Mise sous contrôle, Obéissance, Mise au service, Dressage, et les autres

Bonjour,

Depuis un moment, et surtout depuis que je reçois pas mal de correspondance, j’ai envie de faire cet article pour discuter des différents concepts que nous sommes amenées à manipuler lors de la domination de nos maris ou compagnons.

Je ne détiens pas la science infuse, hein ? Je tente ici d’exposer les concepts tels que je les pratique, et tout peut être discuté.  J’espère que ça le sera, du reste, c’est fait pour. Et si les mots ne sont pas les même d’un couple à l’autre, il reste qu’il est intéressant de distinguer les concepts, pour mieux les appliquer avec méthode ensuite. Et comme nous avons de nouvelles, et quelquefois jeunes femmes qui ont envie de se lancer, il faut donner des éléments de méthode pour que les maris soient bien mis sous coupe réglée :))

Mise sous contrôle.

Sous cette expression, je range tout ce qui permet à la femme de contrôler son mari. Non pas forcément et seulement le contrôle à posteriori, comme la notion de « contrôle » de l’école, mais la « mise sous contrôle » au sens où vous pouvez décider à sa place, et que tous les paramètres de sa vie sont sous votre autorité. Je vais illustrer longuement.

La mise sous contrôle commence souvent par la prise en main administrative. Curieusement, c’est très souvent le cas dans les couples classiques. Madame tient souvent les comptes et règle la majeure partie des activités administratives. Dans mon couple, j’ai poussé la situation assez loin. Je vous explique.

Financièrement, nous avions chacun notre compte. C’est toujours le cas. Il faut savoir qu’il est important que votre mari ait son compte, s’il n’y a pas de compte joint. Pour percevoir salaire et autres, c’est obligatoire. Et il faut en cas de conflit pouvoir montrer qu’il n’a pas été lésé.  Cela dit, j’ai pris le contrôle de son compte en changeant les identifiants internet et en mettant la main sur le courrier, et je lui en ai ouvert un autre, dans MA banque, qui est une banque de type affaire, assez petite, ou la conseillère me connaît bien, et ne change pas tous les ans.
Il est venu avec moi signer les papiers, pas de chéquier, une carte bleue minimum, pas de relevés par la poste.
Ensuite j’ai transféré les RIB de son ancien compte au nouveau, en faisant le tri de ce que je jugeait utile ou pas, et j’ai fermé son ancien compte. J’insiste sur un point : j’ai tout fait moi même, il le savait, mais ne savait pas ce que je faisais ou choisissais. Il ne le sait toujours pas, ce qui lui retire de fait toute possibilité. JE GERE, et il ne s’en occupera plus jamais, ni ne saura. Il n’accède pas aux données en ligne bien sur, il peut utiliser sa carte bleue en voyage business, le liquide que je lui donne (il n’a pas droit aux distributeurs). S’il y a des chèques à faire, je m’en occupe.
Je crois pouvoir dire que financièrement, il est sous Mon contrôle.

Administrativement, c’est la même chose. Un exemple, les archives personnelles.
On a tous nos boites ou classeurs avec nos fiches de paie depuis le début, nos factures pour les garanties, les documents de mariage, de divorce, de ventes ou d’achats, de banque etc …
A un moment donné, j’ai fait main basse sur ses boites. J’ai décidé de trier ce qui ne sert plus à rien, pour le brûler, et de reclasser le reste … dans mes archives à moi !  J’ai donc mis les papiers de sa voiture dans mon classement voiture, les factures pour garanties idem et y compris les documents de son divorce antérieur et de la vente de son ancienne maison. Il ne sait pas exactement ce que j’ai fait, mais il sait que j’ai tout redispaché dans mes classeurs, qui sont sous clé, et que lui n’a plus d’archives ^.
Puisqu’il est définitivement sous mon autorité, il n’en a plus besoin.
Je dois avouer que ça lui a fait une impression étrange, et que je le comprends. J’ai du faire doucement pour ne pas le choquer, mais c’est admis.

La mise sous contrôle la plus « classique » (ça ne l’était pas encore il y a 5 ou 10 ans, mais c’est devenu plus courant), c’est la cage de chasteté, c’est à dire la mise sous mon contrôle de son activité sexuelle. C’est une composante très très importante, que je ne développe pas ici mais dans d’autres articles. Mais il faut commencer assez vite, et faire monter le niveau par pallier, jusqu’à une situation de mise sous tutelle parfaite.
C’est moi et moi seule qui décide quand il peut bander, jouir, ou juste « couler ». Il peut demander, supplier, mais c’est moi qui décide. Et tant que je ne le lui accorde pas, son plaisir reste très localisé vers son arrière train …

J’ai avancé sur d’autres paramètres, avec plus ou moins de réussite.
Ses déplacements business sont sous contrôle, avec un tracker GPS/GSM, mais il doit me signaler chaque changement de position par SMS. J’ai accès bien sur à ses mails et autres moyens de communication, que je peux couper par mesure de rétorsion.
Sa façon de me parler, de me répondre, est parfaitement régentée et codifiée.

Je crois pouvoir dire que mon mari est sous Mon contrôle, mais attention, cette progression s’est déroulée sur près de 2 ans, et doit être poursuivie ou entretenue.

Obéissance.

C’est pour moi tout autre chose. Et ça commence après le début de la mise sous contrôle. Je veux dire que cette mise sous contrôle doit avoir commencé avant de faire obéir son mari.
En particulier, si votre mari ou compagnon est enfermé en cage de chasteté depuis un petit moment (au moins 5 à 10 jours), et que la clé de la cage est portée en pendentif sur votre poitrine, vous allez voir que l’obéissance progresse beaucoup plus vite …

Là aussi, je ne veux pas reprendre le contenu d’articles parus ou à venir, mais le principe est d’obtenir l’obéissance à n’importe quel moment, de façon stricte.
Sous chasteté, c’est plus facile, et il faut profiter de ces moments pour lui faire acquérir les réflexes et habitudes. Mais le but est qu’il soit ensuite toujours prêt.

Un petit exemple. Mon mari rentre le soir, et après les servitudes d’usage, avec un petit verre que nous prenons ensemble, il commence à me raconter de façon passionnée une affaire qu’il est en train de traiter. En plein milieu, je l’interromps pour lui ordonner de lécher mes bottes. Il pose le verre, se mets à 4 pattes et commence en silence. Il doit dans la mesure du possible me regarder en même temps pour manifester sa soumission (et c’est plus facile quand je suis assise). La règle est que c’est moi qui donne le top de fin. Je vois dans son regard que ça l’agace, qu’il voudrait finir de raconter son histoire. Alors je fais durer en le regardant, toujours en silence, pour que ma domination pèse bien lourdement sur lui.
Il me racontera la suite, bien sur, dans la bonne humeur partagée, et il y aura de la tendresse, mais je rapport de domination est ainsi entretenu et établi.
Quand j’ordonne il obéit.

Ce sur quoi je voudrais insister ici, pour faire part de mon expérience personnelle, c’est que mise sous contrôle et obéissance sont deux axes qui se complètent et se répondent !

Quand vous avancez sur la prise de contrôle, vous inclinez le rapport qui fait que l’obéissance est plus facile. Mais en obtenant l’obéissance, et en bloquant tout retour en arrière, vous permettez d’ouvrir la voie à de nouvelles mise sous contrôle.

Il ne faut pas forcément en abuser, mais votre mari ou compagnon se retrouve comme sur un plan incliné glissant qui le fait descendre de lus en plus bas, sans arriver à remonter. Et vous vous retrouvez dans la situation de le pousser un petit peu de temps en temps pour aggraver son cas. (et c’est là qu’il est tentant d’abuser et qu’il faut se retenir d’aller trop vite).

Un exemple.

 

Cet article n’est pas terminé mais je le publie sans son état car je ne sais pas quand je pourrai le terminer. A bientôt pour la suite. Marie Séverine.

4 Commentaires

  1. Article très intéressant, dont je lirai la suite dès que possible…
    Je dois avouer que le dernier paragraphe concernant l’obéissance me fait particulièrement de l’effet… Je crois que j’aimerais parvenir à une telle obéissance…
    Concernant la mise sous contrôle financier et administratif, je suis moins tenté-e, mais peut-être n’aurai-je pas le choix 🙂

    Merci pour cet article (ainsi que les autres également)

  2. Chère Madame,

    Superbe article, j’espère un jour pouvoir conseiller votre site a ma future femme.

    Je suis un jeune homme très soumis, étudiant en hôtellerie (parfait pour la servitude…) et j’espère sincèrement pouvoir passer ma vie selon le modèle que vous présentez, c’est a dire contrôle du langage, du temps, des finances et du comportement.
    Pour le moment j’ai trouve 2 copines prêtent a jouer le jeu, mais je n’ai pas réussi a convaincre pour la cage de chasteté (J’imagine qu’elles voulaient surtout une relation dite « normale », et elles n’étaient pas prête a me tromper aussi).
    Je vous écris parce que j’aimerai savoir si avec mon comportement de cochon je pourrai vraiment faire des progrès comportementaux ainsi qu’en terme de respect.

    J’ai un problème d’impulsivité/sensibilité, par exemple en entreprise je vais régulièrement me disputer avec mes managers car je n’aime pas le ton qu’ils emploient avec moi, ou alors je vais interpréter une simple remarque comme une insulte personnel, ou une remarque blessante mais cachée (Et avec ma dernière ex, je trouve que je lui ai souvent manque de respect lors de nos disputes… Je la faisais sentir mal et je ne souhaite plus jamais infliger cela a mes copines).
    Deuxièmement, je suis bordélique comme jamais, malgré mon service militaire et mon école hoteliere. Je crois que mon impulsivité vient en partie du fait que je suis hyperactif.
    Troisiemement, je crois repondre au criteres du Souminateur, j’ai souvent ete egoiste et voulu absolument qu’on fasse mon fantasme, je l’introduis toujours tres bien mais sans la chastete force, je suis naturellement enclin a en demander toujours plus.
    Par expérience avec des dominatrices professionnelles, je sais que la chasteté me rend DINGUE…Je suis extrêmement obéissant et extrêmement excite en l’espace d’une seconde après la mise en place de la cage. Je crois que j’ai énormément de potentiel en tant que bon soumis malgré mon comportement.

    Donc voila conclusion, je cherche a savoir si je peux être un très bon soumis alors que mon impulsivité fait que je m’ennerve facilement quand mon ego est malmené. Pourtant je rêve d’être enfonce dans un état de soumission total et d’oublier cette notion d’ego pour ma maitresse.

    Pensez vous que la soumission par l’excitation puisse me rendre calme? Je n’ai jamais fait l’expérience de la chasteté prolongée, d’où mes doutes.

    Respectueusement,

    Maxime.

  3. Bonjour Madame, Mesdames
    Vaste sujet que vous abordez et je ne suis pas surpris de noter que vous ne manquez pas de préciser que votre article ouvre les portes à de nombreux thèmes.
    C’est effectivement le cas et d’évidence si en ce domaine la progression est liée à de multiple facteur le but est bien de concourir à une convergence afin de renforcer la soumission de l’un envers l’autre.
    Je me permets d’intervenir car après avoir parcouru les différents billets je note une réelle ouverture d’esprit dans vos propos, vous êtes à priori 6 femmes à faire vivre ce site ce qui multiplie d’autant les points de vue et perspective et vous ne semblez en aucun cas refuser le dialogue.
    Ce long préambule pour ouvrir quelques portes, poser des questions, espérer la discussion.
    Mon commentaire fait suite à ce texte mais aussi à celui que vous avez posté sur Slave Selection (comment rendre votre compagne dominante pour résumer) qui est emprunt de perspicacité toute féminine, de point de vue ancré dans le réel, et qui justement montre à quel point vous avez réfléchi, progressé, pesé le pour et le contre dans la vie réelle.
    Veuf depuis quelques années je suis persuadé que c’est au sein d’un couple de type ‘femme dominante »  » homme soumis » que je serai le plus à même de m’épanouir, j’en ai aujourd’hui l’intime conviction et c’est en pleine conscience que je fais des démarches en ce sens au travers d’inscription sur des sites appropriées.
    Mon ou mes problèmes n’en sont pas moins tout à fait réel et je vais les résumer succinctement dans une liste exhaustive.
    1°/ L’amour. aimer l’autre, se savoir aimé. Mais aussi admiration de l’être aimé, fierté d’être avec l’autre,…
    2°/ Le libre arbitre, le destin de notre vie nous appartient.
    3°/ Que ce soit philosophique ou d’ordre moral l’égalité entre les femmes et les hommes.
    Je ne me sens pas supérieur aux autres, mais pas inférieurs non plus.
    4°/ La vie réelle, la famille, les amis, le travail.
    5°/ Trouver son « égal » dans une vision commune des valeurs (quelles sont celles qui dictent nos actes, qui nous animent en tant qu’être, qui nous font vibrer…) qui lient une femme et un homme.

    Pour le point 1 par exemple j’ai rencontré dernièrement une femme complètement dominante (d’évidence c’est un mode de fonctionnement naturelle pour elle) mais je ne suis ni amoureux, ni en admiration devant elle pour de nombreuses raisons ne serait-ce que par exemple la facilité que je pressens à « garder la main » sans oblitérer les problèmes de différence d’origine, de milieu…

    Si je devais résumer le point 1 par une formule je dirai qu’autant mon désir sincère de de soumettre est réel autant je n’entends pas me soumettre à n’importe quelle femme au prétexte qu’elle serait dominante.
    J’estime que tout cela est bien plus complexe.

    A contrario je rejoins à 100% votre très belle analyse sur la manière d’aborder la chose avec une femme non au fait de ces pratiques.
    Avec le sens de la formule il faut se garder de chausser nos gros sabots, les femmes sont si subtiles qu’elles perçoivent bien plus vite que nous ne pourrions le saisir le fond si justement la forme n’est pas au rendez-vous.

    2°et 3° / du fait de mon éducation, de mon milieu, de mes valeurs cette apparente hiérarchie dans le couple serait-il de nature « Maitresse-soumis » me pose problème.
    Je suis certain de n’être pas souminateur tant de par mes expériences que de par ce qui m’anime (je suis tout à fait apte à obéir même après une jouissance par exemple) il n’empêche que je me sens tout à fait capable de gérer ma vie et ma destinée.

    Je dirai même que je trouve qu’un couple femme-Maitresse/homme-soumis est supérieur aux autres formes de couples du fait de l’absence de mensonge, d’une extraordinaire capacité d’auto-analyse, d’une mise à nu moral totale vis à vis de l’autre…. mais que pour autant il n’est pas nécessaire que l’un des deux soit « supérieur » à l’autre.

    Le dire autrement, je n’arrive pas à croire durablement qu’une femme puisse continuer d’admirer un homme qui n’est pas son égal.
    Intellectuellement parlant cela me semble plus puissant de savoir que l’on domine son homme peut-être même contre son gré parfois parce que justement on arrive à s’imposer à lui, à prendre le dessus sans lui renier sa « liberté » et son « libre arbitre ».

    Pour le point 4 je ne m’étendrai pas trop puisqu’il me semble à la lecture de vos différents billets que vous savez faire la césure entre le fantasme et la vie réelle avec les contraintes inhérentes à cette dernière.
    Je soulignerai juste que même si la frontière n’est pas toujours « nette » elle existe ( la femme disant à son mari devant des amis toi tu vas recevoir ce soir, les amis traduisent en général « vous êtes chaud ce soir, ils vont se faire un câlin » le couple Maitresse-soumis sait ce que cela veut dire !!!).

    Le point 5 rejoint clairement la rencontre, l’amour, les sentiments, ce qui nous lie…

    Pour finir sur cette différence entre fantasme et vie réelle, je voudrais faire un aparté sur la mise en cage de chasteté, même si mon propos semblerait plus à sa place sur le fil dédié.
    Vous signalez d’ailleurs fort bien à quel point l’homme doit réfléchir avant de s’engager dans cette direction puisque vous ne manquez pas de noter que bien souvent le retour en arrière n’est plus possible du fait de la femme.
    L’idée de vivre sous cage est présente, importante mais je ne crois pas que je m’engagerai sur cette voie.

    Je crois et je reste persuadé que chacun peut inventer, écrire son propre monde « BDSM » et qu’il existe une femme (ou plusieurs) qui serait à même de partager cette approche, de la faire évoluer dans la discussion, sans aller dans une direction non pas trop extrême dans les pratiques mais bien trop extrême dans les « valeurs » à mes yeux.

  4. Magnifique article si la suite venait vous feriez de nombreux heureux.
    Merci pour tout le temps accordé à ce blog aussi agréable qu efficace

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