mère.

      Elle a maintenant aussi le rôle de confidente, celle qui allège la « pression ».

      La relation s’étant étiolée, à sa manière, elle t’offre la possibilité de la courtiser à nouveau : en étant attentif à ses besoins, en la servant docilement, tout en acceptant les stimuli d’une présence concurrente (féminine, ce qui génère plus d’acceptation, moins de jalousie qu’avec un homme).

      Dans le précédent commentaire, je décris des interrogations et aspirations qui peuvent te traverser (d’autres s’y reconnaîtront sans doute). J’évoque ainsi l’idée que l’amour, l’amour charnel peut être sublimé. Être le témoin d’une passion entre deux femmes au sein même de leur foyer doit être très rare. C’est sous cette forme que tu côtoies la femme « expérimentée » avec l’idée de transformer les pulsions de sexualité en sentiments, en valeurs morales, esthétiques et éthiques, hautement élevées.
      Si tu savais le nombre d’hommes qui aimeraient être à ta place (« il est vrai que son histoire m’a rendu… jaloux et envieux 🙁 »).

      Enfin, en te sollicitant pour t’abandonner à elle, ton épouse t’offre d’incarner la femme idolâtrée, déifiée. C’est l’attrait même de la sujétion dans la domination féminine. Et tu as la chance de pouvoir idéaliser un couple de femmes, ce qui d’ailleurs pour son amante est déjà en bonne voie : elle se rend complice de tes désirs, malgré toi, et les affole (« Elle est très belle, magnifique poitrine, sensuelle… j’en suis bouleversé à chaque fois… Et puis elle me rend fou. Elle sourit quand elle me croise, elle sait que je suis raide dingue de son charme, de sa poitrine, et je vois dans son regard qu’elle a deviné… Elle s’amuse… elle aime bien jouer au chat et à la souris… et son jeu vis à vis de moi est de l’ordre du plaisir cérébral de me sentir glisser… ça m’a valu un éclair de panique. »).

      S’engager ?

      Le charme, le dynamisme, la personnalité, la réussite, l’audace de l’amante te terrorisent. Tu remarqueras que c’est précisément ce qui séduit ton épouse : à son contact, elle revit, prend confiance en elle, ose davantage… en fait, ton épouse aimerait « aspirer » toutes ses qualités. Vous êtes ainsi deux à être béats (si si, le caractère niais de l’allusion est délibéré).
      C’est aussi la personne qui t’empêche de lâcher prise par son aisance et par peur des pulsions honteuses car unilatérales, non renvoyées, sévèrement jugées, qu’elle déchaîne. Ce n’est d’ailleurs pas la seule appréhension qui est derrière tes crispations. Outre le questionnement soulevé dans mon commentaire précédent, on y entrevoit les terreurs subconscientes universelles : la peur du regard des autres, la peur de se perdre, la peur de décevoir ses proches, le rapport compliqué à l’autorité, le souvenir des premiers émois amoureux alors amplifiés par l’avancée dans l’inconnu, le conflit entre le désir de grandir (ici d’évoluer) et le déracinement du nid ouaté de l’enfance (ici la perte du confort présent), nid sans cesse recherché et reproduit presque à l’identique avec l’épouse.

      Je suis d’accord que tu te laisserais plus volontiers aller si au lieu de la cruauté, tu te sentais seulement aiguillonné pour t’accompagner, te décider enfin à avancer. Les moments les plus violemment ressentis, très limités, devraient être réservés au très douloureux franchissement des barrières les plus tenaces. Tout est dans la juste évaluation de la difficulté et la subtilité de la mesure appropriée.

      Dans cette « guerre des sexes » avec ton épouse et son amante, tu n’es qu’un bien modeste adversaire isolé.
      Comme un combattant cerclé, tu t’apprêtes à déposer les armes, irrémédiablement défait, offert dans la plus complète vulnérabilité, nu, à genou, tremblant de la tête aux pieds, le regard perdu, le cou baigné de larmes, les mains levées.
      Il serait assurément jouissif alors d’assener le coup de grâce. Mais ce moment est-il judicieux pour ouvrir le feu ?
      L’amante de ton épouse encourait la réprobation unanime devant l’ignominie la plus totale.
      Serait-elle encore digne d’une dominante après ça ?
      Serait-elle encore seulement ?

      Concevoir de témoigner l’amour à l’être aimé par don de soi est une aspiration élevée. La soumission n’est pas un « jeu ». C’est loin d’être un « jeu » !
      Et dominer ne va pas sans une responsabilité très aiguisée.
      Tu te demandes sans doute comment s’assurer de transmettre cette conscience, de la partager ?
      L’échange, le dialogue doivent aider à en apporter la confiance.
      Déjà, ces lignes sont couchées. Sois convaincu, elle les lira.
      Discutez-en !

      Dans ces jeux d’échange de pouvoir, la transformation de l’individu peut-il aussi concerner une dominante ?
      Encore faut-il que le souhait ne soit pas édicté, que la dominante y ressente son propre intérêt (grandir, se magnifier, accéder à l’élégance de l’être…), qu’elle soit volontaire, l’esprit ouvert, déterminé. Et, dans ce cas, ce ne doit pas être aisé non plus alors pour elle de métamorphoser sa nature.
      Surtout, si tu peux le solliciter, tu ne peux pas l’exiger même si tu peux toujours te réfugier à en rêver, le fantasmer et, finalement, l’inciter par le rayonnement de ta sincérité.
      L’idéal serait que, en l’encourageant, en l’appelant par la libération de ta parole, en décrivant longuement et finement ce que tu souhaites, ce que tu vis et tu ressens, elle finisse par esquisser cette nécessité de devenir une Dame : adulte, mature, responsable, évoluée, élégante, vertueuse, raffinée…

      Et puis il y a la nécessaire action quotidienne de coucher tes troubles sur papier. Cela permettrait aussi à ton épouse et son amante de mieux comprendre ta volonté, tes progressions, tes réticences, tes états de danger.
      A leur initiative, pour que, sur ce forum que tu as sollicité, tu aies un retour, une sensation d’approbation et d’accompagnement de tes avancées. Elles seraient alors libres d’en diffuser les éléments louables.

    • Bonjour Carole,

      Le courroux qui a suivi votre découverte des échanges sur ce forum était inévitable : votre histoire intime est exposée aux yeux de tous et, le découvrant après coup, l’émoi suscité n’est pas très différent d’une sensation blessante de trahison intime.
      Mais vous analysez qu’une « phase » était nécessaire pour digérer ce qui a été perçu comme un affront ce qui me semble profitable.
      Bien sûr, vous avez été révoltée mais vous avez peut-être aussi saisi cette occasion pour franchir un cap en vous lançant dans ce style de vie, à commencer par de sévères réprobations, quelques interdictions, la mise en place d’un dialogue ciblé sur la question…
      Mais surtout, cela vous permet de cerner davantage l’agitation de Bernard qui ne vit pas moins que le même type de phase : son jardin secret (ses aspirations plus ou moins avouables car il ressent combien elles peuvent irrémédiablement le transformer) est sur le point d’être dévoilé, sa liaison amoureuse est éprouvée et il est dans une situation professionnelle et de lien social qui ne lui permet plus de se raccrocher (d’où le déversement sur ce blog et donc sans doute la nécessité qu’il puisse aussi échanger avec une tierce partie).
      Finalement, peut-être que la confession permettra de crever un abcès qui enflait.

      Faut-il que sa « garde à vue » soit prolongée ? Oui, pour éviter des aveux non circonstanciés, livrés du bout des lèvres, un consentement extorqué sous contrainte et tôt ou tard récusé (quitte à déjà ordonner la mise en place de Travaux d’Intérêt Généraux, un mandat de dépôt… *** sourire ***).

      Je m’interroge en fait sur la durée nécessaire pour accoucher correctement et suffisamment de ce coming-out afin qu’il aboutisse aussi à sa paix de l’esprit. Sur ce forum, les femmes qui ont une expérience de cette mise en place sur leur compagnon pourraient sans doute nous éclairer sur les délais pris par les différentes étapes et qui doit aussi dépendre de l’expérience et de la rigidité du sujet. Mais je pense que la durée d’acceptation de sa condition peut se compter en mois (en années ?).

      Je m’interroge aussi sur la retenue que devrait avoir votre amante durant cette période quant au désir d’une démarche plus radicale. Bien sûr, dans la psychologie de la « garde à vue », elle a pris en main le rôle de l’autorité effrayante et redoutée. Facilite-t-elle pour autant la parole ?
      Les craintes de Bernard sur son devenir sont déjà grandes. Elles ont pu jusqu’ici crisper sa faculté d’en parler. Une fois celle-ci entamée, elles peuvent également contribuer à libérer entièrement des aveux sincères. Ou pas. Ou pas ! Elles peuvent aussi le pousser à décrire des fantasmes qu’il n’est pas encore prêt à assumer ce qui pourrait égarer vos avancées sur ce sentier.
      De nombreuses activités ludiques doivent leur succès à la peur engendrée (romans, films, jeux de rôles, attractions foraines…). Ce style de vie y souscrit tout à fait avec cette différence que, dans les pratiques décrites ici, je n’ai pas vraiment perçu le côté momentané. Les difficultés de Bernard à se livrer et à s’engager y doivent sûrement.

      En discuter avec votre amante peut vous permettre de trouver une utilisation juste, un dosage subtil et approprié de vos capacités à moduler le sentiment éprouvé pour chercher à avancer véritablement à trois mais surtout pour démarrer sur la base d’un plein et sain consentement (au moins initial ?!).
      Pour aller loin, je pense qu’il doit néanmoins aussi exister de longues plages de calme, de délicieux moments de plénitude qu’il faut absolument savourer.

      Je serais apaisé de lire vos avancées, même colorées, vers une nouvelle harmonie.

      Bien à vous.

    • Étonnamment, il est une protagoniste qui a tout bouleversé, sur laquelle se cristallisent toutes les passions, celle qui prend un plaisir inouï à parcourir ces lignes, à jouir de la vie sans sagesse (?) ni retenue (!), et pourtant celle aussi qui jusqu’ici ne s’est jamais exprimée : « l’Arlésienne » de ces pages en sorte.

      Euh ?
      Vous êtes là ?

      Je crois percevoir le souffle d’un sourire amusé…

      Évidemment, ce silence prolongé est assez inquiétant.

  25. Et vous comptez, Carole, le dominer en ayant plus d’amour pour lui…. ???
    Ce n’est pas cela que « prône » se blogue depuis son origine… Les maris ici sont heureux et acceptent de s’abandonner en domination parce qu’ils sont aimés d’abord et avant tout par leur femme-dominante…
    Laurent

  26. Bonjour Carole,

    Merci beaucoup de votre intervention que je vous trouve très distinguée et plein de raisons le bon sens.
    Au vu de votre réaction, je ne doute aucunement vous allez trouver une solution satisfaisante pour vous trois.

    Puisque ce site vous a permis de découvrir la vrais nature de votre mari et que vous le trouvez inégal et plein de merveilles, espère que vous tiendrez informé ses lecteurs de la suite des événements.

    Vous avez raison de ne rien précipiter, prenez votre temps et les bonnes décisions.

    Je vous souhaite sincèrement le meilleur. Votre histoire me fascine, je me réjouis de connaître les développements.

    raph

  27. Bonsoir,
    J’ai reçu la newsletter su site à laquelle je me suis inscrite, et ça m’a fait penser que je devrais vous donner quelques nouvelles.
    Mon mari Bernard progresse de jour en jour. Je crois qu’il est bientôt prêt pour la cérémonie que nous avons convenu.
    Il a d’abord réussi à exprimer le fait que la domination l’excitait, le tentait.
    Ensuite, mot après mot, il a pu dire qu’il accepterait que Bea et moi le dominions.
    Puis que nous le dominions totalement.
    Une fois cette étape franchie, nous avons délibérément secoué sa nouvelle conviction. En lui faisant subir une sorte de contre-interrogatoire : est il sur, comprend il les conséquences ?
    Nous sommes dans cette phase. La suivante est de nous demander explicitement de le dominer.
    Nous ne l’avons pas mis en cage de chasteté. Comme vous nous l’avez conseillé.
    Mais Bea, toujours preste, en avait commandé une et lui mettait sous le nez avec des commentaires un peu … disons inadéquats …
    Je continue donc de maintenir ma boutique en ordre (j’ai quelquefois l’impression d’être une maman avec 2 ados !!!) mais je crois pouvoir dire que Bernard, mon cher mari, va finir par se mettre sous mon autorité de façon radicale.
    Dès qu’il sera dans cette logique de façon irréversible, il retrouvera le droit de s’exprimer ici. Mais par sécurité, pour le moment, mes deux ados sont interdits de parole.

  28. Bonjour Madame Carole,
    Merci pour ce petit point de situation fort apprécié, de ma part en tout cas 🙂
    Vivement le prochain épisode, en espérant que votre petite tribu trouve son point équilibre afin de vivre en harmonie 🙂
    Respectueusement,
    newermind.

  29. +1
    Oui merci beaucoup Madame Carole. Votre évolution à 3 est passionnante… et très excitante à suivre.. Vivement la suite, mais prenez votre temps…

  30. Madame Carole,

    Il est des fois où la réalité dépasse la fiction
    … et qui plus est dans un contexte des plus troublants
    Careful what you wish for …

    Bravo Madame !! Bernard a de la chance !!

  31. Bonjour.
    Ca commence à faire des kilomètres de long tous ces commentaires. Et il y en a des passionnants. J’indique à trait.blanc que nous lisons tous les 3 ses analyses et même que nous en avons parlé ensemble sur un ou deux points. Bon, il faut juste avoir le temps.
    Comment avance-t-on ? Pas mal du tout ! Après pas mal de répétitions, par morceaux, de séances de questions, de temps pour réfléchir, de discussions deux à deux, à trois, j’ai obtenu ce que je désirais : une séance complète d’aveu et de souhaits de la part de mon mari, face à nous deux, dimanche soir.
    Nous nous sommes habillées de façon assez chic et sexy, et nous sommes installées cote à cote dans un canapé. Lui s’est retrouvé nu avec un tablier de cuisinier, pour symboliser sa situation enfin assumée, assis sur un tabouret bas devant nous.
    A genoux ça n’est pas possible très longtemps pour lui (douleurs), et la séance a duré un peu.
    Première chose, il nous a avoué son fantasme d’être dominé par une ou des femmes. Il a ensuite regretté explicitement que je ne l’aie pas dominé pendant notre première vie commune.
    Clairement, les yeux dans les yeux. Ça c’est fait.
    A ce stade nous lui avons posé des questions, certaines préparées, d’autres non, pour garder à cette cérémonie une part de danger. Comprend il ce que dominé par des femmes peut vouloir dire ? Comprend il que cela implique une perte de contrôle totale à terme ? Comprend il que cela ne peut être ni lacunaire, ni parcellaire, du fait de notre tempérament.
    Réalise-t-il que face à deux femmes, l’espoir de moments de répit sera considérablement réduit ? Etc etc …. Ces questions avaient comme objectif de bien tout verbaliser, exprimer, partager. Et pour nous deux, Béa et moi, aussi ! Et être sures ! Car ne croyez pas bêtement que ça ne soit pas super important pour nous. Et même un peu stressant.
    J’en profite pour préciser que Béa, plutôt joueuse, a passé ce moment avec un sérieux, voire une concentration, digne d’un jeune qui passe une audition impressionnante. Elle a tenu a exprimer de son coté son engagement dans la fermeté et dans la mesure.
    Dans ce moment où tout s’est mélangé, concentration, précision, relâchement des barrières, dépose des armures, complicité (hé oui !), il y a eu des moments qui peuvent paraître étranges. Par exemple, Bernard a semblé satisfait quand Béa lui a promis d’être féroce.
    Nous l’avons du reste été un peu, car pendant qu’il nous répondait, il nous arrivait de nous embrasser et de nous caresser mutuellement.
    Dans un second temps, mon mari nous a formulé sa demande officielle, parfaitement explicite, et dans les formes dignes d’un acte notarié, que nous le placions sous notre tutelle et domination.
    Nous lui avons ensuite posé quelques nouvelles questions pour « secouer », mais il a bien résisté, et a confirmé sa demande. Nous avons filmé, la clé USB est au coffre, et n’en sortira pas.
    Comme je suis aussi un peu joueuse, et que tout cela a commencé sur internet, je lui ai accordé les 7 jours de rétractation d’usage (ha ha!). Si n’a rien dit d’ici ce dimanche soir, il est à nous ! Le couperet tombe !

    Nous avons vaguement prévu 3 phases, mais nous sommes novices.
    La phase 1, nous l’avons appelée la base.
    D’abord, la mise en cage de chasteté à mi temps. Par périodes de 10 jours. Nous avons compris que c’est une pratique utile, et en plus de cela l’idée nous plait beaucoup.
    Ensuite, une série d’interdictions et de contraintes, même s’il en a déjà (pas au point mais il y a pas mal d’idées sur le blog).
    Et pour finir, une mise sous tutelle administrative. C’est déjà en partie le cas, mais je boucle.
    A la fin de cette phase, et j’y tiens, il pourra dire « Stop ou Encore » Ce sera vers septembre.

    Après, c’est la phase 2.
    Si Stop, bien sur, je continue de l’héberger, mais il vivra dans son coin, et nous dans le notre.
    Si Encore, on passera dans la phase de « resserrement ».
    On visera l’obéissance aux ordres, certainement, comme c’est décrit, avec des rituels.
    Il devra nous obéir à toutes les deux, mais aussi à nos amies, à priori.
    Chasteté conditionnée à l’obéissance, moins de liberté, et si possible, je rendrai la mise sous tutelle quasi irréversible.

    Après, la phase 3, c’est plus vague. On sent qu’il y a quelque chose après, mais on ne sait pas encore quoi. Mais on en est pas là du tout. On a dit 3 phases un peu comme ça, et pourtant on est pas des énarques.
    Voilà les nouvelles. Et petit bonus, Bernard pourra bientôt revenir vous parler.

  32. Retour PingCarole, Béa, Bernard, la suite ... - JeDomineMonMari.com

  33. Marie Séverine

    Les commentaires sur cet article sont terminés.
    La suite est ici : http://jedominemonmari.com/2015/05/carole-bea-bernard-la-suite/

  34. et voila, le dialogue , le dialogue , le dialogue

    il n’y a que cela de vrai, bravo Mesdames et bravo Bernard

    j aime bien les ptits calins des Dames pendant la discussion

  35. Nous n’avons plus de nouvelles de Bernard ni de Carole, sa Maîtresse?
    Leur histoire était très intéressante, il m’aurait plu de connaître son évolution…

    • Bonjour,
      Comme j’ai eu le même sentiment, j’ai eu un échange privé avec carole qui promet des news fin juillet. Elle est particulièrement attachée au port de la cage sur 50% des jours du mois, et ne veut pas en parler avant la fin du mois …

  36. Bonjour Mesdames et messieurs ,

    Quel histoire ! je suis encore tout étonné du retournement de situation de cette relation… Dommage de pas avoir de nouvelle de leurs parts .

    Marie Séverine avez vous des news ?

  37. D’accord 🙂

    Je me permet de vous demandez Marie Séverine
    Avez-vous bien reçu le mail avec l’adresse de mon Épouse ?

    Merci

  38. Bonjour;

    Pensez vous que je pourrais rentrer en relation avec Madame Carole?

    Aviez vous dans le temps parle avec Madame Carole de vive voix?

    Gynarchiste

  39. Un grand merci à vous en tout cas

  40. Quel délire…
    Breacking Bad, je reconnais que c’est assez bien foutu
    Mais Breacking Bite ça vaut le détour…
    Sans rire vous me montrez un aspect de la vie et des rapports entre bipèdes des plus dispensatoires et originaux.
    Pour cela merci et de tout coeur beau voyage à tous.
    P.S : Mais on m’enlèvera pas de la nenette que Freud et Winnicott l’ourson pourraient peut-être un chouya mettre de l’huile dans cette machine comment dire…complexe.
    Tous mes voeux à tous-trois.

  41. En réponse l’article de Bernard
    Bonjour,
    Je m’appelle Jean et je suis marié depuis 8 ans avec Sophie que j’aime énormément.
    Sophie est une grande rousse avec des formes très généreuses.
    Très vite après notre mariage, Sophie s’est rapidement lassé de la taille ridicule de mon sexe et de mon éjaculation précoce.
    Elle se servait de ma langue très agile pour s’occuper de son sexe.
    Pour que j’évite de me caresser Sophie m’a fait porter une cage de chasteté pour avoir tout contrôle sur moi et sur mes orgasmes.
    Comme je suis fou de Sophie je n’ai pas eu le choix que d’accepter ma nouvelle condition de soumis.
    Sophie m’a progressivement emmené vers une relation Maitresse/soumis.
    Petit à petit, Sophie m’a sodomisé avec un gode ceinture et je reçois régulièrement la fessée. En plus j’ai un plug en permanence pour me garder ouvert.
    Maintenant, j’appelle ma femme Maitresse Sophie.
    J’ai commencé à porter une cage pendant quelques jours, puis un mois, deux mois et 3 mois.
    Actuellement, je suis à 6 mois de port de cage sans ouverture.
    Maitresse Sophie ne me donne quasiment jamais d’orgasme car avec mon petit machin, je ne mérite pas de jouir.
    Pour me vider, elle pratique le milking ou elle me fait des orgasmes ruinés.
    De toutes façon, je suis obligé de boire ma semence à chaque fois.
    J’ai porté différents modèles de cage et en ce moment, je porte une Sissy Cage.
    Sophie est une fanatique de dessous féminins.
    Elles les achètent dans une boutique tenue par Elodie.
    Un soir Sophie m’a annoncé qu’elle m’avait fait cocu.
    Pas avec un homme, mais avec Elodie la propriétaire de la boutique de lingerie.
    Je me suis mis à pleurer.
    Elodie est aussi magnifique que Maitresse Sophie, très grande avec aussi des formes généreuses. Elle a le même âge que Maîtresses Sophie
    Leur liaison durait depuis 3 mois et Sophie m’a dit qu’elle était follement amoureuse et aussi devenue lesbienne.
    Elodie est venue s’installer à la maison. Sophie lui a expliquer notre relation de couple et si elle voulait devenir la deuxième Maitresse de Jean.
    Elle a évidemment accepté avec joie. Je dois l’appeler Maitresse Elodie.
    Je n’ai pas de droit de toucher Maitresse Elodie sauf si Maitresse Sophie m’y autorise.
    Depuis ce temps là, J’ai deux Maitresse qui me domine et qui contrôle ma cage.
    Maitresse Elodie a décidé, après en à voir parlé à Maitresse Sophie de totalement me féminiser car elle voulait voir d’homme à la maison.
    Maintenant, je suis devenu Jeanne et je m’occupe entièrement de la maison.
    Je vis une situation particulière avec deux magnifiques Maitresse à qui je suis totalement soumis.
    Maitresses Sophie et Elodie et soumise Jeanne.

    • Tous les clichés habituels de l’affabulateur. Texte déjà lu ailleurs. Digest de tous les fantasmes publiés sur le net. Aucun intérêt.

  42. Bonjour Buquet

    Jai deja vu un blog de ta part sur internet. Ce blog date d’il y a longtemps et jai toujours eut quelques doutes sur la realite de ton histoire. Pourquoui revenir ici alors que le blog etait ecrit par ta maittesse qui ne me semblait pas rousse et elle n’ecrit plus depuis des annėes.

    Moi meme jai ete soumis comme Bernard et jai mes doutes sur l’histoire de Bernard et aussi de la tienne.

    Le plus simple serait que tes dominas telephonent a Madame virginie ou madame Marie Severine. Je pense qu’elles seraient interessees a votre histoire.

    David

    • Entre les fantasmeurs, les branleurs et les affabulateurs, ce genre de blog ne doit pas être facile à gérer. Mes hommages et mon admiration aux animatrices du site qui doivent filtrer les messages. Le mieux possible

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