Le management paradoxal du maris soumis

Bonjour à toutes (et à tous).

Un article sur la façon de manier le management paradoxal avec nos maris soumis, pour mieux les enfoncer dans la soumission.
Pour mon explication, je vais me limiter à ce que je pratique à la maison, et je vais donner des exemples concrets.

Mais pour commencer, un petit mot sur le « pourquoi ». Mon mari est comme tous les hommes qui ont envie de se soumettre, l’idée le fait fantasmer, de préférence selon des scénarios qu’il aura imaginé. Mais ensuite, quand c’est entre mes mains et que je décide, il fait quelquefois disons « la grimace »…
Parce que bien sur quand JE décide, et ordonne, ce n’est jamais le moment qu’il aurait choisi, et jamais non plus de la façon qu’il avait imaginé.

Or les règles sont très simples, de mon point de vue :
– Je décide, il se soumet à mes décisions
– J’ordonne, il exécute.

Pour que ce résultat soit obtenu, ce n’est pas si simple. Et pour qu’il y ait une véritable soumission, y compris à ce qu’il n’avait pas imaginé, il a fallu trouver des moyens de briser sa résistance, de le faire « plier » au moment opportun.
Mes collègues dominantes le savent comme moi, nos maris obéissent quelquefois à contre coeur, et dans ce cas ils ont tendance à se « caparaçonner » dans une attitude mécanique pour que ça passe. Une sorte de protection. Ils obéissent, sans le vouloir vraiment, mais de façon à ce que l’on ne puisse rien leur reprocher.
C’est à ce moment que j’exige de la soumission, les yeux dans les yeux.
Idem quand je lui applique des contraintes, ou des exigences. C’est au moment où il attend que la contrainte cesse enfin que je veux qu’il commence à s’y soumettre. C’est ici que j’utilise le management paradoxal.

Et donc, un exemple simple !
J’ai décidé que mon mari sera chaste pendant 10 à 15 jours, avec une cage de chasteté particulièrement contraignante et « isolante », pour le priver de sensations (j’ai plusieurs cages, pour différents niveaux de privation).
Après 10 jours, il commence à ressentir de la frustration, et c’est le moment que je choisis pour monter un peu le niveau. Je suis plus sexy, je porte des talons plus hauts, le porte les clés de sa cage de chasteté en pendentif sur ma poitrine, pour qu’il admire bien l’association que je fais entre le symbole sexuel qu’est ma poitrine et le verrouillage que j’impose à son sexe.
Quand je le mets en cage, il a un pic « d’excitation » entre 7 et 10 jours. Cela risque ensuite de baisser un peu. C’est donc le moment d’ajouter un peu de management paradoxal.

A ce moment, alors qu’il commence à espérer que je vais commencer à lui parler de libération, je lui impose une nouvelle règle : chaque soir, il doit me convaincre de le garder en cage le lendemain.
Il doit en prendre l’initiative, chaque soir, et doit le faire avec conviction, en prenant le temps de m’expliquer pourquoi il faut, pourquoi il le souhaite, ce que ça peut m’apporter. Je prends le temps de lui poser des questions.
Il y a ensuite 2 possibilités :
– il le fait mal, il n’est pas convaincant : cela me met de mauvaise humeur, je le punis, et je l’assure qu’il restera en cage 2 jours de plus.
– il le fait correctement : je le remercie pour sa proposition, et dans la majorité des cas (assez sadiquement je le reconnais), j’accepte sa demande de rester chaste et verrouillé un jour de plus. Et puis un jour, je refuse, et je le libère.
Mais s’il ne demande pas comme il le faut, il n’a aucune chance d’être libéré, et je suis d’une très grande patience, quand c’est lui qui attend ^^.

Vous n’imaginez pas comme c’est agréable de voir mon mari m’aborder chaque soir pour me supplier de le garder chaste, en lorgnant sur ma poitrine et la clé, alors qu’en réalité il n’espère qu’une chose, c’est que je le libère. Et le plaisir de lui demander les yeux dans les yeux s’il est vraiment sûr de vouloir que je le garde verrouillé, le voir me répondre que oui, et que c’est pour se soumettre !

C’est à ce moment que le lien de domination se renforce et que sa résistance se fracture, coup après coup. Je prends un ascendant irréversible.

Je n’ai pas le temps de vous donner d’autres exemples maintenant. J’y reviendrai plus tard si je peux. Mais je pense que vous avez compris le principe….

Marie Séverine

 

 

14 Commentaires

  1. Bonjour ma belle
    Je vois de jours en jours que l ont peut se passer de leur petite queue
    Il aime me faire jouire avec sa langue et la il est tres douer une foi que j ai bien jouie je ne voie pas pourquoi je lui ouvrirais sa petite cage
    Bisous a vous
    Florence

    • Bonjour, et mes Respects. Grâce à ma nouvelle situation, j’ai découvert – je le pressentais, mais j’en ai la preuve mutuelle – que l’on pouvait faire jouir sa Femme, dans mon cas devenue ma Maîtresse, avec autre chose et autrement qu’avec mon sexe. Avec lui, c’est mon plaisir au final que je recherchais. Désormais, mes doigts, ma bouche, ma langue ont une vraie utilité. Je m’aperçois que je L’écoute. Je cherche avidement les réactions de Son corps à Elle. Et j’aime La voir jouir, follement, autrement qu’en La possédant comme avant. C’est réellement autre chose … et oserais-je Vous le dire ? C’est autrement bon. Je ne regrette rien. Maintenant, nous nous interrogeons à Vous lire sur le choix de ma cage (Silicone), qui peut passer sous un jean, mais pas sous un costume, ce qui pose problème. Car sous contrôle, je parviens à attendre que mon tour vienne. Sans contrôle, je me laisse aller à la masturbation (au moins deux fois/jour lorsque je le peux). Là dessus, je suis faible. Il faut donc qu’Elle puisse gérer cet aspect. Quelle cage pourriez-Vous nous conseiller ? Nous n’arrivons pas à trouver de vraie réponse sur le net. Vous, mesdames, ou un des soumis qui lirait ce commentaire pourrait peut-être nous aider ? Respectueusement.

    • bonjour Florence, vous parlez comme ma Femme…Elle dit que ma petite queue ne lui amène pas assez de satisfaction;et,que donc,Elle ne voit vraiment pas pourquoi je pourrai avoir droit a la jouissance…

  2. Chère Florence,
    Vous avez raison, la priorité doit être votre plaisir et votre jouissance. Mon EX compagne me demandait de la faire jouir avec ma langue et m’autorisait parfois de la pénétrer ensuite en m’imposant un laps de temps très court pour jouir à mon tour. Une fois ce délais passé ou si je ne réussissais pas à jouir sur un simple claquement de doigts lorsqu’elle le décidait (dans le cas où elle choisissait au dernier moment de raccourcir encore le délais prévu), j’étais privé de jouissance très longtemps. Ma soumission n’en était que renforcée. Je pense qu’elle y trouvait beaucoup de plaisir.

    • Alain, formidable encouragement et témoignage. Maîtresse n’attend pas que je réagisse au quart de tour … enjeu difficile pour vous/toi ? Fraternellement dans notre soumission à La Femme.

  3. Une fois de plus très bel article. Je découvre ce site et je dois dire que je suis très enthousiaste de ce que je lis, de l’intelligence des propos tenus, tant des Maitresses qui expliquent que des commentaires.
    Je comprends tout à fait cette histoire de management paradoxal, et je dois confesser que je suis également dans ce cas du compagnon qui au bout d’un moment en a assez… J’ai encore des progrès à faire pour réussir à me soumettre comme cela.
    Et ce « stratagème » de lui faire demander à rester chaste alors qu’il voudrait être libéré… me donne des frissons. Là maintenant, je dois avouer que je suis un peu (beaucoup) émoustillé-e (je me permets de le dire dans un soucis d’honnêteté, mais si c’est déplacé, je ne le dirai plus), donc l’idée me parait terriblement excitante, et j’aurais très envie de vivre cela; en même temps je sais que après l’excitation tombée, ou après du temps, j’aurai envie que ça s’arrête, et si je me projète dans cette situation, je crois que je trouverais ça très dur. Et sûrement très instructif…

    En tout cas, je suis d’accord avec les deux premiers commentaires, à savoir que l’important est le plaisir et le contrôle de Madame

  4. Retour PingCage de chasteté : Et la clé ??? - JeDomineMonMari.com

  5. Avant tout, je souhaite le bonjour à ma Maitresse Lady Jehanne et ensuite à toutes les autres Maitresses de ce monde.
    Je suis un mari soumis. Nous vivons maritalement et nous avons des enfants. Donc pas facile de vivre notre vie D/s au quotidien mais nous avons appris.
    Je suis passé par la période de chateté longue! 2 mois et une semaine au plus long! , En cage, autant vous dire que c’est long, et pire la nuit! Excitation et frustration de la jouissance à la clef…
    Mais avec le temps, ma Maitresse procède autrement car, après en avoir discuté ensemble, bien entendu moi nu à ses pieds, je lui ai avoué que cela finissait par m’irriter et me rendre à fleur de peau.
    Donc, étant très honnête envers elle et respectueux de ses désirs et ordres, si je n’en ai pas l’autorisation, je ne jouis pas. Lorsqu’elle le souhaite, que nous sortons, que je pars en séminaire etc, Elle me pose la cage et me l’enlève à notre ou mon retour.
    Ce qui a changé par contre, c’est qu’elle me « récompense » lorsque je suis un bon chien. Elle me récompense en me faisant jouir, MAIS, de façon complètement inconsidéré! C’est à dire que lorsqu’à un moment, elle peut m’ordonner de me lui donner mon sexe, et tout en téléphonant par exemple, elle me masturbe vite et stoppe JUSTE au moment où je vais jouir mais que le non retour est là. Ce qui fait que j’éjacule mais que je reste frustré de ne pas avoir été masturbé pendant la masturbation ou mes coups de reins, ce qui diminue considérablement mon plaisir et me rappelle que mon plaisir n’est rien fasse à sa grandeur!
    Je dois ensuite nettoyer, très souvent avec la langue, mais elle ne prête pas du tout attentiion à cette éjaculation. Elle reprend son activité aussi tôt comme si j’étais invisible…
    De ce fait, elle me rappelle qui je suis, où est ma place et lui montrant que je reste soumis et obéissant, elle me récompense de cette manière quelques fois 3 fois par jour. Du coup, ne voulant pas perdre ces récompenses chaque jour, je lui obeit au doigt et à l’oeil! Bien entendu, je me dois de la faire jouir de manière remarquable, sans jouir si je le pénètre…
    voilà…
    Merci de votre attention.

    • Je suis le soumis de MAITRESSE IZABELLE
      Je tiens a répondre a MAX a propos des coutumes de sa MAITRESSE
      Pour moi soumis je suis souvent confronté au problème du téléphone lorsque je rentre a la maison elle m’impose d’ètre nue elle vérifie ma cage elle vague a ses occupations et moi aussi spontanément elle m’ordonne de lui présenter mon anus dans la position qu’il lui conviens (a genoux sur le canapé couché sur une table ?????)elle adore me masturber très souvent elle est au téléphone et discute avec ses amies en rient pour moi c’est désagréable si je me plains elle me donne des coups de butoir et avec sa main gauche me tire sur les testicules a chaque gémissement il arrive que sa dure une heure
      Si je suis resté obéissent elle retire ma cage le soir et j’ai droits a un rapport lorsqu’elle le souhaite si non elle me masturbe et me fais éjaculer (elle adore les cunis et autre )c’est la cerise sur le gâteaux pour moi
      Soumis JEAN CLAUDE

  6. Bonjour Marie Severine,

    Très bel article et je comprends bien le renforcement de la soumission lorsque les yeux dans les yeux vous l’obligez à accepter votre domination. C’est certainement un moment très jouissif pour lui. Vous l’avez peut être remarqué ?

    Par contre vous dites que « il a fallu trouver des moyens de briser sa résistance, de le faire « plier » au moment opportun. ». De quels moyens parlez vous ? Est ce toujours lié à la chasteté ou bien agissez vous sur d’autres curseurs ?

    Merci

    Bien à vous
    jc

    • Bonsoir jc
      J’agis beaucoup sur les facteurs psychologiques. La soumission est avant tout une résistance psychologique qui a été pilonnée, puis pliée.

  7. Management paradoxal. Merci pour cette verbalisation plus explicite que “manier le chaud et le froid” comme je dis souvent. Ce management est effectivement une base indispensable pour engendrer une réelle soumission mentale, elle même indispensable pour obtenir la dépendance de votre soumis qui va elle même nourrir la soumission de nos chers serviteurs. Ce fonctionnement est l’exemple que la soumission d’un homme repose pour beaucoup sur les paradoxes de ce dernier. Paradoxe .. pas autant que l’on pourrait le penser car, comme me l’explique souvent un soumis de mon entourage, sa soumission, sa volonté d’accepter les liens qui l’entravent à sa Maîtresse est aussi l’expression de sa liberté. La liberté d’être lui même entièrement, totalement. La liberté de laisser toutes les facettes de sa personnalités s’exprimer sans risque du jugement de la “société”, même celles qui paraissent les plus paradoxales. “Elles paraissent” car en fait elles sont complémentaires. Il dit souvent “Comment pourrais je profiter de cette liberté, cette chance d’être totalement moi même alors que la société vanille ne m’y autorise pas comme elle n’autorise personne de l’être, autrement qu’en faisant don de tout ce que je suis , autrement qu’en abandonnant toute volonté, à la Dame qui m’offrira cette même liberté d’exister entièrement en m’offrant la liberté de la servir”

    Comme quoi le désir de se soumettre est à la fois paradoxale tout en étant très logique. Et rien de tel que la façon de faire, le management paradoxal, de Marie Séverine pour obtenir que le soumis soit lui même l’instrument de sa soumission. Une fois que nous, Maitresses, sommes arrivées à ce point avec un soumis, alors nous pouvons être sûres que celui qui nous sert ne “soumine” pas et que même ce qu’il fait à contre coeur il le fait aussi “paradoxalement” avec le coeur et plaisir. Qu’il se soit soumis par choix (pour certains), par faiblesse (pour d’autres), dans tous les cas, une fois dans cette situation, il sera définitivement dépendant de sa Maîtresse et de son propre besoin de soumission. Une fois ce but atteint votre soumis sera le plus dévoué et le plus loyal des soumis.

    Le Management Paradoxale est indispensable dans toutes méthodes de domination en obligeant le soumis à s’interroger sur lui même et en étant sûres qu’il conclura toujours par le choix d’obéir et de se soumettre, car cette soumission lui permet d’accepter et de vivre avec ses propre paradoxes et d’accepter “paradoxalement” sa soumission. Elle devient sa raison de vivre et surtout un art de vivre qu’il aura choisi en toute “liberté” et dont il ne pourra se défaire :):).

    Vous devinez alors qu’il est possible par le management paradoxal d’amener un soumis très loin dans la soumission et la fidélité, tout comme il est possible qu’il pousse lui même sa soumission à l’extrême. Il nous faut alors, nous les Dames, faire preuve de raison pour le maintenir mentalement là ou nous voulons qu’il soit… mais c’est un autre sujet de discussion..

  8. Bonjour Dame Chloé

    C’est intéressant car cela marche quasi similairement avec une soumise dressée (cela doit être dû à la psychologie des soumi(se)s, qui n’a rien à voir avec celle des Dominant(e)s). Au début, elle semble avoir des limites, mais d’elle-même, en se laissant aller vraiment (se libère des carcans vanille) et s’enfonce dans une profonde soumission, qui la rend heureuse et attachée indéfectiblement à son Maître-voir sa Maîtresse.

  9. Bonjour Luc

    Je connais peu le mental des soumises. Je suis plus habituée aux soumis. L’idée d’une femme soumise m’est un peu étrangère :):). Cependant, je pense qu’il y a certaines différences dans leur fonctionnement et le management paradoxal s’applique. Pas de la même façon, pas pour les mêmes raisons. Idem dans leurs motivations pour se soumettre, mais c’est là encore un autre sujet.

    En fait, je suis persuadée qu’une femme même soumise domine quand même :):). Je l’ai souvent constaté. Du moins dans les relations maitre-soumise, beaucoup moins dans les relations maitresse-soumise. Encore un autre sujet à lancer sur le site.

    Dans tous les cas, la domination mentale est indispensable pour développer l’état de soumission des soumises et soumis et le management paradoxal est un outil indispensable aussi. Par exemple, avec un soumis non maso, j’adore l’obliger à réclamer lui même sa punition en me suppliant alors qu’il déteste ça. Je trouve toujours des raisons pour lui faire reconnaître qu’il adore. Là encore il se retrouve avec des émotions contradictoires qui ne peuvent que favoriser sa soumission. C’est aussi un bon moyen pour le faire progresser, le rendre maso s’il ne l’est pas par exemple ou bien d’autres choses encore. Face à ses propres contradictions il n’aura pour seule solution que de s’abandonner encore plus à la volonté de sa maitresse. Respecter cette dernière étant le moteur premier pour li faire accepter ce qu’il est.

    D’une manière plus générale, obliger un soumis à réclamer sa punition et proposer la façon dont il sera puni est une forme de management paradoxal. Bien sur, la punition n’est pas là pour faire plaisir, sinon vous risquez de transformer votre soumis en souminateur. On se demande alors qui domine qui? (encore un autre sujet de débat :)).

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