Verlie, naturellement dominatrice, hésite à se lancer

Pour les principes et règles du coaching en direct, c’est là : Coaching en direct.

Il s’agit maintenant de Verlie, qui nous a écrit récemment. Elle découvre qu’elle porte en elle un goût inné pour la domination, mais pas exclusif. Comme une femme devant plusieurs miroirs, elle s’interroge : dominante ? soumise ? switch ? Vanille ? Et les retours en arrière ? Nombreuses facettes, nombreuses questions …. Son compagnon nous avait écrit pour nous demander si nous pouvions coacher sa femme en laquelle il voit une dominatrice potentielle. Il nous avait donné son mail et nous avions commencé par lui demander si elle confirmait les dires de son compagnon. Voici la suite….

En effet, je confirme le fait que mon compagnon vous a écrit. Lors d’une discussion où nous tournions un peu en rond avec nos interrogations, il a émis l’idée de chercher des conseils ailleurs, ce que j’ai accepté – sans grande conviction, je dois l’avouer – tout en lui laissant faire les démarches.

Je lui avais confié au début de notre relation mon attirance pour le BDSM, et notamment le versant D/s en sachant que la soumission était ce qui me ‘parlait’ le plus personnellement. Néanmoins, il s’est vite avéré lors de nos rapports que j’étais plutôt celle qui prenait les choses en main, qui dirigeait, plutôt que l’inverse. À vrai dire, il donne l’impression d’être intimidé, un peu inhibé, passif, comme s’il fallait le pousser dans ses retranchements – ce qui contraste nettement avec l’attitude qu’il a habituellement envers autrui au quotidien.

De ce fait, par ‘provocation’, j’ai joué à plusieurs reprises un rôle de dominante, autant par curiosité, désir d’exploration, que pour le faire réagir. Les rôles ont pu être inversé par moments.
Au final, c’est quelque chose qui nous a beaucoup plu tous les deux, mais mon compagnon exprime à présent le désir d’être la plupart du temps dominé lors de nos rapports sexuels. Si je découvre peu à peu que la perspective de le dominer me plaît beaucoup – et je sais que j’en joue – cela reste ponctuel et je me vois mal ‘endosser’ un tel rôle constamment.

D’une part, je ne veux pas faire une croix sur la possibilité de rapports plus ‘vanille’, mais aussi sur les fantasmes que je peux avoir à l’idée d’être soumise. Quand bien même ce que je découvre du côté de la domination m’excite, c’est avec le lâcher-prise que demande la soumission que j’ai l’impression de ressentir un plaisir plus vif. La position de dominante demande de garder un certain contrôle, et je crains que cela ne me frustre à terme.

Au final, nous nous interrogeons beaucoup sur la viabilité d’être ‘switch’ tous les deux, vis à vis de l’autre, à long terme. Vu à quel point la situation a pu ‘évoluer’ ces derniers temps, nous ne savons pas si en poursuivant certains chemins nous pourrions faire machine arrière et emprunter à l’occasion de nouveaux chemins. Je ne voudrais pas que nous nous enferrions dans une sexualité exclusivement D/s, avec des rôles bien déterminés et immuables.

De plus, je crains également que cela ne se répercute au quotidien, que les frontières entre ‘séances ponctuelles’, ‘séances prolongées sur une période bien définie’ (cage de chasteté, rôle déterminé durant la période,…) et ‘quotidien’ se floutent en fonction des pratiques, et l’amène progressivement à changer d’attitude. Je ne veux pas le voir soumis constamment dans la vie de tous les jours. Évidemment, nous pourrions ‘essayer’, mais je ne voudrais pas que l’un de nous atteigne un point de ‘non-retour’, alors que l’autre ne pourrait pas le suivre entièrement dans cette direction. Une crainte qu’il partage aussi.

J’espère ne pas avoir été trop longue et trop exhaustive et que ces ‘quelques lignes’ puissent mettre en perspective mon point de vue. Je ne sais pas à quel point nos ‘inquiétudes’ respectives sont fondées. Je vous remercie vivement pour le temps accordé. 🙂

 

23 Commentaires

  1. Bonjour Verlie et bienvenue !
    Beaucoup de questions, toutes intéressantes.
    J’en prends une ! Qui est du reste souvent posée dans les commentaires : faut il forcément dominer « en permanence » ?
    Le fait que je le fasse de mon coté m’autorise plus qu’une autre encore à répondre sereinement « non, ce n’est pas nécessaire ».
    D’abord, une femme dominante ne peut pas être « en action » en permanence, et surtout, c’est une question de choix.
    J’ai échangé il y a qq années avec Diane, qui domine son mari de façon très cruelle, mais par moment. Qq heures, ou 1 ou 2 jours. Le reste du temps, elle a son autorité, clairement, mais elle de « domine » pas activement.
    par contre, son truc, c’était de lui dire soudain, sans préambule, « je te veux en tenue et position de soumission dans 10 mn ». Dans ce cas, le mari n’avait pas une seconde à perdre. 10 mn, c’était pas 11, disait elle. Et ensuite, il était à sa merci pour le temps désiré, sans plus pouvoir faire rien d’autre.
    Mais votre question va plus loin, car pour que le switch soit possible, il faut repasser par une sorte de phase « neutre ». Je vais laisser les connaisseuses (eurs) s’exprimer pour vous aider.
    Le seul switch que je connaisse, c’est de sodomiser mon mari sur le dos, puis sur le ventre … haha !

    • Bonjour, Marie Séverine !

      À propos du fait de dominer en ‘permanence’, j’avais surtout la crainte que l’on en vienne là petit à petit, insidieusement. N’est-ce pas ainsi que cela a aussi commencé pour vous ? Ou est-ce que le désir d’être constamment dominante auprès de votre mari était déjà présent au tout début ?

      Je me vois mal tenir des journées chargées en travail, rentrer le soir avec seulement l’envie de m’affaler chez moi dans mon coin mais devoir rester vigilante et attentive au ‘comportement’ de mon compagnon. Ce serait en tout cas vite intenable pour moi, mais je suppose que l’on ‘tient’ mieux en y allant progressivement, avec le temps, de telle sorte que l’on se retrouve tout de même dans la situation redoutée initialement. Cela dit, j’espère que le cadre choisit ne débordera pas au fur et à mesure dans le quotidien, et qu’il soit effectivement possible de garder un ‘cadre’ particulier durant des années – sans se laisser ‘dépasser’.

      Ce que vous dites à propos de Diane me ‘parle’ beaucoup plus en tout cas. C’était ainsi que j’envisageais plus les choses. En discutant avec mon compagnon, je lui ai dit que pour quelques heures, un ou deux jours, je pouvais sûrement tenir, mais que je me voyais mal faire durer. Pourtant, je sais aussi que je serais curieuse de voir comment il serait au bout d’un mois de chasteté, par exemple… Mais il s’agit plus d’un défi et de voir le résultat que de faire tout le ‘parcours’.

      Non seulement l’idée d’être dominante en permanence me paraît impossible à tenir psychiquement parlant sur le long terme, mais je craignais aussi de le voir ‘docile’ constamment. Je ne voudrais sûrement pas que mon compagnon en vienne à acquiescer la moindre de mes paroles, obéisse au moindre de mes désirs, soit entièrement docile… J’aurais l’impression de l’avoir ‘perdu’, d’avoir provoqué un tel changement de force, par un bras de fer psychologique, comme si je l’avais cassé. Et puis, s’il ne conteste plus rien, s’il n’y a plus de confrontation, je risque aussi de m’ennuyer. Paradoxal, avec mon idée de pression à tenir, je vous l’accorde.

      J’avais effectivement l’intuition qu’il fallait de toute façon repasser par des moments neutres ou ‘mixtes’ comme nous les appelons avec mon compagnon, entre deux étapes de domination respective. En tout cas, il me paraît difficile d’enchaîner après une phase ‘dominante’ vers une phase ‘soumise’ – je tiens déjà peut-être plus de la souminatrice, donc il me serait très difficile se ‘switcher’ s’il n’y a pas un repos entre les deux pour laisser les choses se tasser. Je me questionnais aussi sur la viabilité, mais Ben B répond à cette interrogation.

      Merci beaucoup en tout cas pour votre réponse – cela me permet d’alimenter ma réflexion et (aussi) de me rassurer.

      • Bonsoir Verlie

        Oui, vous avez raison : « je ne voudrais sûrement pas que mon compagnon en vienne à acquiescer la moindre de mes paroles, obéisse au moindre de mes désirs, soit entièrement docile…  »
        En effet, un mari n’ayant aucun répondant, n’est plus lui même…; plus de partages d’opinions, d’impressions sincères, de fous rires, de taquineries…ce qui fait aussi largement partie d’une vie de couple réussie

        Cordialement
        Gérard

  2. Bonjour Verlie,
    Pour l’avoir pratiqué, je peux dire que le switch est possible et tout à fait. Tout dépend du désir de chacun. Ainsi, dans certains couples, je vois que cela est pleinement faisable et source de grands plaisirs pour chacun, tandis que cela ne marcherait pas pour d’autres couples (imaginez-vous MS en femme soumise l’espace d’une demie seconde ?).
    Cela est basé sur des règles établissant les moments où les périodes où l’un domine l’autre. Ce peux être le résultat d’un jeux (un gage) ou l’envie soudaine de l’un (qui lance alors le mot clé ouvrant la séance de domination à son avantage) ou par périodes pré-programmées : semaines paires ou impaires, période définie à l’avance, etc.
    Dans un telle pratique, vous allez certainement constater que l’un est plus souvent dominateur que l’autre. Cela pourra rester ainsi, déséquilibré (voire équilibré), comme cela pourra évoluer vers la mise en place d’un rapport dominant-soumis qui définira in fine et par l’expérience, celui qui est finalement le dominant dans votre couple.
    L’avantage du switch c’est que l’autre pourra ensuite vous faire subir ce que vous lui avez demandé. Cela ajoute du pigment. C’est un jeu différent de celui pratiqué par MS mais c’est un jeux très plaisant.

    • Bonjour Ben B,

      Je vous remercie pour votre réponse. Je suis rassurée de voir que dans certains cas, le switch soit viable. Il paraît en effet cohérent que cela dépende de chacun et de l’addition des désirs dans le couple, de telle sorte que cela puisse fonctionner pour certains et pas pour d’autres.

      S’il était question d’une évolution mutuelle, je pense que cela ne poserait pas de problème, mais qu’en est-il si l’un évolue là où l’autre aurait voulu rester au cadre précédent ? Je craignais justement un déséquilibre entre mon compagnon et moi. Petit à petit, il s’avère de plus en plus soumis et je me retrouve en position de dominante. Que se passera-t-il s’il en demande toujours ‘plus’ et que je ne puisse pas satisfaire entièrement sa volonté ?

      En tout cas, le cadre que vous énoncez est en concordance avec celui vers lequel on se dirige, après maintes discussions. Des périodes programmées, comme des périodes plus impromptues selon l’humeur du moment, mais toujours définies par un début et une fin. Pour le moment. Je suis déjà plus souvent dominante lors de ces périodes que l’inverse, et je ne pense pas que cela va s’arranger avec le temps. Pourtant, même si je suis un peu récalcitrante en soumise, ce sont des moments auxquels je tiens. Je ne voudrais pas non plus que mon compagnon se ‘force’ à jouer le dominant de temps en temps juste parce que je me la joue ‘souminatrice’.

      De ce fait, même s’il est possible que certains parviennent à switcher, je ne sais pas si sur le long terme, nous allons parvenir à maintenir cette dynamique.

  3. Verlie,
    On ne peut pas tout planifier à l’avance et cette avancée vers l’inconnu a aussi son charme.
    Mon expérience me montre que les choses vont crescendo. La courbe va toutefois s’aplatir sur le long terme : par manque d’idées, par manque de possibilités, pour d’autres contraintes de la vie (santé par exemple).
    Votre inquiétude est clairement de ne pas toujours être dominatrice. C’est effectivement un risque et les deux partenaires doivent pourvoir s’accorder sur ces échanges. Ce n’est qu’en le vivant que vous le saurez. Toutefois, même sans se forcer affreusement, chacun peut faire un effort. C’est bien ça la vie de couple ! L’essentiel est alors de pouvoir communiquer, d’en parler entre vous. Chacun doit savoir ce qui plait à l’autre. L’implicite n’est jamais la bonne formule. Vous pourriez par exemple convenir d’une discussion le premier WE de chaque mois, avec quelques questions obligées. Cet échange vous permettrait d’exprimer vos désirs et de recevoir les siens. Et chacun tentera de rejoindre l’autre dans ses attentes.
    Ceci toutefois n’exclut pas de dépasser les limites demandées par l’autre. Car la grande excitation de la domination est justement le dépassement des limites (dépassement imposé par le dominant). Il y faut du doigté pour savoir jusqu’où aller sans aller trop loin. C’est selon le caractère et l’histoire de chacun. Il existe le système de mot bouclier (mot à prononcer pour arrêter le processus). Mais cela n’est praticable qu’au début. La discussion mensuelle assurant le partage des sentiments me paraît une meilleure solution (dans une situation de switch).
    La vie sans risque est insipide. Aussi je vous invite à vous lancer et à faire des corrections de cap au fur et à mesure de l’avancée de vos relations. Je crois qu’il y a tout à y gagner et pas grand chose à perdre.

  4. Bonjour,

    Ah, vous avez raison Ben B, j’ai probablement un peu trop tendance à vouloir tout planifier à l’avance, pour contrôler la situation. Au final, je me bloque beaucoup en essayant de tout maîtriser, avec la crainte de voir les choses déraper ou que nous nous retrouvions avec des ‘désirs’ sexuels incompatibles. Pourtant, la meilleure ‘solution’ est de voir et laisser venir – d’expérimenter et de communiquer.

    Pour ce qui est de la communication, je ne m’inquiète pas. Je sais que nous discutons très aisément, et avant de franchir certaines étapes – ou après justement – j’ai tendance à amener un ‘temps de parole’ où nous échangeons nos impressions. Au début, cela me paraît clairement indispensable. Avec le temps, je suppose que cette nécessité sera amenuisée pour se faire plus ponctuellement – mensuellement ou au gré des besoins. En tout cas, c’est précisément parce que nous essayons mutuellement de rejoindre les attentes de l’autre, avec un flou sur mes propres attentes que nous avons eu l’impression de nous retrouver un peu bloqués.

    Nous avons passé une journée complète en D/s, la durée la plus longue faite jusqu’à présent, suivie d’une autre journée où nous avons alterné les rôles. Ce fut… instructif.

    En tant que soumise, mon compagnon trouve que je fais une ‘mauvaise soumise’. J’ai craqué à un moment donné. À mes yeux, il n’a justement pas réussi à savoir jusqu’où aller sans me pousser à bout, il a tenté de dépasser certaines limites un peu trop rapidement. De plus, je n’ai pas pu m’empêcher de trouver le ‘cadre’ imposé un peu flou, sujet à son humeur du moment, et j’avoue que cela m’a un peu agacée intérieurement – ce qui s’est manifestement ressenti. Cette impression parfois d’injustice m’a rendue très mal à l’aise. Je l’ai un peu soupçonné de s’être comporté ainsi uniquement pour me faire dire que je n’étais pas soumise et aller dans son sens – cela pourrait tout à fait être son genre. Mais je ferais preuve de mauvaise foi moi aussi. Je pense pouvoir dire que je ne peux pas être soumise en dehors d’un cadre strictement et ‘directement’ sexuel – dès que l’on passe au niveau domestique, je bloque. Je suis toujours excitée à l’idée d’être soumise, mais cela reste circonscrit uniquement au lit.

    La journée passée en tant que dominante fut bien différente. J’ai senti la pression, je m’étais organisée un peu préalablement pour ne pas être prise au dépourvue, pour préparer certaines demandes, certaines paroles et que je sache quels étaient mes objectifs de la journée, jusqu’où je comptais l’amener. Cette responsabilisé m’a un peu stressée, je craignais de ne pas être à la hauteur, mais cela s’est très bien déroulé. Parfois un peu de gêne, mais rien à voir avec le malaise ambiant de la journée où j’étais soumise.
    Cela a également confirmé à mon compagnon que c’était ce qu’il voulait.

    De ce fait, je ne sais pas si notre ‘switchitude’ va pouvoir tenir longtemps. Je suis clairement la dominante du couple, la situation inverse paraît non-naturelle pour nous – ou en tout cas, de plus en plus forcée, factice et inconfortable. Notre couple fonctionne déjà depuis le début avec moi qui prend les initiatives, les rênes au niveau sexuel et cela se passe très bien ainsi, même si j’ai parfois envie qu’il parvienne à renverser la situation.

    Je ne sais pas ce qu’il en est pour mes versants de soumise, s’il parviendrait de temps en temps à ‘décompenser’ pour me ‘remettre à ma place’ comme il le dit. Nous pensions partir sur l’idée de périodes ‘neutres’, de moments où je serais dominante et où lui serait dominant. Mais au final, cela sera plutôt des périodes où je serais dominante, de façon ‘active’, probablement encadré par des moments où je serais dominante de façon moins active et plus souple, et des périodes ‘neutres’ où il aurait la possibilité de me dominer ponctuellement – s’il y parvient… !

    J’ai accepté que nous achetions une cage de chasteté pour mon compagnon – elle est commandée. Je n’envisage pas de faire durer cette chasteté forcée – seulement pour les périodes ‘dominantes’, mais c’est mon avis ‘pour l’instant’. Hors cage, je lui demande déjà de toute façon de ne pas se soulager sans ma présence, de ne pas se toucher. La dynamique se forge, mais si la domination me plaît… Je reste mesurée. J’espère que cela me conviendra. À la fois excitée et ‘apaisée’ de trouver un chemin qui se dessine plus clairement, mais avec encore une dose d’appréhension. Peur des ‘risques’, en effet… Pourtant, il faut me lancer !

    Oh, et une dernière chose, pour Ben B : qu’entendez-vous par le fait que le mot de sécurité ne soit praticable qu’au début ? Pourquoi ne pourrait-il fonctionner dans la durée ? (Même si de toute façon, ce mot n’est requis qu’en cas d’extrémité, à priori, le dominant doit faire en sorte que le soumis ne soit pas en situation où il aurait besoin de le dire.)

  5. Bonsoir Verlie,

    Je confirme que switcher n’est pas simple… Surtout suivant les aspirations.
    Certaines demandent un certain temps de pratique continue pour que les effets soient ressentis alors que d’autres se satisfont d’un caractère ponctuels. C’est le cas entre-autre des effets de la chasteté sur l’homme qui ne commencent à laisser deviner leur potentiel qu’après une dizaine de jours. C’est également le cas si on veut travailler sur les attitudes et les comportements du soumis(e).
    Ma Dame et moi switchons depuis le début de l’année. Au début nous alternions chaque semaine. Nous nous sommes de suite aperçu que cela faisait changer trop rapidement (pour nous) et que nous n’avions pas le temps d’apprécier les différentes prises de rôles. Nous avons donc convenu de passer à un mode de fonctionnement mensuel et c’est alors que la question de l’engagement est apparu. Comment s’engager de manière conséquente sur un mois ?
    L’intérêt que je vois dans se mode de vie est de ne pas s’endormir et végéter au sein du couple, mais d’évoluer en permanence et de développer dans le même esprit l’écoute et l’attention. Autrement sortir de sa zone de confort, pour le plaisir de l’autre et du sien aussi 😉 et faire grandir le couple en se donnant corps et âme. Y a-til plus beau don que celui-ci ? Existe t-il une plus belle preuve de confiance que celle-ci ?

    Dans cet esprit d’engagement fort, j’ai donc proposé à ma Femme d’étendre nos période sur 6 mois afin que nous nous engagions mutuellement de manière plus forte. Cela n’empêche pas, à titre exceptionnel de switcher le temps d’une séance si le besoin est là. Je pense de toute manière que les règles sont là pour être adaptées en permanence. Elles sont pour moi un fil conducteur autour duquel il faut naviguer (j’entends déjà quelques grincements de dents). À chacun de définir sa lattitude. Bref, ceci est un autre débat.
    Ceci pour vous dire qu’après le peu de recul que j’ai, la période de 6mois que nous avons fixée me paraît la plus adéquate pour nous car elle est synonyme de construction, de profondeur et d’engagement.

    Bien à vous,
    Psykhé

  6. Bonjour Verlie

    J’ai lu tes textes avec attention, et on dirait que tu te sens anormale et coupable de ne pas vouloir dominer ton mari en permanence, et que tu essaie de te forcer a aimer la domination. La domination dans un couple n’est pas une obligation, et encore moins la domination en permanence. Moi, je pense que tu n’aime pas vraiment la domination, et que tu essaie plus de faire plaisir a ton copain que d’autres choses. Je pense que ce que tu aimerais vraiment au fond de ton cœur, c’est une vie normale avec ton copain.

    BL

  7. Bonjour Verlie

    Il y a un petit quelque chose d’excitant dans les jeux de domination et de soumission qui fait que malgré tout les doutes et les peurs que l’on peut avoir, on ne peut s’empecher de s’enfoncer de plus en plus avec le temps dans la domination et la soumission, jusqu’au jour ou l’on ne peut plus revenir en arriere.

    Bien sur que j’aime la domination et la soumission, mais il y a un prix a payer, tant pour la dominante que le dominer. Ainsi, avec le temps, on s’enferme dans des roles desquels on ne peut plus sortir, avec tous les avantages et les désavantages que cela peut avoir. La dominante doit veiller tout le temps a tenir son role de dominante, et le soumis doit veiller tout le temps a tenir son role de soumis. D’une certaine manière on se forge petit a petit une prison de laquelle on ne peut plus sortir.

    Comment savoir si on fait le bon choix. Faudrait peut etre se poser la question si on sera plus heureux comme ca, tant pour la dominante que pour le dominer. Et la question, c’est avant de ne plus pouvoir revenir en arriere qu’il faut se la poser.

    BL

  8. Bonjour Verlie

    Je m’excuse de laisser un troisieme commentaire, mais ta facon de décrire ton cheminement dans la domination avec toute la lucidité dont tu fait preuve dans ton questionnement malgré ton inexpérience m’ont vraiment impressionné.

    Tu te pose beaucoup de questions, et dans le fond ce que tu essaie d’évaluer c’est si tu aime assez la domination au point de tourner la page sur ta vie passé, et commencer une nouvelle vie ou ton copain serait totalement a ton service.

    Ton cheminement personnel est tres bon, sauf que je trouve que tu ne te pose pas beaucoup de questions a savoir si c’est vraiment ce que veut ton copain, que d’etre soumis pour le restant de sa vie, et de tourner lui aussi totalement la page sur votre vie passé.

    Moi, je suis tout a fait d’accord avec la domination, mais si cela se fait en toute connaissance de cause.

    BL

    • BL, on ne tutoie pas les femmes dominantes sur ce site (rappel).

      • Bonjour Marie Séverine, bonjour Verlie

        Peut etre que cela va paraitre insensé a plusieurs inconditionnel de la domination féminine, mais moi et ma copine, on s’est entendu sur le fait de ne pas utiliser le vouvoiement et le oui maitresse, sauf a certaines occasions quelle détermine pour mettre parfois du piquant, et montrer parfois quelle a le plein contrôle. Il faut dire que mon amie n’aime pas beaucoup le vouvoiement et le oui maitresse, elle trouve que cela crée une drole d’atmosphere, ou elle ne se sent plus vraiment en couple, mais seulement avec un esclave. Mon amie aime la domination, mais elle aime aussi sentir que je suis toujours son copain comme au tout début de notre relation, et non seulement un esclave.

        Comme l’exprime si bien Verlie, et je pense qu’elle reflete l’opinion et la crainte de beaucoup de femmes, sinon la majorité, elle ne veut pas d’un homme entièrement docile et qui acquiesce a toutes ses paroles, et obéit aux moindres de ses désirs. En ce sens, le vouvoiement me semble trop gynarchique, et ne fait des hommes que des esclaves trop dociles, ce qui ne me parait pas vraiment tres agréable sur une longue période, et a long terme.

        Alors, je me demande pourquoi on ne laisserait pas le vouvoiement volontaire sur ce site. Le but de ce site est-il de promouvoir une domination féminine plaisante dans le couple et dans la société, ou de batir une société basé sur la gynarchie.

        Ceci dit, merci de tolérer mes commentaires. Je sais qu’il ne correspondent pas tout a fait a l’idée que se fait ce site de la domination féminine, mais c’est sans aucunes malices, ni aucunes mauvaises intentions.

        P.S. J’ai trouvé Verlie tres passionnante a lire. Elle exprime d’une manière agréable toutes les inquiétudes que l’on peut avoir comme débutante face a la domination, et combien il n’est pas facile de savoir ce que l’on veut vraiment. Peu importe le chemin que toi et ton copain aller prendre au fil du temps et de vos expérimentations, l’important c’est que vous soyez heureux tous les deux dans l’orientation que vous allez donner a votre couple.

        BL

  9. Bonjour Verlie,

    J’ai vécu une histoire formidable avec une compagne de jeux, qui n’était pas ma femme.
    Je vais tenté de faire assez court car j’aurais tant à raconter à notre sujet.

    Tout au début, j’ai pris contact avec cette femme car elle cherchait de l’aide pour continuer à dominer un soumis qui lui en demandait toujours plus. Au delà de ses limites à elle. Et d’échanges par mail en discussions par téléphone, elle a admis qu’elle ne pourrait jamais répondre aux attentes de son soumis. Et connaissant mon envie de goûter à la soumission, elle m’a proposé de devenir ma Domina. Et grace à elle, j’ai concrétisé en réel mes fantasmes.
    Très rapidement l’alchimie a pris entre nous deux et ce fût une harmonie totale entre sa façon de dominer et mes envies de soumission. Sans même avoir de rapports sexuels (pénétration) entre nous lors de nos premiers rendez vous.
    Ces rendez vous s’effectuaient tous les 3 à 4 semaines sur environ une vingtaine d’heures durant un week end. Et sur cette période, nous réussions à jouer 3 à 4 moments de jeux qui pouvaient durer 1h30. La centaine de kilomètres qui nous séparait ne me permettait pas de lui accorder plus de temps.

    Mais entre ces week end ensemble, nous échangions beaucoup. Sur ce que nous avions envie de faire, de ne pas faire, de tenter mais peut être plus tard, sur des pratiques vu ailleurs en réel ou sur des sites internet. Et pour en revenir à votre couple, c’est le point fort qu’il faut garder entre vous 2, entre le dominant et le dominé. Il faut discuter, échanger, proposer, accepter ou refuser, ou encore différer, sur toutes les pratiques que le couple peut envisager.
    Pendant les moments de jeux, ma Domina venait près de moi, sa bouche aux bords de mon oreille, pour me demander d’une voie douce si j’allais bien, si j’acceptais qu’elle continue, si elle pouvait forcer un peu. Ces paroles étaient souvent accompagnées de caresses réconfortantes. Rarement, je lui ai dit de stopper. Elle savait ressentir mes limites. Si je ne les avais pas encore atteintes. Si elles étaient atteintes. Et si j’étaient en mesures de les dépasser.
    Nous avions même presque toujours un « débriefing » à chaud d’une séance de jeux pour exprimer l’un et l’autre ce que nous avions apprécié un peu, beaucoup, passionnément, ou pas. Mais aussi sur ce qu’elle n’avait pas osé faire ou aller plus loin, plus fort. Et inversement, je lui disais comment j’aurais apprécié qu’elle pousse plus loin sur telle pratique ou comment j’étais presque à ma limite sur telle autre. Je vous invite à continuer d’échanger sur vos attentes, vos envies, vos limites, vos vues respectives sur un progression possible de vos jeux. Ce sont les votres et c’est à vous de les bâtir comme vous l’entendez.
    Et étrangement, nos discussions nous avaient amener à parler de limites que nous avons passé outre une fois lancés dans le jeux.

    Mais la chose la plus impressionnante fût notre échange de rôles. Dès le début, avant même de la rencontrer, je lui avais demandé si elle n’avait pas envie d’être soumise. J’ai toujours eu un goût également pour la domination. Et donc, j’avais lancé cette question, un peu par test ou boutade. Sa réponse avait été catégorique et sans appel. Elle était dominante et jamais elle n’accepterait d’être soumise. Et puis, au bout de quelques mois, elle m’a fait la demande de la dominer. J’en fus doublement surpris. D’abord par son refus formel initial mais surtout, elle m’avait révélé qu’elle avait quitté son 1er mari parce qu’il la battait. J’ai beaucoup hésité à la dominer vu cette particularité. Mais elle me faisait une totale confiance. Elle savait que je n’avais pas le coté noir de l’âme d’un homme qui bat une femme. Elle connaissait mon grand de respect pour les femmes en général dans ma vie quotidienne. Je fût honoré de cette confiance qu’elle m’accordait. Et j’ai donc commencé à la dominer. Non sans craintes et appréhensions, lors de la première séance. Mais cela c’est très bien passé et nous avons donc pu poursuivre sur cette voie.

    Ensuite, nous avons switché au gré de nos envies, nos humeurs prévues ou impromptues. Avec un mot, une phrase, un regard, une intonation de la voie, l’un ou l’autre prenions le rôle de dominant. Parfois pour une séance, alternant à la suivante quelques heures après ou alors restant dominant tout le temps du week end. Cette échange de rôle nous a amené sur des chemins formidables que nous n’avions pas envisagés ni l’un ni l’autre. Imaginez ce que l’on ressent quand votre Domina vous pose votre collier sur le quai de la gare à mon arrivée dans sa ville. Il fut retiré le lendemain au même endroit. Qu’importe le public environnant, les regards échangés sont plus forts que tout.

    La vie nous a mis à distance et nous n’avons pas pu vivre tout ce que nous avions envisagé. Car jouer en switch peut ouvrir des possibilités encore plus importantes que dans des rôles uniques et figés.
    En acceptant de faire rentrer des tierces personnes dans le couples, il est possible de multiplier les situations. Ainsi de jouer tous les 2 en dominants avec un soumis ou une soumise. Ou l’inverse, en étant tous les 2 soumis en même temps à une Domina ou un couple. Etc…

    Alors, Verlie, continuez à discuter dans votre couple pour savoir quels chemins prendre et comment les prendre. Et rester ouvert sur toutes les possibilités qui vous sont offertes. Ce qui est une limite infranchissable aujourd’hui, n’en sera peut être pas une plus tard. Vous pouvez explorer les pratiques, les tenues, des scénarios, des mises en scène, seuls ou avec d’autres, uniquement chez vous ou dehors, même dans la vie quotidienne. Seule votre imagination peut limiter vos possibilités

    Si vous souhaitez en discuter en particulier avec moi, vous pouvez m’écrire sur ma boîte mail : hdomsoum@live.fr

    Très cordialement
    Gilles

    PS : si une femme proche de Grenoble cherche un compagnon de jeux, je suis disponible. Et sur le point de ne plus être marié. Me contacter sur mon mail ci-dessus.

  10. Comment puis je vous ecrire en direct Marie Severine?

    Je suis dans une situation tres penible et jaimerais ouvrir mon coeur a vous

    Pierre

  11. Bonjour Verlie,

    Merci pour votre témoignage extrêmement intéressant dans lequel de nombreux couples se reconnaitront.

    Les messages précédents sont assez optimistes sur le switch mais il faut aussi vous préparez à l’éventualité que cela ne fonctionne pas. Je pense que certaines personnes sont capables de switcher mais je pense aussi que d’autres n’y arriveront jamais parce qu’ils sont profondément soumis et qu’il ne pourront jamais « jouer » le rôle de dominant. C’est mon cas, je suis soumis à ma femme qui au début de notre relation D/s m’avait demandé à une ou deux reprises d’endosser ce rôle de dominant pour assouvir son fantasme d’être dominer par un homme. Mais malheureusement cela a été chaque fois un échec car je ne suis pas crédible dans ce rôle et je ne le serai jamais. Je ne peux pas changer ma nature profonde. C’est peut-être aussi le cas pour votre compagnon. Je pense qu’on peut être capable de switcher mais pas avec n’importe qui, question de caractère. Je n’ai malheureusement pas de solution à vous proposez. Certaines femmes dominantes assouvissent leur désir de soumission avec une tierce personne, mais cela implique d’être dans une relation très solide et cela ne saurait convenir au tout début d’une relation.

    Pour tenter de vous aider dans votre réflexion sur la relation que vous souhaiter avoir avec votre compagnon, gardez à l’esprit que c’est vous la dominante et que c’est vous qui faites les règles du jeu. Être dans une relation D/s ne veut pas dire que vous allez fouettez votre compagnon H24 et qu’il sera réduit à l’état de larve. C’est à vous de décider la relation que vous souhaitez avoir avec lui et c’est à vous de l’éduquer tel que vous souhaitez qu’il soit. Vous pouvez très bien organiser votre journée avec des moments vanilles puis des moments D/s quand vous le souhaitez. Exigez de lui qu’il soit l’homme que vous voulez qu’il soit lors de vos moments vanilles. Et si par exemple vous aimez vous affaler dans votre canapé le soir alors profitez-en pour repartir sur un moment D/s et vous faire servir comme une reine ! Maintenez le chaste pendant des périodes de plus en plus longues, vous verrez son comportement changer et cela séduira votre côté dominant. Avec le temps tout deviendra plus facile, plus clair et naturel.

    Bonne continuation.

  12. Bonjour,

    Je suis le compagnon de Verlie, et je viens écrire ici avec son autorisation (et sous son contrôle) pour vous remercier de vos interventions, en nous excusant d’avoir quelque peu tardé à réagir. Je pense qu’elle viendra sûrement poster elle-même en ces lieux, lorsqu’elle trouvera le temps pour répondre avec exhaustivité.

    J’en profite aussi pour vous faire part de notre situation depuis son dernier message. Cette dernière a considérablement évolué, en ce que la nature dominante de ma Maîtresse s’est depuis clairement affirmée, si ce n’est pleinement révélée, au point qu’envisager qu’elle aurait pu être réellement soumise semblerait aujourd’hui assez saugrenu.

    Cette domination s’exprime le plus souvent dans le cadre de séances D/s « classiques » de quelques heures (avec des aménagements sur une période plus étendue en cas de port prolongé de la cage de chasteté durant plusieurs jours), dont elle a pleinement l’initiative, même si je peux suggérer ou qu’elles peuvent être décidées à l’avance afin que nous soyons tous deux « préparés ». Cependant, il y a également des « séances » bien plus pulsionnelles, où elle souhaite littéralement faire de moi son objet, en se comportant comme une vraie tigresse ou amazone (ce que je trouve très excitant, bien que parfois déroutant ou que je n’y étais pas toujours « disposé », mais c’est très bien ainsi).

    L’idée du switch n’est donc plus trop d’actualité, en ce que le rôle de Dominant lui est à présent quasi-exclusif (quelques exceptions seraient peut-être ponctuellement envisageables à ma demande et avec son autorisation). En revanche, je reste régulièrement « à soumettre » plus que soumis d’office, tandis que dans les moments « Vanille », un certain équilibre reste maintenu. Dans la même lignée, elle m’a confié que ses fantasmes et ses rêves commençaient à la mettre en scène en Domina, ce qui n’était pas du tout le cas auparavant.

    Je me demande si c’est exclusivement par rapport à moi, mais il semblerait qu’elle ait en pratique presque toujours été « neutre » ou dominante avec ses autres partenaires (même si elle pouvait être soumise dans son imaginaire), et elle a récemment plaqué puis menotté « en public » certains de nos amis dans l’un de ses élans de domination, ce qui semblait aussi très révélateur…

    Comme vous pourrez le constater, l’évolution s’avère plutôt nette. Si vous avez les moindres conseils ou remarques, ils restent plus que jamais les bienvenus !

  13. L’ivresse de la domination ! Elle doit concerner 90 % des hommes ou femmes, une fois placés (voire encouragés) en position de domination. Ce sont les expériences faites avec des étudiants qui le démontrent. Ce sont aussi les situations extrêmes, de guerre par exemple : Très nombreux sont ceux qui ne résistent pas à dominer quand ils en ont l’impunité ou que le boulevard est ouvert.

  14. Bonjour,

    Merci à tout le monde pour vos interventions, et navrée de cette réponse tardive. J’ai préféré laisser tout ceci un peu de côté durant un temps, pour laisser mûrir les fruits, agir au fil de l’eau le plus naturellement possible, dans la mesure de mes moyens. Le temps est souvent un bon conseiller, en nous permettant de prendre du recul. Je vais reprendre un peu les différents commentaires laissés pour répondre à certains points, malgré le fait qu’ils soient parfois un peu obsolètes.

    → Psykhé : Merci pour ce partage d’expérience. C’est enrichissant. L’idée de switcher est petit à petit en train de disparaître, clairement, de notre côté. Mais effectivement, cette recherche du ‘tempo’ dans le fait de switcher était un point qui alimentait mes questionnements et réflexions. D’instinct, il m’aurait paru difficile de pouvoir alterner avec des périodes de 6 mois, précisément parce qu’on entre là dans une durée qui approfondit véritablement le lien de soumission. S’en détacher et ‘changer’ au bout des 6 mois… Mais si cela vous convient, il va de soi que c’est la meilleure ‘voie’.

    → BL : Beaucoup de termes dans votre premier message me laisse perplexe. Entre « vouloir une vie normale » et « se sentir anormale »… Je ne suis pas sûre de me référer réellement à une norme, ou de me sentir coupable de m’en écarter – ou non. À la limite, et c’est ce qui est une idée intéressante, c’est qu’en effet, je peux vite me sentir coupable de ne pas être à la hauteur de mes attentes ‘idéales’ ou de celles de mes proches – ici, de mon compagnon. Connaissant précisément certains de mes travers, c’est bien pour cela que je ; ou j’ai, plutôt, préféré rester prudente quand à la question de la domination, et qu’il y avait probablement un petit ‘quelque chose’ au fond qui pouvait me déranger ou me déstabiliser, sans parvenir à mettre entièrement le doigt dessus.

    Je rejoins entièrement votre deuxième message : c’est bien parce que je craignais que nous nous enferrions dans une voie où nous ne pourrions plus ressortir si cela s’avérait nécessaire que je me suis clairement posée la question des implications préalablement.

    Concernant le troisième commentaire, mon compagnon s’est vite positionné en tant que ‘soumis’ vis-à-vis de moi, et s’il n’est probablement pas prêt à se soumettre ‘totalement’ de façon quotidienne et à long terme, en ‘permanence’, je ne suis de toute façon très certainement pas prête non plus à envisager la possibilité de le soumettre ainsi. Et, je suis celle de nous deux qui se pose plus de questions à ce propos, il ‘attendait’ juste que je me décide (ou non) à le dominer. Étant sûre de sa ‘position’, les questions que je me posais s’orientaient naturellement vers moi-même, d’une part, et d’autre part, il n’est pas réellement question de commencer une nouvelle vie où il serait ‘totalement’ à mon service.

    Je vous remercie en tout cas pour vos interventions – et oui, l’essentiel est effectivement que mon compagnon et moi-même soyons heureux. D’avancer ensemble, petit à petit.

    → gillesm38 : Merci également pour ce retour d’expérience. Je suis complètement d’accord avec vous : le point primordial est la communication. … Mais parfois, on peut tourner un peu en rond, comme cela a pu être le cas, au vu de mes tiraillements. J’ai aussi opté pour ‘différer’ un peu certaines décisions, tout en essayant la domination, ce qui mine de rien, permet petit à petit de se positionner plus clairement.

    Je connais bien cette idée de ‘débriefing’ après chaque séance. C’est d’ailleurs ce que je fais plus ou moins. Certaines séances peuvent être plus ‘légères’ ou ressemblent à des cap déjà passés, donc je ne reviens pas spécifiquement dessus ensuite. En revanche, dès que j’avance un peu pour certaines pratiques, que je suis particulièrement dure, ou si j’ai un doute, j’encourage toujours mon compagnon à s’exprimer, savoir ce qu’il en a pensé, ce qu’il a aimé, et cetera.

    Je pense que, de manière générale, j’ai un peu trop tendance à douter, à me poser des questions, et de ne pas avoir l’impression de pouvoir trancher sur ce que je veux de façon ‘véritable’. Je reviendrai sur l’idée de faire rentrer une tierce personne.

    → Brice : En effet, le switch ne fonctionne pas toujours… Et on peut probablement être ‘switch’ de manière générale, mais seulement soumis ou dominant vis-à-vis d’une personne spécifique. Je pense que cela représente bien notre situation, à mon compagnon et moi-même. Je me vois très mal assouvir mes élans de soumission auprès d’autres personnes – et je suis d’accord que cela ne convient pas à une relation trop récente.

    Merci beaucoup pour vos conseils très avisés. Votre dernier paragraphe est plein de bon sens et m’a permis de laisser trotter en tête ces conseils pendant que je laissais faire le temps. Et oui, je suppose en effet, qu’avec le temps, tout devient plus clair. (Même si ‘facile’ n’est pas encore tout à fait de la partie.)

  15. Depuis la dernière fois, comme mon compagnon a pu le dire, (Le Chat, ici, donc) pas mal de choses ont décantées, au point que l’idée de switcher en terme de D/s n’est plus réellement à l’ordre du jour.

    J’en profite donc pour répondre aussi à Ben B, concernant cette ‘ivresse de la domination’. Je ne suis pas sûre qu’il s’agisse de cela. En tout cas, je suis perplexe à l’idée que ces études sur l’autorité, la violence, et celles dont je pense auxquelles vous pensez soient représentatives de ce qu’il se passe lors d’un couple. Il y a probablement un peu de ça, mais pas que. Une différence entre un effet ‘social’ et de ‘groupe’ à une sphère ‘privée’.

    Nous avons donc réussi durant un temps à trouver un certain équilibre, où nous explorions le fait que je sois Dominante, avec une organisation où c’était un peu ‘quand je le sentais’, pouvant faire basculer d’un rapport ‘vanille / normal’ à un rapport BDSM. Suite à ce mode de fonctionnement, j’ai au moins deux axes d’interrogation en tête, qui émergent.

    → D’une part, j’ai essayé une cage de chasteté pour mon compagnon. Le modèle est la CB-6000 S, a priori une version qui n’est pas une imitation. Malgré les réglages les plus petits possibles, il parvient tout de même à « s’échapper »… Certes avec difficulté, mais en étant patient, il peut faire glisser son pénis pour le dégager par le haut. La cage reste en place, les testicules sont toujours maintenues par l’anneau. Au repos, son pénis est en effet de petite taille (type pénis de sang). Soit je ne parviens pas à faire des réglages corrects, soit… malgré les réglages les plus petits et un modèle ‘small’, la cage reste encore trop grande pour lui. De quoi faire grincer les dents. Existe-t-il des modèles plus petits encore ? Des astuces ou des conseils à ce propos ? Je ne suis pas particulièrement bricoleuse ou ‘manuelle’, du coup, ‘trafiquer’ la cage est quelque chose qui me paraît ‘difficile’.

    → D’autre part, je m’interroge sur l’idée de faire intervenir des partenaires extérieurs ou de la question de la fidélité de la Dominante par rapport au soumis.

    Durant une soirée où il n’était pas présent – ce qui a très certainement joué – je suis passée à l’acte avec une autre fille. Je n’avais pas ‘l’aval’ de mon compagnon, mais je savais ‘au fond de moi’ que le fait qu’il s’agisse d’une fille rendrait mon écart moins ‘grave’ à ses yeux, et que de par sa soumission, c’était quelque chose qu’il pourrait ‘accepter’. J’ai eu une impression de ‘légitimité’, même si elle n’avait pourtant jamais été explicite. (Nous en avions plaisanté, mais sans envisager sérieusement que cela puisse se produire ainsi.) Une fois au moment présent, dans le ‘feu’ de l’action, j’ai songé que cela ne posait pas de problème – ce n’est qu’après que j’ai réalisé que cette limite n’avait pas été définie ainsi. Si mon compagnon n’avait pas été soumis, c’est quelque chose que je ne me serais pas permise de faire, je n’aurais pas osé, puisque j’aurais eu conscience de ‘dépasser’ une limite infranchissable.

    Après cette soirée, j’ai honte d’avoir agi ainsi – ce n’était pas prémédité, les choses se sont déroulées ‘simplement’. Je ne sais pas si mes ‘excuses’ au moment des faits relèvent vraiment de l’envie de donner un cadre dans ma relation avec mon compagnon où je pourrais avoir des rapports avec d’autres personnes, ou si j’ai pensé ça pour me donner une ‘bonne conscience’ sur le moment.

    J’ai peur que le fait qu’il soit soumis ne soit qu’une excuse pour légitimer un acte, pour m’en donner le ‘droit’, alors qu’il s’agirait juste de ne pas se contrôler à son détriment. Mais d’un autre côté, pensant que je pouvais probablement me le permettre, le fait que je me sois donnée ce droit n’est-il pas ‘normal’, ou caractéristique d’une relation D/s qui est amenée à évoluer ainsi ?

    C’est différent de la recherche de partenaires extérieurs de façon organisée – quelque chose qui m’est assez inconnu, d’ailleurs. Mes rapports se font souvent de façon ‘impromptue’, sous l’impulsion du moment. Dans une relation D/s, voyez-vous une différence entre l’envie spécifique et préméditée du cocufiage délibéré de son compagnon, et la satisfaction d’une envie ou de sa liberté sexuelle (le cocufiage étant ici plus une conséquence que l’intention recherchée ?)

    Mais aussi, l’idée de cette ‘liberté’ qu’il accepte par soumission est quelque chose qui m’excite. Est-ce que si satisfaire mes envies prime sur la volonté de l’humilier signifie que la relation D/s n’est juste qu’une ‘excuse’ ?
    Je me demande si je préfère l’envie de satisfaire des pulsions, parce qu’elle est plus acceptable qu’assumer réellement le fait de vouloir le soumettre à ce point, en ayant des rapports où il n’aurait pas son mot à dire. Je trouve que l’idée de l’humilier ainsi va ‘trop loin’, tout en étant excitée par celle-ci – et donc tiraillée entre deux aspects ‘moral/émotionnel’ et ‘dominante’. Comment conciliez-vous ce côté moral et aimant, avec l’humiliation ou le cocufiage de votre partenaire ?

    Pour sa part, mon compagnon a été très déçu, sans forcément m’en vouloir – ce n’est pas tant l’acte lui-même qui le dérange que le fait que j’ai dépassé le cadre sans qu’il n’y ait eu d’accord explicite préalable quand bien même il reconnaît que son comportement pouvait être ‘incitatif’ (et nos échanges verbaux). Il est excité à l’idée que que je me sois accordé ce ‘droit’ parce qu’il était soumis. Mais d’un autre côté, il aimerait aussi que je reste ‘inaccessible’ aux autres (et presque aussi à lui, dans une certaine mesure… mais c’est encore un point différent.) Il est aussi du coup ‘partagé’ par rapport à ceci – à la fois excité d’être traité en soumis, et de me laisser ‘libre’ à ce niveau mais aussi voulant être mon unique partenaire. Les questions précédentes étant aussi des interrogations qu’il se pose et qui changerait son point de vue.

  16. Chère Verlie,
    Vos interrogations sont légitimes mais trouvent à mon avis rapidement réponse. Si vous vous engagez dans une relation D/s, il est bien évident que c’est le désir de la femme qui prime : c’est elle qui va décider du menu, de la télé, de la sortie du WE, etc. Le mari soumis est à son service, attentif à la satisfaire en tous points et à tout moment.
    Sur le plan théorique, il n’y a pas de limite à la liberté de la femme : juste ses propres envies. Aussi, se culpabiliser ou se poser 36 questions est inutile : la femme a envie, elle fait.
    Peut-elle alors blesser le soumis ? C’est certes possible, mais le soumis va apprendre à tout accepter y compris les désirs de sa femme avec d’autres personnes.
    Bien sûr il vaut mieux que cela soit explicité auparavant. Il vaut mieux aussi de la progressivité dans les actes. Mais si c’est fait, c’est fait. La femme dominante n’a pas à se culpabiliser.
    Votre inquiétude vient du risque de perdre l’amour de votre mari soumis. Ceci n’arrivera pas à mon avis si vous montrez par ailleurs que vous développez une relation avec votre mari en termes de soumission. Ainsi votre mari saura que sa femme pense à lui et qu’elle l’aime. Il sera rassuré. Il pourra rester triste de savoir que vous allez voir d’autres partenaires. Il comprendra toutefois rapidement qu’il n’a pas à décider des activités de sa femme.

  17. BenB je crois que vous rêvez là^^
    Même si ma femme m’en complètement soumise, elle a confiance en moi et sait que je l’aime et le prouve sans aller voir ailleurs. C’est idem dans l’autre sens… L’amour ce n’est pas des mots mais des actes…^^

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