La vie avec Petra

Petra est dans une phase cruelle.
Ce n’est pas toujours le cas, nous avons même des moments « presque » « normaux » …

Mais en ce moment, Petra me prive avec grand plaisir. Elle me maintient en chasteté double épaisseur depuis 3 semaines, et je suis à cran.
Elle m’interdit de toucher sa poitrine (ce qui va de plus en plus souvent de pair avec la chasteté) depuis la même durée.
Elle ne met pas toujours sa poitrine en valeur, mais en ce moment, elle le fait de plus en plus souvent, comme pour faire monter la pression.
Elle règle également sa domination par la hauteur de ses talons. Plus grande que moi, elle peut facilement créer un écart de 15 cm entre nous si elle le souhaite, et c’est beaucoup !
A ce niveau, tout devient inaccessible pour moi, et tous les matins, je guette avec angoisse la taille des talons qu’elle a choisis.

Mais ce matin, une série de surprises m’attendent, dont une bonne.
Elle va toujours s’habiller de son coté, dans le dressing, auquel je n’ai accès que pour aller ranger ses affaires.
Et comme à chaque fois, j’attends dans le séjour avec impatience, angoisse, et désir ..
D’autant que je suis à cran, ce qui est l’occasion pour elle de me mettre plus facilement le sang en court bouillon …
Et d’autant qu’elle m’a placé des menottes dans le dos avant d’aller s’habiller.

Elle revient avec un ensemble que je connais en partie. Une jupe en laine marron clair. Et un cardigan de la même couleur. Très classes, la jupe ajustée façon crayon moule son bassin et ses cuisses. Le cardigan est assez ample. La laine d’épaisseur moyenne.
Mais il y a deux nouveautés. La première, je ne la connaissais pas, ce sont des bottes courtes, en cuir marron, avec des talons assez hauts, pas aiguilles, en cônes, mais finissant en aiguille juste à la fin.

Je n’ai pas le droit d’assister au choix de ses nouvelles chaussures. Je découvre donc. J’observe du reste que dans les achats récents, il y a plus de 10 cm que de 5, et que la « rotation » du stock prend une pente assez inquiétante pour moi …

Mais l’autre nouveauté, je la connais. C’est un pull très fin, très moulant, que je lui ai offert et qu’elle n’a jamais mis jusque là. Il est beige, plus clair que l’ensemble.
Très fin, je peux voir le soutien gorge blanc à travers, et la poitrine très mobile, très fièrement portée.

Inutile de dire que je suis subjugué et extrêmement frustré. Je reste debout sans rien dire, tandis que Petra semble préparer ses petites affaires.

Elle a avancé une des ses chaises-fauteuils, sans accoudoirs, et a positionné du coté gauche une petite table.
Je connais bien ce manège, je sais qu’elle va installer de quoi passer un moment, pendant que je devrai rester là, immobile, ou faire ce qu’elle m’aura ordonné.

Pour le moment, sans un mot, dans le silence total de la pièce, elle déambule.
Chaque fois qu’elle passe à coté de moi, elle me fait sentir les 15 cm de différence de taille, dont je sais qu’ils seront là toute la journée encore. Et elle resserre les pans de son gilet, cachant ainsi sa poitrine, difficilement, mais pour m’interdire la vision rapprochée. De loin, par contre, j’ai droit à la vision globale, et je remarque que ça danse terriblement aujourd’hui…

Elle attrape un café, un cendrier, ses cigarettes, un journal, un livre, son iphone … cela prend 10 minutes pendant lesquelles je dois attendre… Les talons claquent dans le silence.
Dans ces moments, où je ne peux rien faire qu’attendre, je sens déjà l’humiliation, au travers que je ne suis plus que celui qui attend, et que peu importe le temps.

Elle s’installe confortablement et me fait signe en claquant du doigt de venir m’asseoir à sa droite. Comme toujours dans ces circonstances, elle me désigne fermement du doigt tendu l’endroit exact ou je dois m’asseoir.
Le contraste est toujours saisissant. De l’attente sans rien, sans direction, je suis soudain pris en charge, sous les ordres. Et de façon précise : je suis « conduit ».

Mais une très bonne surprise m’attend : mon visage est juste à hauteur de sa poitrine, tout près, et tout en me souriant, elle ouvre en grand les pans de son gilet.
La poitrine est tout simplement magnifique, le pull extrêmement doux, et les clés de la double cage qui me maintient parfaitement chaste sont là, exactement positionnées sur le bord du surplomb, dans cette situation si exaspérante.
A chaque fois, je me souviens de nos débuts, quand je rentrais du travail et que le prenais Petra dans les bras, lui malaxant la poitrine, le sexe immédiatement en érection contre elle, alors qu’elle n’était alors habillée qu’avec des gros pulls informes ..

Elle me sourit et m’annonce qu’elle est contente de moi, qu’elle va me récompenser …

J’attends, je suis plein d’espoir.
Je vais avoir le droit de toucher sa poitrine pendant quelques minutes, dit elle ….
Mon cerveau s’enflamme…
Mais d’une façon très précise : avec la bouche uniquement, je resterai menotté. Et uniquement sur la partie basse de la poitrine. Ni en haut, ni même sur les cotés. En dessous des clés. Et sur le sous pull uniquement.

Petra précise, en gonflant ses poumons, que pour que ce soit plus agréable pour moi, que je sente bien son corps, elle a mis un soutien gorge sans armature, et sans renfort en dessous.
En effet. Et ça explique que la poitrine soit si mobile…

Et elle ne bouge plus, passe juste son bras droit autour de mon cou pour qu’il ne me gêne pas. J’hésite, et maladroitement, je me lance.
Il me faut du temps pour trouver la bonne position, avec les mains dans le dos, mais j’y arrive, et dès le premier contact, c’est délicieux. Si ma cage n’était pas si serrée, j’en aurais un orgasme. Quelques gouttes ont du s’échapper, je suppose.

Les globes sont énormes, gonflés, chauds, palpitants. Je me tords le cou dans une position difficile pour en profiter, avec douceur.
La position est aussi humiliante, et les clés toutes proches me rappellent le rapport de contrôle et de domination qui s’est installé, qui m’amène à être si content avec quelques miettes, même magnifiques. Mais je sens des ondes de reconnaissance, malgré moi, auxquelles je tente de résister mais qui m’envahissent …

De tout près, la poitrine de Petra est très volumineuse, et la chaleur y est intense. Le parfum se mélange à l’odeur animale. Je sens également le ventre, chaud, car il est très difficile d’accéder au dessous, et je suis obligé de me « bloquer » dans la position.
De sa main gauche, Petra se caresse maintenant le coté de son sein gauche, juste là, sous mon nez, et elle murmure de plaisir en me regardant, se caressant sans aucune retenue. Elle me dis que c’est vraiment doux, que c’est bon … Je veux bien le croire, mais je dois en rester aux lèvres, en la regardant faire et admirer les tétons qui durcissent …

Après un moment, Petra a ramené les pans de son gilet sur les cotés, m’interdisant plus clairement ces zones. On ne se refait pas, et les gestes réflexes sont forts …
Elle ramène maintenant le pan droit avec sa main gauche, passant entre moi et la poitrine, me gênant un peu. Mais dans tous ces gestes, elle prend son temps, fait les choses lentement.

Elle me demande si j’aime bien ses nouvelles bottes. Je lui dis que oui.
Tout en me souriant, elle me demande si j’aimerais bien les lécher, sucer les talons, quand nous aurions fini avec la poitrine, pour la remercier de sa générosité.
Bien sur, Petra, j’aimerais beaucoup, je veux bien n’importe quoi, du reste, pour continuer un peu.

Elle me caresse la nuque, me parlant comme à un enfant que l’on récompense : tu pourras les sucer mon chéri, et tu les lécheras très longtemps. Tu me montreras ainsi ta soumission totale, mon chéri.

Elle a ramené maintenant le pan droit sur toute la partie droite de la poitrine, en plusieurs fois, et je dois tordre le cou pour embrasser la partie gauche, avidement mais en douceur.
Dans un geste très lent, elle saisit le pan gauche et l’ouvre complètement, comme pour le dégager des plis du dos, tout en gonflant sa poitrine. J’en profite, me doutant que ce geste large ne vaut rien de bon.

Toujours en souriant, mais avec une véritable perversité, elle me demande si je suis pressé d’aller lui lécher les bottes.
C’est trop difficile de lui répondre que oui, il ne faut pas abuser. Mais je ne vais pas dire le contraire non plus, c’est interdit. Je ne dis rien… Je vois qu’elle comprend.
Elle lâche le gilet pour remettre les clés bien en place, sous mes yeux. C’est la dernière banderille… Elle reprend le pan du gilet et le rabat très très lentement, comme au ralenti, me chassant de facto de mon paradis, centimètre par centimètre …

Je me recule légèrement, encore comme un peu saoul. Elle ajuste les pans avec soin, laissant juste la place des clés, comme si cela avait une importance.
Puis elle s’immobilise et me regarde.

Je sais que je vais aller lécher ses bottes, mais je sais qu’elle aime l’ordonner. Que dans l’ordre, il y a un condensé de tout ce qu’elle a appris à aimer, à mes dépends, mais sans retour : l’humiliation, la puissance, le plaisir d’ordonner, d’être obéie, d’avoir passé la barre des conventions, la violence contenue, le sadisme, la crainte et de la soumission dans mon regard en retour.

Nous sommes tous les deux immobiles, les yeux dans les yeux, son regard durcit progressivement, comme si elle se concentrait. Elle fait des mouvements avec sa bouche, se mordille l’intérieur, les lèvres…

Je sais qu’ensuite, je vais lécher les bottes, qu’elle fumera, lira, fera des mails, mais aura en permanence un œil sur moi pour me sanctionner si je faiblis.
Qu’elle bougera régulièrement ses jambes de place, pour me voir suivre.
Que cela durera longtemps, et qu’elle me demandera de temps en temps avec une infinie douceur si ça me plaît de lécher ses bottes et si je veux continuer, avant de me l’ordonner avec violence et sévérité.

Sans que nos regards ne bougent, tandis qu’elle sent certainement le plaisir de voir le mien faiblir, elle ouvre les pans de son gilet, en grand, comme un soulagement, comme si elle était déjà seule à cette hauteur, son soumis tout en bas, se redresse imperceptiblement en avant.

Et la voix claque, sèche, forte, autoritaire : « lèche Moi les bottes ! ».

2 Commentaires

  1. Cette Pétra ressemble diablement à Marie Séverine ! Elle est en tous cas magnifique.

  2. Magnifique récit, bien écrit, léger et pourtant si intense ! Comme quoi dans le BDSM il n’y a pas que le fouet qui claque ! C’est même un des jeux érotiques des plus cérébraux… Merci à vous.

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