Le principe des Ordres

Ce billet de blog concerne un et un seul sujet : les ordres.
Qu’est ce qu’un ordre, comment l’exécuter, le reconnaître, le formuler. Avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit exemple en trois temps pour bien comprendre de quoi on parle.

Vous voulez boire un café….
Vous etes dans un couple ultra classique, vous dites alors « Mon chéri, tu pourrais me préparer un café si c’est possible, ce serait tellement super mon chéri ».
Il répond « oui, attend, je finis ma partie », et dans un cas sur deux rien ne se passe.
Vous êtes naturellement autoritaire et votre mari est simplement serviable. Vous dites alors « mon chéri, tu pourrais me préparer un café s’il te plaît ? ».
Il répond « bien sur ma chérie, je m’en occupe », et 10 minutes plus tard il vous le pose quelque part. C’est mieux, mais voyons la suite.
Vous etes dans une relation de domination bien établie, dans une phase avancée.
Vous claquez des doigts, ou tapez du pied pour lui faire relever la tête et lui dites : « prépare moi un café et sers le moi ».
Il lâche tout de suite ce qu’il faisait, va préparer le café et vient se poster devant vous pour vous demander s’il doit le poser quelque part.

Quelle est la proposition qui est la plus proche de votre situation actuelle ? Qu’elle est celle que vous aimeriez ?
Pour atteindre la dernière étape, et au delà, point n’est besoin de rentrer dans les rites du sado masochisme, de la guêpière en cuir ou du fouet. Il faut dresser son mari progressivement, mais explicitement.

Admettons donc que ce cap soit passé : vous avez pris le dessus, votre mari sait que vous avez décidé de le mettre sous contrôle et sous votre domination, et après les premières étapes, sur plusieurs mois, arrive le moment de commencer à lui donner des ordres.

Tout d’abord, qu’est ce qu’un ordre ? C’est la formulation d’une exigence, d’une action à réaliser, exprimée clairement comme étant impérative.
Quand vous exprimez un ordre, il faut retirer tout ce qui est autour. Pas de « s’il te plaît », pas de « merci », pas de « mon chéri ». Pas non plus de ton demandeur, suppliant, suggestif … L’ordre est dépouillé de tout. « Va me préparer un café ». Le ton doit être neutre, la voix forte, un peu plus que d’habitude, le regard assuré et clair, vrillé.
On peut, surtout au début, ajouter quelques mots qui permettent au mari soumis en apprentissage de bien reconnaître un ordre : « Va immédiatement me préparer un café » ou encore « Va me préparer un café et dépêche toi« . Mais les mots en plus doivent être un renforcement, et pas une atténuation.

La suite compte aussi beaucoup. Votre mari doit reconnaître qu’il s’agit clairement d’un ordre, et s’exécuter sans délai. S’il traîne, il faut tout de suite le reprendre d’une voix plus forte « Dis donc, je crois que je t’ai ordonné de me préparer un café ! » Au point de l’apprentissage, la tolérance doit être proche de zéro. Sinon, c’est la débandade.

Votre mari doit donc agir vite. Vous ne faites plus rien de votre coté, surtout au début. Vous attendez qu’il exécute. Quand c’est enfin le cas, surtout pas de merci, pas un mot, et le regard froid. Pas de reconnaissance. A la limite vous pouvez sembler satisfaite de vous même, pas de lui. Vous ordonnez, il exécute, tout est normal.

A ce stade de l’explication, je dois vous dire que nous sommes toutes formatées depuis l’enfance pour être le contraire de tout cela. Depuis le « dis bonjour au monsieur » et tout ce qu’on nous apprend ensuite, dire merci, être polie, respecter les hommes et leur supériorité supposée, etc …
Devenir une femme qui domine son mari demande étrangement un effort de libération. Soyez en consciente ! Apprenez à le goûter, à le vivre. C’est bien sur aux dépends de votre mari, mais il va apprendre à le goûter aussi, n’est ce pas ?
Dans ce chemin, vous aller délicieusement abandonner les reflexes. Par exemple, ne dire ni « s’il te plait » ni « merci » est au début une contrainte difficile à appliquer. Mais quand on a passé le cas, quel bonheur d’ordonner sans fioritures. Je vous assure qu’il y a une sorte de jouissance dans cette simplification, et que notre tempérament naturellement dominant y trouve une plénitude très très agréable.
Avant de commencer, du reste, soyez aussi consciente d’une chose : vous ne pourrez plus retourner en arrière. Et vous irez ensuite plus loin. La voie est à sens unique.

Je reprends maintenant les explications plus techniques.
Quand vous avez décidé de commencer les ordres, il faut que ce soit explicite. Vous allez par exemple annoncer à votre mari un vendredi soir que vous allez commencer ce wee end, qu’il y aura environ 10 ordres le samedi et 15 le dimanche. Vous lui expliquez comment les reconnaître (le ton, les mots), et vous lui expliquez également qu’il a intérêt à s’y conformer. Il doit également se préparer.
Idéalement, il est en situation de frustration ou d’affaiblissement. Le mieux est qu’il soit en cage de chasteté depuis un moment et que ce soit la dernière épreuve avant une libération (sauf en cas de mauvaise exécution). Ou bien qu’il n’ait pas le droit de toucher à votre poitrine qu’il adore depuis un moment. Ou bien qu’il attende quelque chose de votre part qui tarde, etc …
L’homme comblé, qui a éjaculé 3 fois dans les 2 derniers jours, qui sent son machisme renaître, ne va pas bien se prêter au jeu, vous le comprenez … ^^
Il y a donc une préparation, une sorte de mûrissement à prévoir …

De votre coté, préparez vous aussi, sachez les ordres que vous allez faire tomber, plutôt que d’agir à la volée. Dans le Week end, restez bien sur la cadence annoncée. Il faut au début respecter les règles fixées. Plus tard, vous n’en ferez qu’à votre tête, et il devra s’y plier. Au début, tout doit être cadré, pour vous aussi. C’est la phase d’apprentissage, elle est réciproque ! Vous allez aussi apprendre !

Plus tard également, vous pourrez complexifier. Quand je donne un ordre à mon mari, il doit tout d’abord venir se placer devant moi, les mains dans le dos, et reformuler l’ordre en me regardant dans les yeux, puis attendre. Quand je fais un petit mouvement de tête, ou que je lui dis d’y aller, il exécute.
Ce moment entre l’ordre et son exécution est un moment de soumission intense, répété à chaque fois. Je fais quelquefois durer, pour goûter le pouvoir, et le lui faire sentir. Ou bien je lui pose une question sur son désir que je renforce ses contraintes, etc …
Il doit aussi me vouvoyer et m’appeler Madame, mais c’est une autre histoire.

N’hésitez pas à nous faire un retour de vos expériences. Et bonne domination !
Marie Séverine

12 Commentaires

  1. Bonjour chère Marie-Séverine, c’est Hélène. Je trouve remarquable votre article sur les ordres, et tout autant remarquables vos autres articles. Vous allez loin dans la domination, vous êtes très forte et j’espère parvenir un jour à faire aussi bien que vous. Une question me vient à l’esprit : quel statut social a votre mari, que fait-il dans la vie, si je ne suis pas indiscrète? Je m’explique. Si c’est quelqu’un qui, à l’extérieur du couple, a un fort capital social, une position dominante ou gratifiante, deux questions se posent : est-ce que votre domination pour lui est visible à l’extérieur, ce qui pourrait le mettre professionnellement en porte-à-faux; s’il a un position dominante à l’extérieur, est-ce que ce n’est pas trop humiliant pour lui de devoir vivre sous le joug à la maison?
    Bien à vous.
    Hélène.

    • Bonsoir Chère Hélène. Mon mari est l’un des directeurs d’une petite entreprise. Personne ne sait je pense qu’il est le reste du temps sous mon contrôle total. Comme beaucoup de maris soumis, il doit apparaître comme très attentionné vis à vis de sa femme, rien de plus. Nous n’avons pas de relations proche avec des gens de son entreprise, ça facilite les choses. Mais je connais assez bien sa secrétaire. J’ai même songé à l’approcher encore plus pour en faire une complice sur place. Mais je n’ai pas encore exploré cette voie, c’est délicat. Simplement, je suis prête, si l’opportunité se présente …
      Si c’est humiliant pour lui à la maison ? Ça arrive, en effet. Il n’est pas naturellement soumis, ce qui était beaucoup plus intéressant que s’il l’était. Dresser un hamster est moins amusant que de dresser un tigre….
      Un tigre dressé reste un tigre au fond de lui, et comme je suis inflexible, il doit de temps en temps se sentir humilié.
      Bonne soirée Hélène, et n’hésitez pas à commenter ou écrire ^^

  2. Bonjour,
    Sur le fond je suis de votre avis, l’homme doit comprendre que ce que vous demandez n’est pas discutable et exige qu’il agisse comme vous l’indiquez. Mais sur la forme ? Cela ne peut-il pas rester un « peux-tu me fair un café mon chéri » …..vous pouvez le dresser à comprendre que votre « courtoisie » n’est pas de la faiblesse.

  3. Bonjour marie-severine , c est Josiane , j ai enfin trouvé votre blog que je trouve superbe ! Pour répondre a la question d Hélène chez moi mon soumis doit aussi toujours être a mon service et les personnes qui nous entoure prennent ça pour de la galanterie et ne soupçonne pas ce que nous vivons a la maison . par contre il sait aussi quel personne je veux qu il respecte et celle que je ne veux pas ! Il ne semble pas du tout frustrer que du contraire il est prêt a tout pour mon propre plaisir ! Nous avançons de plus en plus dans ce domaine et on est pleinement heureux on trouve juste dommage que quand on est en dehors de chez nous nous ne pouvons pas vivre pleinement notre mode de vie au risque de choquer certains ! Et afin de protégé notre famille !

  4. Bonjour Marie Séverine.
    Encore félicitations pour votre manière impeccable d’écrire. Ce que vous décrivez, on le sens dans vos termes, est issue d’une pratique assidue. Ce qui rend vos conseils d’autant plus intéressants.
    Pour ma part, j’ai vécu cette situation typique : le rituel du « Service du café ». Et cela se passait exactement comme vous le décrivez lorsque nous étions, seuls, dans notre intimité.
    Jusqu’au jour ou une amie est arrivée. Nous avons basculé dans la vie publique à ce moment là car elle ne connaissait pas nos rapports.
    Cet ordre devenait incohérent avec la vie publique que je mène et pouvait mettre en danger ma crédibilité dans mon travail et à termes nuire à notre couple.
    J’amène donc le sujet de la confidentialité et de la confiance dans le couple qui vit ce type de relation.
    Quelles sont donc les limites à respecter pour vous, même si j’ai bien compris que dans l’intimité, il ne peut ne pas y en avoir en fonction de l’état d’avancement des deux prétendants.
    Une Bonne journée à toute l’équipe.

  5. Marie Séverine

    Bonjour Paroledhomme.
    Vous avez tout à fait raison, il faut préserver une partie de la vie de nos maris soumis vis à vis de l’image que leur soumission pourrait donner à leur proches ou collègues.
    Mais il y a des façons de procéder pour cela.
    Pour notre part, par exemple, la plupart de nos amis pensent simplement que mon mari est extrêmement serviable et attentionné (ce qui fait que je suis souvent jalousée par les dames ^^), mais en ignorant que s’il s’est mal comporté, même si je n’ai pas pu le remettre à sa place séance tenante, il y aura quelques règlements de comptes le moment venu.

  6. Merci Marie Séverine pour votre réponse que je partage totalement.

  7. Marie Séverine

    J’ajoute un commentaire sur le vouvoiement. Mon mari doit me vouvoyer à tout moment et m’appeler Madame.
    Bien sur, il y a des moments où ça n’est pas possible devant des tiers.
    Pour autant, il ne doit pas me tutoyer. Il doit trouver le moyen de s’exprimer sans le faire. Il est devenu expert. Le plus souvent avec des formules impersonnelles.
    Par exemple :
    Au lieu de me demander où sont les clés de la voiture, il me dira « je me demande où sont les clés de la voiture »
    Au lieu de me dire « peux tu regarder ceci » il dira « je crois que ça vaut le coup de regarder ceci, n’est ce pas ? »
    Il n’y a jamais d’écart. (sinon il lui en cuirait).
    Il n’a pas le droit non plus de me dire le mot « non ». Il doit tourner autour, et bien sur ne jamais refuser. Ni protester !
    Pour résumer, devant des tiers, tout en les préservant, on peut avoir des règles codées et…
    … strictes !
    Marie Séverine.

    • Très intéressant! Cela va loin, et cela donne un objectif également!
      Merci pour ces exemples! Je raffole de cet ambigu rapport au « monde extérieur », comment faire cohabiter sans annuler.

  8. Bonjour,
    Nul risque que ma petite femme me demande un jour de la vouvoyer, et encore moins de lui dire « Madame ». On lui a tellement servi du « M’dame, M’dame » professionnellement qu’elle ne le supporte plus oufff !!! En revanche, sans vouloir m’immiscer dans cet échange, le … « il lui en cuirait » … sous entend quoi ?
    Cordialement.
    Yves.

  9. Merci vous m’avez fait comprendre ce que mon soumis attend de moi des ordres de l’autorité.
    D’un naturel sociable voir sympa j’étais trop gentille polie « s’il te plait merci »
    Notre éducation quand elle nous tient, après lecture j’ai saisi ferme autoritaire

  10. Bonjour Madame Cathie
    Je ne sais pas si votre soumi attend quelque chose de vous, mais la question serait plutôt : qu’attendez-vous , vous de votre soumi ?
    Si être autoritaire vous permets d’avoir plus de liberté , plus d’attention, moins de charges à la maison, alors OUI, vous avez raison, il faut être autoritaire

    Bon cheminement à vous dans la Domination.

    Chris isere

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