Pour Sam, la cage est synonyme de libération

Témoignage : la chasteté, « clef » de notre épanouissement …

– 1ère et 2ème parties –

Dans un demi-brouillard, j’émerge peu à peu d’une nuit courte. Mes sens, encore engourdis, me confirment pourtant rapidement la présence de ma cage, dont l’anneau et le tube contraignent efficacement une érection manifeste, après mes songes nocturnes agités … Ma prison d’acier me ramène immédiatement à la propriétaire de mon cœur et de mon sexe, pourtant absente pour plusieurs jours pour raisons familiales. Dans un état second, en état d’abstinence forcée depuis plusieurs semaines déjà, je jouis du plaisir ( !) d’appartenir totalement à celle qui est à la fois ma compagne et Ma Maîtresse, pour un bonheur partagé et renouvelé au quotidien.

Pourtant, qui aurait pu dire (et moi le premier !), au début de notre aventure commune il y a près de 10 années, que notre vie de couple prendrait cette tournure pimentée !

C’est vrai qu’il y avait de mon côté, bien plus que de celui de ma compagne, des « prédispositions » sans doute naturelles, qui ont laissé instiller doucement les germes de ce que nous vivons aujourd’hui (par exemple, la plupart du temps étant dessous quand nous faisions l’amour, ou laissant ma compagne conduire systématiquement notre voiture, …). Mais sans doute pas au point d’abandonner toute forme de droit à une sexualité que je revendiquais haut et fort naguère, insistant sur « mon » besoin d’avoir un plaisir régulier et soutenu … Dans le même temps, celle qui est devenue Ma Geôlière subissait cette situation, n’étant pas une grande adepte de « la chose », ou en tous cas pas de manière intensive, et finalement n’officiant que pour me faire plaisir régulièrement. Et tout ça sans compter mon peu d’implication dans les tâches ménagères, et parfois mes sautes d’humeur … Bref, il était temps de mettre un peu « d’ordre » dans tout ça !

Aujourd’hui, nous avons littéralement inversé les rôles. Elle tient désormais les rênes de notre couple d’une main ferme, en exerçant un pouvoir basé sur le principe de « la privation » en ce qui me concerne : d’activité sexuelle tout d’abord, n’étant plus autorisé à jouir que très rarement, et qui plus est après évaluation de mon attitude quotidienne ; d’autonomie ensuite, étant tenu de demander la permission chaque fois que je souhaite faire quelque chose ; de virilité enfin, ayant à bien des égards développé une féminité exacerbée, proportionnellement d’ailleurs à l’affirmation par Ma Maîtresse de son côté « macho » (j’y reviendrai).

Comment en sommes-nous arrivés là ? Par un long et doux processus par étapes (loin d’être achevé aujourd’hui …), mêlant imagination débordante de mon côté, surtout (paradoxalement !) sur le plan sexuel, et éveil progressif de ma compagne à un monde qu’elle redoutait de prime abord, puis qu’elle a appris à accepter, pour ensuite mieux le maîtriser et en tirer un grand bénéfice.

J’ai, je l’avoue, beaucoup œuvré pour mettre notre nouvelle relation sur les rails, ma compagne ouvrant bien souvent des yeux interrogatifs, voire hallucinés, lorsque je franchissais des caps dans mes propositions de « scénarios » … Pourtant, je ne pense pas avoir eu un comportement de « souminateur » comme l’évoque le blog ; je qualifierais plutôt mon rôle « d’incubateur », cherchant surtout à faciliter l’émancipation de Ma future Maîtresse, avec pour seul objectif de ne plus être maître à bord, une fois sa mue achevée. Mais Elle est formidable et pleine de surprise … partie de loin, avec une foule d’a priori sur la question, Elle a su évoluer, se remettre en cause, faire preuve de curiosité puis d’initiative, … me surprendre et s’affirmer !

Elle a donc beaucoup appris depuis nos débuts, et aujourd’hui je ne maîtrise plus vraiment les choses, même s’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir et que de son propre aveu « elle a encore des gros progrès à faire en matière d’autorité (donner des ordres et punir notamment) ».

Tout ce parcours s’est donc construit « petit à petit ». Nous sommes passés il y a 3 ans environ, de l’idée de limiter mes fortes sollicitations sexuelles, à la perspective d’acquérir une cage de chasteté, puis au port ponctuel de ce premier « outil de contrainte » … jusqu’au souhait d’aller plus loin (après des cages moyennement efficaces en silicone, en plastique, …), et de commander la « prison de Morgane », vraiment adaptée à nos envies. J’ai commencé à la porter sur des courtes périodes, puis de plus en plus. Nous avons alors alterné des périodes de chasteté imposée de 4 à 7 semaines, puis plus rien pendant 1 ou deux mois, puis remise en cage … A chaque fois, nous avons innové dans « tout ce qui va autour ». La durée du port certes, mais aussi tout ce qui relève de la « mise en scène » (sans le côté « paillette » car cela est devenu très sérieux).

1ère partie – La chasteté contrôlée : clef de voute de notre nouveau mode de vie … mais aussi véritable parcours initiatique !

C’est bien connu, il est difficile pour la plupart des hommes de maîtriser leurs pulsions sexuelles et de se passer de « la chose » sur de longues périodes, quitte à s’auto-satisfaire en cas d’absence, où d’indisposition de la compagne. Aller à l’encontre de cette prédisposition naturelle est bien souvent impossible pour l’homme, sauf s’il y est contraint. C’est là que la cage de chasteté entre en jeu. Savamment imposée et contrôlée, elle peut devenir une arme redoutable entre les mains de la Maîtresse, la privation de jouissance nous rendant quand même bien benêts, et prêts à moult sacrifices et bassesses pour pouvoir éjaculer ne serait-ce « qu’un tout petit peu » …

Le plaisir de l’abandon …

Je sais à mon niveau qu’après une semaine ou deux de privation, je commence à sentir des sueurs froides dans le creux de mon dos dès que j’entr’aperçois Ma Maîtresse en déshabillé, et que plus le temps passe, plus le moindre détail (le fait d’étendre sa lingerie après une lessive par exemple) me met dans un état incroyable … L’effet de l’abstinence sur le psyché masculin est quand même assez hallucinant je trouve ! Au bout d’une vingtaine de jours, je serais prêt à ramper pour avoir une simple caresse par-dessus la cage, ou pour sentir les doigts agiles de Ma Maîtresse triturer le bout de mes seins ! Quel plaisir j’en retire alors … !. Chaque claquement de ses doigts, ou l’un de ses ordres appuyés me « chamboulent les sens » et provoquent un réel émoi au fond de mon être … Ce qui est étonnant, c’est que, ce que je serais prêt à accepter en étant encagé depuis plusieurs semaines (pratiquement tout en fait !), retombe immédiatement une fois la cage ôtée et que la jouissance terminée … et il faut attendre quelques jours avant que « l’effet » cage ne revienne. Entre temps, l’absence d’empressement auprès de Ma Maîtresse, et bien plus encore l’envie de la servir au quotidien (tâches ménagères, …) se fait sentir, à mon corps défendant d’ailleurs !

J’ai le très net sentiment, une fois sous clef, que je m’abandonne totalement à Elle, et ce sans états d’âme, sans scrupules ni honte … Mais que c’est bon de n’avoir pour seule ambition que celle d’obéir dès qu’elle claque des doigts … c’est finalement simple et sans ambiguïté : obéir, s’agenouiller, sentir son cœur (et pas que …) gonfler et palpiter au haussement de ton, attendre des heures, entravé et privé de ses sens ; espérer, toujours, une jouissance libératrice, et en même temps souhaiter rester en cage encore et encore, pour ne pas perdre, brutalement après une éjaculation si bonne mais finalement tellement banale et égoïste, la magie de cette soumission. La peur que tout retombe en quelque sorte …

Un « plaisir » réellement partagé, même si je n’ai plus de droits sur mon sexe

Au fur et à mesure de l’évolution de notre (et nos) expérience(s), la relation D/s qui s’est développée se patine, s’arrondit, se bonifie comme le bon vin. Et Celle qui me domine saisit je crois de plus en plus, au fur et à mesure de son émancipation, combien Elle a de pouvoir sur moi, tout en étant consciente du plaisir que j’en retire réellement moi-même.

Elle s’en amuse beaucoup aussi, et sait se montrer très perverse, pour Son plaisir … comme le mien ; enfin, si j’ose dire ! De manière ponctuelle, elle « égaye » les longues périodes de port de cage de jeux qui me font perdre la tête, et accentuent la pression due à une chasteté prolongée. Par exemple, il m’arrive (trop rarement à mon gout !) de trouver dans un petit carnet que nous utilisons pour qu’Elle me laisse les consignes (quand il y a du monde à la maison – enfants, parents …) des propositions du type « ce soir, tu auras ma bouche sur ton sexe » … Je vous laisse imaginer ce que provoque ce genre de message, après plus d’un mois d’abstinence … Et le soir venu, au moment de la Confession quotidienne (cf. 3ème partie), et après avoir passé un après-midi fébrile, Elle me fait mettre debout devant Elle, m’impose la cagoule et parfois les pinces à seins, m’attache les mains, … et m’ôte quelque courts instants la cage, pour me faire de langoureux allers retours sur ma hampe au bord de l’éjaculation. J’ai bien évidemment pour consigne la plus stricte de ne pas jouir en dépit du traitement qui m’est infligé … et qui m’amène fréquemment au bord de l’orgasme, avec un arrêt net des « sollicitations buccales » dès que mon corps entre dans la transe qui précède l’explosion. Puis, je suis ensuite remis illico en cage, non sans avoir remercié comme il se doit Celle qui a su m’amener au bord de l’extase le plus inouï, mais sans jamais m’autoriser à y parvenir …

Ce genre de moments est à mon sens précieux vis-à-vis du processus que j’appellerais « mon conditionnement » ou plus simplement mon parcours initiatique. Ces instants d’abandon total me frustrent terriblement, et en même temps, me montrent à quel point j’aime ce pouvoir dont dispose Ma maîtresse de m’utiliser à sa guise, de jouer avec cette sexualité dont Elle seule détient la clef, au sens propre comme au figuré, car j’ai le sentiment que mon sexe ne m’appartient plus. Je n’ai plus de droits dessus, je ne peux plus le toucher et encore moins « l’utiliser » ; et c’est désormais Sa propriété exclusive, dont elle peut jouir – ou pas !!! – quand et comme Elle le souhaite …

Je m’épanouis donc pleinement dans cette relation ; j’ai l’impression que c’est comme ça que les choses doivent être et lorsque je sens ma cage à longueur de journée, que c’est « normal ». Je porte, autour de mon sexe, le signe de l’appartenance indéfectible à Ma Maîtresse ; le signe de mon obéissance envers Elle, et tout à la fois un bijou qui doit lui prouver tout l’amour que je lui voue. Toute la journée, dès que je fais un mouvement, j’ai l’impression de sentir Sa main s’enrouler autour de mes bourses, les enserrer comme pour dire « Tu m’appartiens, ne l’oublie pas ! ». La récompense ultime étant, à notre réveil le matin avant notre lever, où le soir avant de nous coucher, lorsque dans sa grande mansuétude Elle fait quelques allers et retours sur ma hampe emprisonnée … Je ferais tout ce qu’elle exige pour et dans ces moments-là …

Et puis, aussi étrange que cela puisse paraître, la cage provoque aussi des effets collatéraux « troublants ». A titre d’exemple, le week-end, lorsque nous sortons tous les deux (même pour faire des courses !), Ma Maîtresse à l’habitude de s’habiller sexy, à la fois pour me plaire, et pour me faire « mijoter » aussi, sachant l’effet que cela occasionne sur moi … C’est vrai qu’Elle est magnifique avec ses longs cheveux blonds, juchée sur ses hauts talons, avec ses robes moulantes, ses bas ou ses leggings soulignant ses longues jambes fuselées ! Elle « dégage » comme on dit, et nombreux sont les hommes dont les regards sont éloquents à ce propos ! C’est assez étonnant le trouble que cela provoque au plus profond de moi à ce moment … la fierté que ces hommes m’envient d’être en compagnie de cette jolie femme, et en même temps une forme de jalousie ou de frustration que je ressens vis à vis de ma virilité bridée et limitée aux rares libérations qu’Elle daigne m’accorder … L’impression quelque part de partager la vie d’une si belle Maîtresse, sans avoir plus de droit qu’eux de profiter de sa sensualité, tout en jouissant du bonheur d’être son objet … Un ressenti plein de paradoxes donc, mais qui confirme ce pouvoir dont jouit désormais Celle que j’aime et vénère …

Du plaisir de la contrainte psychologique à la dureté de la contrainte physique

Pourtant, le port de la cage de chasteté, s’il est totalement entré dans notre mode de fonctionnement aujourd’hui (avec des pauses plus ou moins longues), ne constitue pas toujours » une partie de plaisir » et il a fallu de nombreuses étapes avant d’accepter « l’intruse » ! … Pour petit à petit la considérer comme une partie de moi-même, qui me laisse un vide de quelques jours quand je l’enlève (avec le sentiment que quelque chose « manque » sur moi).

Je passerais assez vite sur les aspects « techniques » de l’acceptation progressive mais longue de la cage, des différents moyens (pas encore très satisfaisants je dois le dire) de compenser ou résorber les irritations de la peau ; les achats successifs de plusieurs modèles de cage avant de trouver la meilleure (et encore, des progrès restent à accomplir au niveau des mesures de ma cage actuelle ; nous en avons d’ailleurs récemment commandé une de taille plus modeste) ; les nécessités de « libérations conditionnelles » et temporaires fréquentes, car le port de la cage n’est pas tous les jours conciliable avec la vie professionnelle (animation de grosses réunions où la bosse du pantalon ainsi que les douleurs parfois peuvent être gênantes voire handicapantes !), personnelle (la vie de famille avec ses enfants), médicale (évidemment …), ou plus simplement l’exercice de certains sports, la baignade dans la piscine …

Bref, si la vie de soumis est un pur bonheur, la vie d’encagé l’est parfois moins, en dépit des sensations que procure le port quotidien de la cage … relevant à certains égards du parcours du combattant plus que du parcours de santé ! « Ça tire, ça brule, c’est gênant, c’est pas discret … », sont aussi des mots que j’ai souvent en bouche, pour qualifier mon carcan métallique.

Pourtant, pour nous, mon statut – assumé ! – de soumis rend nécessaire le port d’une cage de chasteté, l’un n’allant pas sans l’autre pour nous. Il est en effet très difficile comme je le disais plus haut, de maintenir la pression une fois la cage enlevée. C’est un domaine sur lequel on compte travailler avec ma compagne (et le système de « cliquet » de Marie-Séverine pourra sans doute nous y aider ), mais qui ne va pas de soi. De l’aveu même de Ma Maîtresse, je ne me comporte pas de la même manière avec la cage ou sans …

Alors, je cherche, encore et toujours, des solutions pour porter plus facilement et sur de plus longues durées, ma prison dorée (argentée en fait !) ; les mesures de l’anneau ou la longueur du tube, le gel utilisé plusieurs fois par jour, l’achat de pantalons amples ou « stretch », … D’autant que Ma Maîtresse aimerait me l’imposer sur de plus longues périodes que les 6 ou 7 semaines auxquelles nous sommes parvenus au maximum.

Je pense qu’Elle a raison de vouloir ainsi prolonger ma détention, pour inscrire le port de la cage dans la durée, avec des libérations ponctuelles et contrôlées. J’aimerais de mon côté pouvoir la porter de manière quasi-permanente, même si j’avoue que cela me fait un peu peur ; épicurien et donc jouisseur dans l’âme, j’évalue mal ce que peut représenter le fait d’être privé de plaisir plusieurs mois durant. Je me demande aussi combien de temps le « niveau émotionnel » conditionné par la cage dure. J’ai en effet remarqué, durant certaines périodes longues de chasteté (mais pas à chaque fois), des baisses de régime dans « l’enthousiasme du soumis » après plus d’un mois sous clefs. Dans ces cas-là, j’ai un peu le sentiment que ma libido diminue, même s’il suffit de pas grand choses (ah, quand Elle claque des doigts en m’indiquant le sol où je dois m’agenouiller … !) pour la réactiver.

Que se passerait-il au bout de 3, 6 mois, où plus, de port non-stop de la cage ? …

et pourtant, il m’est de plus en plus difficile de m’en passer … !

En dépit des difficultés « techniques » dues au port prolongé de ma cage, paradoxalement, lorsqu’au bout d’un mois d’emprisonnement, le temps de la libération se fait un peu ressentir, que je sens Ma Maîtresse prête à me donner un peu de plaisir, j’avoue que j’appréhende pas mal ce moment !

Non pas sur le plan de la jouissance, que j’attends par-dessus tout ! Non, plutôt en regardant en arrière, sur le chemin parcouru depuis le dernier encagement, sur les contraintes subies au début (privation difficile à supporter du plaisir, contrainte de la cage, attitudes quotidiennes destinées à en dissimuler le port, …), et qui finalement ont été endurées, pour aboutir à une habitude … celle de m’être accoutumé au bijou qui enserre mes parties les plus intimes, et qui manifeste au quotidien l’appartenance à Celle que j’aime au-delà de tout.

Et puis il y a surtout, au-delà de la contrainte et de ses incidences, le plaisir exacerbé par cette situation de soumission. Un plaisir subtil, presque insidieux, qui fait qu’un simple claquement de doigts ou une caresse furtive sur le sexe emprisonné se traduisent immédiatement par des manifestations physiques – montées d’adrénaline et sueurs froides ! – révélatrices de l’état de tension permanente et de l’émotion (si, si !) que ressent l’encagé. Ce plaisir est bien moins fort que celui lié à l’éjaculation … et pourtant, il est là, toujours là de manière quasi-continue, et revêt une certaine intensité quelque part. A la manière des braises d’un foyer, il reste toujours tiède et attend … qu’un souffle le ravive, le fasse rougeoyer ; et croyez-moi, passé un certain stade, il en faut peu !

Alors, face à ces longues semaines d’endurance, c’est toujours un peu difficile de se dire qu’une fois ôtée la cage, après une ou plusieurs salves de jouissance exceptionnelles mais fugaces, cette magie d’être son soumis disparaîtra un temps. Et ensuite, il faudra tout recommencer : la frustration à subir, les habitudes à reprendre, les réflexes à retrouver, … C’est pour cette raison que suite à des longues périodes d’encagement, alors que la libération s’approche, même si je l’appelle de mes vœux je la redoute également, et je suis parfois tenté de la repousser un peu, n’acceptant pas l’idée de retrouver trop vite mon ancien statut de « mâle », avec tout ce qui va avec … C’est un dur combat psychologique contre soi-même dans ces moments-là, difficile à comprendre sans doute pour ceux qui n’ont pas vécu ce genre de situations ! Le difficile choix entre celui d’espérer une jouissance tant attendue, et celui de « maintenir la pression »… Cette pression qui fait que je suis prêt à tout accepter de Ma Maîtresse ; que la simple vue du galbe de ses jambes fait durcir mon sexe ; qu’un simple regard ou un geste de sa part provoquent instinctivement chez moi le réflexe de soumis : mettre les mains derrière le dos et baisser le regard … Toutes ces émotions s’évaporant une fois mon sexe vidé de sa substance.

Je sens donc Ma Maîtresse aujourd’hui plus déterminée qu’avant sur son envie de me contrôler, de me maintenir chaste. Je pense qu’Elle en saisit mieux les effets, et le rôle que cela peut avoir sur mon « éducation » … mon parcours initiatique se poursuit … et c’est tant mieux …

2ème partie – Son plaisir … rien que son plaisir !

Je serais un peu moins prolixe dans cette partie que dans la précédente, car il m’est difficile de parler en lieu et place de Ma Maîtresse de Son plaisir ; tout d’abord, pour des questions protocolaires (  ), et ensuite car je ne peux en saisir la subtilité et la profondeur. Pour autant, j’ai souhaité livrer quand même quelques impressions sur le sujet, du point de vue du modeste soumis que je suis.

Ma langue … au chat !

Si je suis privé de sexe sur des périodes qui s’allongent progressivement, ce n’est évidemment pas son cas ! Et, bien que portée moyennement sur la chose au début, Elle a commencé à découvrir le plaisir égoïste d’utiliser ma langue selon son bon vouloir. Ce faisant, Elle a aussi quelque part redécouvert sa propre sexualité, désormais sans contraintes et plus « instinctive » … Et je pense qu’Elle a pris goût à cette liberté.

Alors que dans les premiers temps, Elle s’excusait presque de son plaisir coupable face à mon impuissance subie, Elle trouve aujourd’hui une certaine joie non dissimulée à me faire mettre à genoux pour la satisfaire, la tête cagoulée ou les yeux bandés et les mains attachées dans le dos, mais la langue « alerte » … J’avoue que de mon côté, je considère comme un vrai privilège (et un juste retour des choses après ce que je lui ai fait endurer « jadis ») de pouvoir ainsi lui procurer un plaisir à la carte, quand et comme Elle le désire. Elle sait de plus accentuer la perversité de la chose en me demandant parfois, au-delà de ma langue, d’utiliser pour accroitre son plaisir un beau gode noir (son jouet comme Elle l’appelle), qui me fait un effet fou … il démontre en effet toute l’inutilité de mon sexe, lorsque je le manipule doucement pour son grand plaisir.

C’est un sentiment étrange que je ressens à ces moment-là : une excitation aussi forte que si j’allais jouir moi-même, mais en même temps une immense frustration face à la passivité forcée de mon sexe, qui tente désespérément de sortir de sa prison métallique pour exploser … mais sans succès !

Mon conditionnement fait que j’attends désormais ces moments avec autant voire plus d’impatience que lorsque je savais à l’époque que j’allais avoir moi-même une gâterie (pourtant de vrais délices au vu de son savoir-faire) …. C’est dire !

Un nouveau renoncement … « l‘entrée défendue »

Et puis il y a la question de mes droits, au sortir de la cage … Comme je le disais plus haut, Ma Maîtresse n’a jamais été totalement accro aux ébats sexuels débridés, non par désintérêt de la chose, mais plutôt à cause d’une histoire personnelle pas toujours facile, et aussi pour deux raisons physiques majeures : un côté « clitoridien » affirmé d’une part, et (mais c’est sans doute lié), la manifestation d’infections urinaires fréquentes et douloureuses à l’occasion des pénétrations d’autre part. Et pourtant, cela ne l’a pas empêché, par le passé, de satisfaire mon désir gourmand et souvent répété. Depuis longtemps, nous avions pour habitude qu’elle puisse prendre du plaisir avec ma langue, puis elle venait ensuite sur moi, pour combler mon désir de pénétration, sans ressentir véritablement de nouvelles sensations de son côté.

Compte-tenu de notre nouveau mode de vie, ce type de situation a très vite été en décalage avec nos pratiques ; le respect que je voue à Ma Maîtresse étant incompatible avec le fait de lui imposer une pratique indigne d’Elle. Il est assez naturellement apparu comme une évidence qu’elle m’interdise désormais totalement (la seule exception possible étant bien sur si Elle en manifeste l’envie) toute forme de pénétration de mon sexe dans le sien, une fois la cage ôtée – avec, la question ne se posant pas !. C’est pourquoi, après mure (et longue …) réflexion, je lui en ai fait la proposition récemment, qu’Elle a accepté immédiatement.

Etant bien entendu que cela n’interfère en rien avec le plaisir qu’Elle peut me demander avec ma langue, mes mains, ou avec son jouet ; ou vis à vis de moi, lorsqu’Elle daigne me faire jouir, d’utiliser pour ce faire sa bouche merveilleuse ou ses mains expertes. Elle était ravie de ma proposition, que j’ai formulée très sérieusement et écrite expressément dans mon contrat de soumission (j’en reparlerai plus loin), pour lui donner un caractère vraiment solennel !

J’avoue humblement que si je suis très fier et heureux de lui proposer ce renoncement, il a un impact majeur sur ma vie, adorant plus que tout lorsqu’Elle me permettait d’entrer en Elle et de gouter au côté voluptueux de son intimité ; lorsqu’elle me permettait une éjaculation tant attendue, après que je lui en ai demandé la permission … Il n’y a sans doute rien de meilleur au monde que ça, et j’ai très peur de cette privation d’un acte essentiel pour moi ! Je sais que les lecteurs masculins de ce forum me comprendront …

Et pourtant, il me paraît totalement fondé de renoncer à ce plaisir, dans la mesure où il n’est pas partagé par Ma Maîtresse. C’est un peu une offrande que je souhaitais Lui faire, en témoignage de mon asservissement, en gommant la frontière entre les moments où je porte la cage et ceux où je suis « libre » … dorénavant, même libéré de ma prison, Ma Maîtresse garde sa toute puissance sur moi, en m’interdisant l’accès de ce sexe si convoité …

 

12 Commentaires

  1. « Pourtant, je ne pense pas avoir eu un comportement de « souminateur » comme l’évoque le blog ; je qualifierais plutôt mon rôle « d’incubateur », cherchant surtout à faciliter l’émancipation de Ma future Maîtresse, avec pour seul objectif de ne plus être maître à bord, une fois sa mue achevée.  »

    Jolie m’en dit et tellement vrai.
    Je pense qu’une majorité des hommes sont dans ce cas et non des souminateurs , n’en déplaise à certaine !!!
    Pour ma part, je force un peu les choses certes mais dans le seul but de montrer le début du chemin avant d’en perdre totalement la direction
    M

  2. Témoignage très intéressant. C’est du vécu ! Il démontre que la libido et les hormones qu’elle secrète, selon leur nature ou leur quantité, est un formidable facteur agissant sur les sentiments et sur toute la vision de la vie. On sait que quand on est amoureux, toute l’attitude change. Là, on créé les conditions hormonales pour que l’esprit retrouve le même genre de situation. L’amour dans le couple est revivifié par les preuves d’amour que se donnent les conjoints. Ici les preuves d’amour sont puissance 10.

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  5. Je suis toujours partagé sur la question de la cage de chasteté.
    D’un côté je comprends parfaitement le cheminement qui peut s’opérer chez celui qui accepte d’en porter une et j’imagine assez bien (ce n’est pas le premier récit d’un « encagé » que je lis) les tenants et les aboutissants.
    D’un autre côté je ne pense pas que je franchirai jamais le pas… même si je connais l’adage « Fontaine…. »
    A mes yeux la civilisation n’est encore qu’au stade de vernis sur l’être primitif (au sens de l’espèce humaine) que nous restons et dans cette vision la puissance éjaculatoire, source de reproduction ne peut être nié.
    Je ne confierai donc jamais au stade actuel de ma réflexion la gestion de mes érections à une cage de chasteté et par voie de conséquence à une Maitresse.
    Voyez vous ce qui me dérange le plus dans cette histoire de chasteté et de cage c’est le manque de distinguo entre érection et éjaculation
    Autant j’admets que l’éjaculation puisse dépendre de sa Maitresse autant je n’admets pas l’idée de nier l’érection qui reste quelque chose de profondément naturel, l’érection matinale en étant la preuve ultime.
    Si la cage permettait l’érection mais pas l’éjaculation je n’aurai pas le même discours.
    Mais en l’état actuel de ce qu’entraîne le port de la cage de chasteté sur l’une des fonctions primaires de l’homme je ne puis considérer le port de cet objet que comme une dérive néfaste.

  6. Ce blog m’enchante !
    J’ai porté il y a quelques années plusieurs cb (avec des plus et des moins), suis seul maintenant, regrette le passé, ai repris l’habitude de la porter en tant que souvenir « positif ». Point barre… !

    Cela étant, le témoignage placé dans le chapitre : « la chasteté, « clef » de notre épanouissement, 1ière et 2ième parties m’attire beaucoup !

    *** « Espérer, toujours, une jouissance libératrice, et en même temps souhaiter rester en cage encore et encore, pour ne pas perdre, brutalement après une éjaculation si bonne mais finalement tellement banale et égoïste, la magie de cette soumission. La peur que tout retombe en quelque sorte … » ***

    & Impossible de raconter mieux cette impression ! La suite n’est que la proposition d’un complément à partir d’un autre angle de vue ou ressenti déclenché par cette lecture. Elle n’est pas « mieux » mais seulement une variante commentant ce thème fondamental !

    -Un soumis découvre qu’il vit dans une tension « positive » se substituant à la platitude, à la vacance, à l’indifférence, au vide, etc..

    # D’un côté, c’est la frustration, le manque plus ou moins constant ou qui surgit au moindre changement de situation ou arrivée d’un événement non prévu ou programmé.

    — C’est le désir, l’envie, la non-satisfaction, inscrit(e)s dans le contrat initial et forcément invariable, inchangeable !
    Par définition, c’est l’oblitération de toute jouissance au 1er degré ; la seule échappatoire (inscrite dans le protocole) étant la sublimation et l’élaboration du second degré ou d’une dimension supérieure ! En attendant patiemment et toujours plus patiemment au fil des mois puis années qu’un déclic (positif ou négatif !) incite notre Reine à nous permettre ou à nous obliger d’éjaculer avec ou sans jouissance selon les conditions ou/et les projets qu’elle a déterminé(e)s « en toute connaissance de cause », c. à d. selon des intentions précises, pouvant être aussi machiavéliques !

    ## De l’autre :
    -si cet état est intégré, assimilé, épousé, après une longue prise de recul et de macération dans le vide du non-changement, cette séquence pouvant se constituer d’une suite de successions et d’amplifications de longueurs non imaginées parce que non prévisibles au départ,
    -la renonciation ou/et le deuil peuvent devenir une nouvelle réalité acceptée (presque a postériori puisque s’imposant presque par nécessité en tant qu’unique moyen de positiver la situation devenue extrême !)

    Il ne s’agit plus de réfléchir, de faire appel aux anciens repères mais alors de plonger dans le Monde particulier de sa Reine à qui on a fait et renouvelle toute sa confiance, son être !

    Obéir, lui faire plaisir, s’offrir pour le meilleur et le pire, la rendre seule responsable de son devenir, de son destin !

    Il est vrai que la moindre éjaculation consommée remet toute la tension à « 0 », détruit tout, oblige, comme était le sort de Sisyphe, de repartir au tout début au milieu d’une dévaluation absolue ou première !

    Que fait la moindre cellule vivante ? !
    Ne se contente-t-elle pas de suivre le principe d’homéostasie, de tenter de pallier les déséquilibres partiels de manière à éviter de dépasser le seuil létal, de se maintenir en vie ? !

    Et si ce manque n’existait pas, elle ne s’animerait pas, ne vivrait pas ! N’est-ce pas exactement notre préalable ? !
    Sinon respirerions, mangerions, boirions, dormirions-nous ? Etc. !

    La chance du soumis ne peut-elle pas se synthétiser (Cela n’a rien à voir avec les fausses de Flanby !) graduellement, un peu à la fois, mentalement et intellectuellement par l’accès à un « Monde cérébral » philosophique hors-normes presque inconnu et impénétrable par des gens dits normaux, conformistes, conditionnés, formatés …

    Globalement, en 2 phrases, votre article ne pourrait-il pas s’intituler :
    LE SORT DE « SISYPHE 2 » RÈSERVÈ AUX PORTEURS DE CB :

    « Espérer, toujours, une jouissance libératrice, et en même temps souhaiter rester en cage et encore et encore, pour ne pas perdre, brutalement après une éjaculation si bonne mais finalement tellement banale et égoïste, la magie de cette soumission. La peur que tout retombe en quelque sorte … »

    Dommage que des textes commentant ce chemin particulier ne soient pas plus nombreux.
    Ils démocratiseraient peut-être cette pratique et aborderaient une autre facette philosophique de notre trajectoire …

    • C’est très difficile à exprimer :

      On rentre dans la cage en se disant qu’on sera prêt à tout (ménage, courses, cunnis, manucure, pédicure, massages, service, cuisine..) pour qu’on ait en récompense le droit de l’enlever et jouir enfin !

      Mais il se passe tout autre chose !

      Le corps se résigne, on sait qu’on ne pourra pas jouir de sitôt et qu’il faut sublimer la libido en autre chose (ménage, courses, cunnis, manucure, pédicure, massages, service, cuisine…) ce qui revient au même… mais ce n’est plus du tout pour avoir droit de l’enlever car cette excitation-frustration à fleur de peau est un état si privilégié qu’on voudrait le voir se prolonger..!

      Si on l’enlève et qu’on jouit, on devra re-subir les affres de la premières semaine, très dure et surtout on perd cet état d’excitation ultime !!! Mais paradoxalement, il ne faut pas non plus rester trop longtemps comme ça non plus…

      Je ne suis pas sûr d’avoir été clair car ce n’est pas clair du tout en fait !

      Amicalement,

      jph

  7. Merci de votre superbe expérience gynarchiste, une belle histoire d’amour…

  8. Retour PingAjuster la cage de son mari : Mojo vous demande conseil

  9. Je n’aurai qu’une question aux soumis qui ont fait durablement l’expérience de la cage.
    Je ne pense pas ( malheureusement comme pour n’importe quel couple ) que la relation Maitresse-soumis protège à 100% de la séparation du couple.
    Ce choix de mode de vie n’est pas une garantie que la vie ne vous séparera pas.
    Le but de ma question n’est pas d’argumenter sur un % de protection supérieur de ce couple par rapport à un autre dit vanille.
    Ma question est la suivante, en cas de séparation d’avec une Maitresse, est-ce qu’il est possible d’envisager le retour à une vie sexuelle disons classique avec une femme non dominante ou est-on condamné à errer comme une âme en peine du moment que l’on ne sait plus se passer autant sinon plus moralement que physiquement du « poids (pas au sens physique) » de la cage.

  10. cf « Obéir, lui faire plaisir, s’offrir pour le meilleur et le pire, la rendre seule responsable de son devenir, de son destin !  »

    Ce genre de témoignage est très inquiétant sur la dérive qui guette nombre de soumis.

    Je ne voudrais pas faire un parallèle malvenu mais en lisant cela je ne peux malgré tout m’empêcher de penser à ces innombrables hommes et femmes qui ce sont battus pour leur émancipation tout au long de l’histoire.

    Nul autre que soi même devrait être responsable de sa destinée !!!
    Sa propre destinée n’appartient à personne.

    Plus globalement personne ne peut choisir pour vous ce qui doit vous rendre heureux.

    Faut-il être tellement perdu et malheureux pour confier à un autre potentiel le soin de décider le mode de vie qui sera le votre.

    Peut-être que je sors le débat du simple contexte d’une relation de couple mais ces questions existentielles il faut se les poser.

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