Les cadavres ne bandent pas

Je tangue, balance, chaloupe, porté par les employés des pompes funèbres dans mon cercueil. Ils sont un peu désinvoltes je trouve. Derrière suivent les deux femmes de ma vie, robes noires et chapeaux à voilette – plus classe que des lunettes noires pour cacher les yeux rougis de larmes – et quelques amis, pas foule en vérité.

Mais qu’est-ce-que j’ai à vous bassiner à l’orée du grand saut ? Bavard ? Même pas, mais il faut que je vous raconte comment j’en suis arrivé là, pas que vous fassiez les mêmes bêtises que moi. La luxure sans entraves, ou avec, faut pas en abuser. Classique, en groupe, sodomie, bondage, qu’importe, il faut de la mesure.

Je me suis jeté sous un bus. Oh oui je sais, j’ai honte. Le choc que j’ai dû donner au chauffeur, aux passants, le trauma, c’est moche. Mais j’ai paniqué, pas réfléchi, foncé sous les énormes roues. Heureusement j’ai pas laissé d’enfants, juste une plantureuse assurance-vie à ma femme, Christine. Dans le journal c’est marqué « accident », vous et moi savons ce qu’il en est. Alors j’essaye de me racheter un peu en vous racontant tout ça… Que personne refasse les mêmes erreurs que moi.

Et mon histoire qui part dans tous les sens. Je vais vous la faire chronologique, dans l’ordre, méthode et clarté.

Ça commence, j’avais treize ans. J’habitais la cambrousse, genre plat pays, enfin, un peu vallonné tout de même, juste assez de relief pour masquer l’horizon, pas assez pour donner à voir… canyons, falaises, à-pics, tout ça. A l’époque, c’était pas le moyen-âge non plus, mais la cambrousse avant internet, le portable, la télé-satellite, c’était vraiment la cambrousse. La vie culturelle dans le coin c’était télé-foot-alcool, un peu mince pour un adolescent en pleine puberté. Puberté précoce, explosive.

Toutes les nuits je faisais le même rêve. Je marchais dans une rue animée, les gens passaient tout autour et puis je m’apercevais que j’étais habillé en fille. Les autres personnes avaient pas l’air de le voir ou de trouver ça bizarre, moi j’étais hyper-gêné. J’essayais de partir, courir, mais mes jambes pesaient deux tonnes. Et toujours la peur que quelqu’un réalise, me montre du doigt… Et puis ça changeait. Pas le décor, moi, un petit vent coulis entre mes jambes… agitait ma jupe. Je sentais le tissu caresser mes cuisses, l’ourlet frôler dessus mes genoux, toute ma conscience concentrée dans cette jupe, ses plis et replis, une sensation délicieuse, inédite, m’emportait… loin… et je me réveillais trempé de sperme et m’accrochant à ces sensations exquises mais fuyantes.

J’ai compris alors que le bonheur de vivre ne se limitait pas à un estomac bien rempli, un bon film, des blagues entre potes. J’ai découvert, oserais-je dire, la transcendance ? En tout cas sur le moment ça m’a fait cet effet. Mais qu’est-ce que ça signifiait tout ça, ce rêve ? Le sperme je savais d’où il venait, mais il était pas sensé sortir comme ça, sans prévenir, sans raison valable, du moins c’est ce que je pensais.

Mon père était mort, j’avais deux ans, élevé par ma mère ça ne m’avait jamais posé de problème. Sauf. Elle faisait des ménages, gagnait peu, juste assez pour nous deux.

La literie tachée elle l’enlevait quand j’étais pas là, je trouvais des draps frais en rentrant de l’école, elle m’en a jamais parlé. Moi pareil, j’aurais pas su par où commencer. On a continué notre petite vie, avec beaucoup de lessive en plus et plein de questions dans ma tête.

Un jour elle m’a annoncé l’arrivée d’Elodie. C’était une cousine que ses parents éloignaient à cause de « problèmes de comportement ». J’ai jamais su plus. Toujours ça, ils payaient gras pour la garde. J’en ai déduit que ça devait être une trop chaude lapine qu’on envoyait se rafraichir à la campagne. Pas que ça me fasse rêver, espérer, miroiter des soirées de débauche. Elodie c’était une grande, seize ans vous pensez, pour moi le bout du monde, inatteignable, pas approcher.

Elle est arrivée, jambes minces dans sa jupe en jean, T-shirt informe, baskets… pas la beauté fatale que je pensais. Visage encore poupin sous ses boucles blondes. Elle était en seconde, j’étais au collège, tous les jours on prenait le même bus pour aller dans le même établissement, dans un petit bourg. Les bus scolaires rappliquaient de tout le canton pour peupler l’usine à apprendre. Je la surveillais du coin de l’œil, elle trainait pas avec les garçons, les envoyait paître même, plutôt solitaire. Encore un mystère.

A la maison le va et vient lit-lessiveuse-lit ne faiblissait pas. Ça faisait sourire Elodie, j’en rougissais des couleurs… pivoine, écarlate, coucher de soleil sous les tropiques, rubis, un nuancier à moi tout seul.

Alors que maman était sortie, Elodie bouquinait dans sa chambre.

— Viens voir, qu’elle me fait. Je peux régler ton petit problème, elle ajoute.

Et me voyant désemparé,

— Oui celui-là. Enlève ton froc.

Elle continue à lire tranquillement.

— Ben qu’est-ce t’attends ? On est seuls, je vais pas te manger.

L’air gourmand tout de même.

Enfin je baisse mon pantalon, mains tremblantes, et elle :

— Mais non, faut l’enlever, et les chaussettes sinon ça va encore tacher.

Bon, là je comprends le tableau, clair et net. Le bas enlevé je m’approche d’elle. Elle continue à lire. Je bande tout ce que je peux. Elle jette un coup d’œil rapide à ma trique et me branle tout en continuant à lire, l’air de s’en foutre, c’est très humiliant. Mais vite au galop la familière sensation nocturne revient, et cette fois c’est pas du fugitif, pas du rêve. Je vis pleinement cette extase mêlée de honte et de peur un peu aussi. Elle passe sa main le long du manche et titille le frein avec le pouce. Basique mais moi je pars direct au paradis. Le foutre jaillit d’un coup, elle en a plein les doigts. Contrariée. Colère et mépris, je sens.

— Mais fais quelque chose, bordel !

Je m’éponge sommaire avec mon froc et cours à la cuisine chercher su sopalin. Elle s’essuie les doigts et s’en va se laver les mains. Pendant ce temps je nettoie par terre. Quand elle revient c’est :

— Encore là ?

Je détale. On m’y reprendra, tiens.

Maman n’a jamais demandé pourquoi je stockais du sopalin dans ma chambre. Elle devait se méprendre sur son usage exact, pas de beaucoup certes, en tout cas ça lui faisait de la lessive en moins.

Tous les jours on m’y reprenait. Discret. Au début Elodie me faisait signe d’un claquement de doigts, toujours condescendante, toujours l’air détaché. Quand elle a arrêté de m’inviter c’est moi qui suis venu japper à sa porte. Elle me faisait attendre, m’ouvrait courroucée ou dédaigneuse, les deux parfois, serviable toujours. Mais fallait que je demande poliment sinon elle faisait semblant de pas comprendre ce que je voulais.

— S’il-te-plait Elodie, veux-tu me masturber ?

Et après,

— Merci Elodie de m’avoir branlé.

Ça faisait très con. Hélas j’aurais tout fait pour ma minute d’étrange plaisir, insolite, exotique, obscur, équivoque, suspect. Elle ne se salissait plus, je fournissais en sopalin préventif ses douces mains et ma bite insatiable. Des rouleaux entiers imprégnés de gelée aromatique, suffocante que je faisais disparaître dans des sacs-poubelle, le poêle à bois, le bord de la route, y en avait tant je trompais personne. Fallait juste préserver les apparences, la vraisemblance, même ça c’était pas évident. L’essuie-tout gonflé de foutre je pouvais pas le compacter, ça suintait, ni le laisser à l’air libre, ça sentait. Casse-tête.

Je n’ai pas eu à tout faire pour ma minute de magie, seulement ses corvées quand maman était au boulot. Et elle contrôlait, fallait que ça soit nickel sinon privé de dessert. Par contre elle se gênait pas pour saloper mon boulot attitré, marcher les pieds dégueus sur mon parquet fraichement ciré histoire que je me fasse engueuler, juste pour le fun, son plaisir à elle, perverse !

Elle ne jouait pas toujours les hautaines en me besognant. Son dernier truc, elle tenait ma bite comme un joystick, me faisait vibrer à son gré en faisant des bruitages grotesques… Vroum vroum quand elle faisait monter la pression… Pfuuui quand elle laissait retomber… Elle contrôlait mon corps comme un jeu vidéo, elle devenait accro. Mais c’était toujours elle qui faisait la meneuse de jeu et moi le jouet. J’étais le plus atteint. Elle jouait avec mon corps, c’était tout mon être qui réagissait, vibrait. Je ne faisais pas le jouet. Je me sentais jouet, j’étais jouet et j’en jouissais. Plus rien d’autre ne comptait dans ma vie, l’extase dans l’abaissement. Septième ciel et septième dessous. Paradis et enfer sous le règne d’une déesse de seize ans…

Une dernière anecdote et je passe à la suite. Je crains de vous lasser mais ça m’a marqué. Elodie avait tiré un portefeuille, elle m’a forcé à m’accuser pour la dédouaner. Qu’est-ce qui lui a pris de le planquer chez nous ? Exprès ?

Maman n’en pouvait plus de colère.

— Il faudrait lui donner une fessée à ce gamin, dit Elodie, l’air faussement badin.

— Mais oui !

Maman a pris la balle au bond, que c’était une bonne idée ; Elodie se récriait, qu’elle plaisantait. Pour finir je me suis retrouvé cul nu sur les genoux de maman. Ça m’était jamais arrivé. Elle m’a frappé et frappé à en avoir mal aux mains tant elle était colère. Elodie me regardait discrètement par dessous la chaise. Je voyais son visage à l’envers me faire des moues et des clins d’œil pendant que je hurlais de douleur et de honte. Après maman m’a mis au coin, le froc sur les pieds. Sous le regard d’Elodie je bandais fort. Elle me branlait discrètement en veillant à m’abandonner au seuil de l’explosion. Je me taisais, je ne voulais pas que ma mère voie mon érection. Elodie centuplait mon humiliation en jouant avec ma trique dont elle savait anticiper chaque réaction, chaque réponse à ses caresses. Je pleurais silencieusement, elle adorait ça.

Deux ans plus tard Elodie nous quitta avec un certificat de bonnes vie et mœurs délivré par maman. Au début j’ai déprimé. Chagrin d’amour chantonnait maman. Je me branlais en pensant à ma tourmenteuse mais c’était pas pareil. J’avais pas honte comme quand elle était là, je buvais de l’eau tiède après avoir goûté aux liqueurs, alcools, capiteuses boissons, enivrants supplices.

Comble, les rêves sont revenus et les taches nocturnes. Faute d’Elodie je me contentais de ces joies fugaces et salissantes. Et puis j’ai eu une copine. Une copine normale. Au début la nouveauté m’a distrait. Je suis passé de fille en fille, l’eau devenait toujours plus insipide tandis que le temps passait. C’est Christine qui m’a sauvé. Provisoirement comme vous savez, public informé.

J’étais amoureux d’elle. Vraiment amoureux. Je veux dire, la baise c’était secondaire, d’ailleurs elle était pas trop portée sur la chose. J’avais envie de la choyer, de la caresser, de la remercier tout simplement d’exister, de donner enfin un sens à ma vie. Oh bien sûr ma queue me tourmentait toujours, mais j’oubliais tout ça dans l’amour de Christine, plus fort que la luxure, l’extase des sens, la sensualité débridée.

Et puis ça s’est gâté. J’étais assis dans un café quand une femme au beau corps épanoui vint s’asseoir devant moi.

— Je peux ?

C’était pas une question, c’était Elodie dix ans plus tard. Disparues les jambes maigres dans la mini-jupe en jean, elle portait tailleur et escarpins avec prestance, avec élégance.

— Je suis entre deux soumis, ça te dirait de venir faire le ménage chez moi ?

Ça faisait beaucoup à digérer d’un coup. Elodie en femme fatale qui retombait dans ma vie. Ma bite a vite reconnu sa maîtresse, frustrée qu’elle était de plaisirs intenses.

— Je peux pas, je suis marié, que je dis en montrant mon alliance.

— Jolie, dit-elle. Et comment va monsieur ton membre, heureux ?

Dix ans et elle lisait encore en moi à livre ouvert. Non pas heureux, mais de là à replonger dans la fange…

— Alleeeeez, juste une fois, en souvenir du bon vieux temps.

Juste une fois, la rengaine du fumeur, de l’alcoolo, du junkie, je peux pas plaider l’ignorance. Juste une fois, mais oui pourquoi pas ? Je le mérite, non ?

En plus c’est pas comme si je savais pas à qui j’avais affaire. Le supplice de l’orgasme sans cesse reporté après la fessée, je m’en souvenais bien.

Tous les soirs je passais chez elle en rentrant du boulot, juste pour nettoyer ses chaussures et baiser ses pieds. Une passion les chaussures. Elle en a, j’ai jamais eu le courage de compter. Le samedi après-midi mon uniforme de soubrette m’attendait ainsi que le nettoyage intégral de son appart’. Elle m’a appris à faire joliment la révérence à coups de cravache dont j’ai dû dissimuler les marques à Christine. J’étais devenu incollable en produits de nettoyage, détergents, canards vécé, cires à bois…

Pendant que je trimais elle allait se promener. Quand elle revenait avec une copine je devais être aux petits soins sous peine de me faire enculer à coups de gode-ceinture. Je n’aurais échangé ces moments contre rien au monde, à part Christine bien sûr. Quand j’avais fini mon service, si je n’étais pas puni j’avais le droit de me branler devant elle. Moi-même. « Je ne mets plus la main à la pâte qu’elle disait ». Parfois j’avais le droit de chevaucher une de ses bottes. Quand j’avais bien léché les pieds d’une de ses copines, que celle-ci était contente genre « il est adorable ton soumis », j’avais droit au graal, la récompense absolue, la rarissime caresse. Elle enfilait la paire de bottes de mon choix et j’avais le droit d’y frotter ma queue – rendez-vous compte – pendant qu’elle les portait. Je sentais la chaleur de ses jambes à travers le cuir fin, chaque frémissement de son mollet se communiquait à ma verge. Quel bonheur. J’en pleurais de joie tout en léchant mon sperme sous son regard narquois.

Christine et moi nous dinions un soir dans un restaurant chinois, la petite table chargée de plats de viandes, de riz, de nouilles, un peu éméchés. Pendant que j’évacuais ma bière chinoise aux toilettes, quelqu’un est passé. En tout cas Christine tient une enveloppe. Blême. Dedans il y a un gros paquet de photos de moi en train de faire la bonniche chez Elodie et plus quand affinité. Elle me lance un regard. Je sais pas comment décrire. Déception, mépris, colère, désarroi. En un instant je sens que je suis devenu un objet de dégoût pour elle. Je cours vomir sur le trottoir, l’angoisse s’insinue dans chaque fibre de mon corps, mon cœur bat à cent à l’heure, je ne suis plus que désespoir. Les photos c’est Elodie qui les a prises. Mais qui les a imprimées ? Données à Christine ? Qui peut me haïr à ce point, moi qui suis l’être le plus inoffensif du monde ?

J’entends les sanglots de Christine jusqu’à l’extérieur. Elle hurle son chagrin et son horreur. Son horreur de moi. Je n’en peux plus, je cours sans réfléchir, je veux mourir, un bus roule à fond la caisse…

Et voilà. Une morale à cette histoire ? Je sais pas, un exemple certainement. Un contre-exemple. Comment rater sa vie en une leçon définitive.

Le cercueil approche du trou. Elodie et Christine se passent des kleenex. Ça me fait quelque chose je dois dire. Dans un sens je les ai aimées toutes les deux, pas pareil bien sûr.

cadavre 1Ça y est, je suis au fond. Bientôt le grand saut vers l’inconnu. On me jette des mottes de terre et des fleurs. Les amis s’éloignent pour donner de l’air aux deux femmes. Je les vois se consoler l’une-l’autre. S’étreindre. Les voilettes se lèvent, elles s’embrassent à pleine bouche, elles se pelotent, les mains sur les fesses, les mains sur les cuisses, les mains partout. C’est l’amour-passion ça, le grand déferlement émotif, érotique. Mais qu’est-ce qui se passe ? Je suis cocu ? Complot ? Conspiration ? Je voudrais crier mais je suis mort.

chambre et couloir interditsAh elles sont belles mes deux perverses. J’aimerais bander mais…

FIN

Camille Destouches

7 Commentaires

  1. Retour PingOh la jolie petite nouvelle de notre nouveau venu !

  2. Excellent témoignage qui évoque, à n’en pas douter, la forme ou/et le fond des composantes de l’enfance de tous ceux qui sont devenus des soumis ….

    Dans ce sens, on peut dire que tout se joue dès l’enfance si …, sauf si … ! Mais, précisément, c’est cette éventualité qui ici n’est pas (ou ne peut pas être présente ?) ou n’a pas été choisie …

    Ce qui serait aussi intéressant mais qui ressemble pour le moment (jadis on disait … la face cachée de la Lune), ne serait-ce pas les impressions synchronisées d’Élodie !

    *Puisque qu’il y a complicité profonde entre les deux participant(e)s, serait-ce impossible que suite à des échanges menés par vous, Maîtresse, vous arriviez à mettre en évidence et dévoiliez plus au grand jour une mise en correspondance plus profonde, structurelle, entre notre désir de soumission et votre joie personnelle ? Une mise en adéquation beaucoup plus fraîche, vraie, que les résultats qui sortent des études de spécialistes de la psychanalyse se confortant dans un langage normalisé, abstrait, relativement loin des impressions, ressentis, imprégnations vécues et réactivées et amplifiées jusqu’à un certain équilibre ou, sinon, toujours plus extrêmes ?

  3. Camille Destouches

    Merci Marie Séverine d’avoir donné un si bel écrin à mon histoire.
    Meilleurs voeux à toutes les blogueuses,
    Camille

  4. Bonjour,
    je viens de lire ce très beau récit de madame Christine. merci de l’avoir partagé.
    Moi, je suis un homme marié de 64 ans, et nous ne pratiquons pas la domination .
    Parfois, je me dis que j’ai du rater un aiguillage dans ma jeunesse car je pense que j’aurais été heureux de vivre avec une femme telle que Vous autres.
    Ainsi va la vie. je vous souhaite beaucoup de bonheur et de plaisirs.
    Bien respectueusement.
    Jean-Marie

  5. Retour PingOh la jolie petite nouvelle de notre nouveau venu ! - JeDomineMonMari.com

  6. Magnifique, joliment écrit, beaucoup de soumis doivent se retrouver là ?
    C’est un condensé de leurs visions de la sexualité, j’aime bien la phrase où il est écrit qu’une sexualité  » normale  » est bien morne, insipide, ce sont les mots de mon soumis quand il parle de sa vie d’avant …
    Bravo à vous Camille !

    • Bonsoir Mme Fleur

      C’est vrai que la dernière fois que je vous ai répondu …çà ne nécessitait pas forcement une suite de votre part… même si j’attends le texte de votre conjoint, en vous remerciant.

      Mais là, votre remarque m’interpelle : sexualité » normale » est bien morne, insipide, ce sont les mots de mon soumis quand il parle de sa vie d’avant …Evidemment que pour votre compagnon soumis, sa vie sexuelle d’avant ne lui convenait pas, puisqu’il ne peut être heureux (sexuellement aussi du même coup) qu’en étant en cohérence avec son genre = »homme soumis vrai » . La preuve c’est qu’il vous a amené à le soumettre et à changer de genre vous-même (même si vous aviez des prédispositions …:)).

      Là ou je vous rejoins c’est que ces soumis n’ont, et pour cause, pas la même vision de la sexualité que les hommes de genre « homme majoritaire » et donc ils auront tendance à rabaisser, ce qu’ils n’ont pas vraiment envie au fond d’eux, la sexualité du genre « homme majoritaire ». Ils ne peuvent pas en comprendre les délices …ils ne sont pas fait pour, comme d’ailleurs le genre « homme majoritaire » aura beaucoup de mal à comprendre la sexualité de ces soumis

      Cordialement
      Gérard

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