Témoignage : Matthieu est à l’entrée du sas ….

Je publie, avec son accord, son témoignage tel que. Les commentaires suivront.

 

Bonjour Chère Marie Séverine…
Je me permets de vous contacter, car j’ai découvert votre article sur le site je dominemonmari.com sur la cage de chasteté, et j’ai beaucoup apprécié votre façon d’en parler. J’aime comme vous êtes lucides sur les différents modèles et différentes morphologies, de même que sur le côté progressif de la difficile mise en place, ainsi que les conseils que vous donnez aux femmes pour que les hommes se laissent piéger (car bien sûr, je crois que c’est ce dont ils ont envie dans le fond). J’ai surtout énormément apprécié vos commentaires, plein à la fois d’humour, d’écoute, de discernement et de tentation… J’adorerais voir les mails que vous donneriez à la voisine de Yves:)
Je me présente rapidement : je m’appelle Matthieu, et comme vous le devinez aisément, je suis la personne du couple qui a introduit la cage de chasteté dans nos jeux, à mon amie et moi. Nous aimons jouer à des jeux bdsm, et nous intervertissons les rôles, mais cela reste des jeux. J’ai acheté sur ebay une CB3000 sans prévenir mon amie, et je lui ai présentée. Elle a été intriguée, puis désireuse de découvrir et d’essayer. Ce que nous avons fait. Le problème ? J’ai apparemment du mal à m’habituer. Je ne l’ai pas porté plus de vingt-quatre heures jusqu’à présent. Il y a l’irritation autour des testicules, qui fait qu’après la nuit, ou bien souvent dans la nuit, je dois demander à mon amie de l’enlever, ce qu’elle fait, car elle est gentille et respectueuse. J’ai une totale confiance en Elle. J’ai lu hier sur internet que les irritations passaient avec le temps, progressivement, mais nous n’en sommes pas encore là. Il y a aussi les testicules qui font mal à force de désir intense non « assouvi ». J’ignore si ça le fait à beaucoup d’hommes, mais moi quand je suis intensément stimulé-e pendant un moment, après j’ai très mal aux testicules…
Il y a également ce qui semble très répandu, le fameux passage à vide après l’orgasme… Une fois que j’ai joui, en général je n’ai plus envie de mettre la cage, ou envie de l’enlever. C’est un peu le jour et la nuit. Quand elle me met la cage de chasteté, que j’entends le cliquetis de cadenas, ouah… C’est vraiment très intense et instantané, je me sens d’un coup fragile, presque tremblant-e, en son pouvoir complètement, excité-e, fébrile, des frissons me parcourent la moelle épinière. Bref, les mots me manquent pour décrire ce que je ressens, mais je ne dois pas être le premier à tenter de vous en parler, et d’autres ont probablement mieux réussi que moi, donc j’imagine que vous voyez très bien ce dont je parle.:)
Ces sensations me comblent, m’interpellent et me questionnent.
Une fois, elle me l’avait mise un soir, où nous nous étions beaucoup carréssé-e-s, je l’avais caressée, léchée, elle avait joui avec force bruit, et après je lui ai demandé si elle me donnait le droit de jouir. Bien sûr, elle me répondit non, ce qui était ce que j’avais besoin d’entendre, le refus et être forcé-e d’admettre la perte de contrôle. Le mélange de frustration et d’excitation, de plaisir (non physique) et d’appréhension était un vrai délice. J’ai beaucoup aimé lui donner du plaisir sans avoir le droit de jouir. Et étonnamment, je me suis endormi-e presque facilement. Pendant la nuit, je me suis réveillé-e quelque fois, à chaque fois je me suis lovée contre elle et j’ai caressé son corps, son dos, ses fesses, ses jambes, gentiment et sans la réveiller. (Elle m’a dit au matin qu’elle avait adoré ça). A un moment, elle s’est réveillée plus franchement, et elle m’a encouragé à continuer, et je l’ai alors caressée plus, j’ai caressé son sexe, et je l’ai faite jouir comme elle en avait envie. J’adore l’entendre gémir de plaisir, sentir dans sa voix le son de son plaisir qui monte, qui enfle, qui grossit. Sauf que cette fois là, je sentais dans mon corps ses gémissements, j’en retirais du plaisir physique à juste la caresser et la sentir prendre son pied. Quand elle a joui, j’ai joui aussi, comme par une sorte de résonance, je me suis retrouvé-e à gémir aussi, puis à éjaculer rien qu’à l’écouter prendre son pied.
Sauf qu’après, j’ai donc vécu ce passage à vide, avec l’envie de l’enlever, j’ai recommencé à sentir les irritations au niveau du scrotum, avec plus d’intensité (car il est probable que ma mauvais volonté ai attiré mon attention dessus), et du coup je lui ai demandé de la retirer à cause de ces irritations ; ce qu’elle a fait bien sûr.
Nous n’avons pas réellement une relation soumis-Maitresse, en tout cas pour le moment, donc nous voyons cette cage pour le moment comme un moyen de pimenter un peu notre vie sexuelle. Nous aimons beaucoup le SM et BDSM, mais cela reste du divertissement.
Et si je vous écris aujourd’hui, c’est pour déjà partager cette maigre expérience, et ensuite pour vous demander humblement conseil. J’aimerais beaucoup (et je suis presque sûr-e qu’elle aussi) dépasser ce stade du début, et réussir à combattre ma mauvaise volonté une fois que j’ai joui, ou l’irritation. Peut-être dois-je en passer par là et accepter cette irritation ? Je ne sais pas jusqu’où nous avons envie d’aller, et je ne me vois pas en chasteté permanente, mais j’aimerais vivre cette expérience pour de vrai. Me sentir à sa merci pendant des jours et des jours, peut-être des semaines (plus tard), sentir, au bout de ces fameux 7 ou dix jours, mon comportement changer, presque malgré moi… me sentir empressé-e à la satisfaire plus qu’à présent…
Je le vois comme une façon de me découvrir, et ce au travers de quelque chose qui m’excite beaucoup depuis longtemps, la perte de contrôle au profit de quelqu’un-e d’autre. Et je crois qu’avec ma petite amie, j’ai trouvé quelqu’un en qui je peux avoir totale confiance pour cette exploration, jusqu’où elle le désire. Je ne crois pas qu’elle aie le désir d’être toujours une dominatrice, et moi non plus, pas en 24/7, mais désireux-se d’aller plus loin.
Voilà, je vous ai écrit un long mail, et j’espère ne pas vous avoir ennuyé ou pris trop de votre temps, mais apparemment, j’avais besoin d’une confession réellement intime, de me livrer à vous ; je vous aurais volontiers donné mon numéro de téléphone, mais je n’en ai actuellement pas.
Si vous avez le temps et l’envie, je serais très désireux-se de lire vos conseils pour dépasser ces difficultés, voire d’en discuter avec vous. Et si je peux faire quelque chose pour vous en retour (ou même juste comme ça), je serai ravi-e de le faire:)
Merci beaucoup pour cet article, je vais maintenant explorer le reste du blog. Continuez ce que vous faites, car vous le faites bien !
Humblement et avec gratitude
Matthieu
PS : avez-vous eu des nouvelles de Yves ? J’ai très envie de savoir ce qu’il devient, s’il vous a donné des mails ou téléphone, que ce soit sa voisine ou sa femme… (curiosité mal placée peut-être… mais ses commentaires et surtout vos réponses à ses commentaires m’ont beaucoup attiré-e et donné envie de vous écrire). Il va de soi que je ne prendrai aucune offense si vous ne me répondez pas.

2 Commentaires

  1. Bonjour chère Marie Séverine!

    Merci, et ouah… ça fait bizarre tout de même, de se retrouver là… 🙂 C’est plutôt grisant et comme ça impossible à nier… et des gens vont pouvoir le voir et réagir, peut-être me donner des conseils….
    J’aime également le titre que vous avez trouvé

    Merci

    Matthieu

  2. Bonjour à toutes les Dominantes de ce site
    et aux hommes intéressés par des retours d’expérience…

    Matthieu, je pense que tu dois te faire faire une cage en acier chirurgical sur mesures !

    L’acier inox poli est très doux à porter, il ne provoque pas d’irritations du scrotum.

    Par contre, comme le dit Marie Séverine, il faut une cage de dimensions modestes, afin que l’érection ne puisse même pas débuter. Les cages en plastique servent à trouver la taille de l’anneau A. Pour la longueur du tube, il faut prendre la moitié de la verge flacide… Oui oui ! Ca rentre !
    Ex : Tu as 10 cm au repos et 3 de large. Tu prends 5cm sur 2.9.

    C’est très important de restreindre la verge car sinon l’érection commence à se développer la nuit, le sang afflue, la verge se gonfle et s’écrase sur les parois, tire la cage en avant et ça brûle !

    Il faut parfois faire un petit piercing du frein, avec une tige de maintien, c’est infaillible : Sinon tu peux sortir avec du shampooing !

    Tu trouves des artisans qui font les cages aérées sur mesures.

    C’est un grand plaisir d’être réduit aux dimensions les plus modestes devant sa Dame !
    Et la cage en métal peut être portée longtemps !

    Moi, c’est au bout de trois semaines que je me sens en condition d’encagé : A fleur de peau, je n’aspire plus qu’à vivre pour offrir de petits plaisirs à ma Reine !

    La première semaine est horrible, on a envie de tout virer ! Ensuite le corps se résigne peu à peu. En troisième semaine, on a capitulé. Ma Reine me laisse en général 6 semaines encagé.
    Mais il ne faut pas chercher le record. Si tu as des problèmes techniques genre irritations ou oedèmes, il faut retirer et faire des pauses pour bien repartir.

    Amitiés confraternelles et bon courage Matt, si tu veux tenter ce voyage au bout de tes tripes…

    jph

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